BRADERIE DE LIVRES

BIBLIOTHEQUE à Céder Ayant changé de registre de lecture, il m’est venu l’idée de pouvoir faire bénéficier de mes livres au plus grand nombre et à moindre prix, mais je précise en très très bon état. Il me serait pénible de devoir les jeter pour un gain de place ; j’aime trop les livres, leur matière, leur odeur … ! Si vous êtes intéressés vous-mêmes, vous pouvez toujours m’envoyer un mail… Chaque livre cédé à moindre prix nécessitera par avance l’envoi de son règlement par chèque bancaire. Bonne chance à vous !

01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

TRES SAGE ELOISE de J.Bourin

 

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  • Editeur :  de la Table Ronde
  • Date de parution :  1980
  • Genre : Roman
  •  250  pages  – Livre relié

 

MOT de l’EDITEUR 

 » Héloïse ! Une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps !é On a pu l’appeler  » la femme qui inventa l’amour  » car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui (1100 ou 1101), la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse.
Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportée dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de moeurs qui s’est produite à l’aube de ce XIIe siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance. Autour d’Héloïse revit une époque minutieusement reconstituée et observée à partir des détails les plus familiers, les plus authentiques aussi. « Jeanne Bourin Très sage Héloïse, un livre brûlant, par l’auteur de La Chambre des dames ne nous raconte pas la passion d’Héloïse pour Abélard mais nous la fait réellement vivre avec une intensité prodigieuse. «  

Un mot sur l’auteur :    Jeanne Bourin 

Jeanne Bourin, née Jeanne Mondot le 13 janvier 1922 à Paris et morte le 19 mars 2003 au Mesnil-le-Roi (Yvelines), est un écrivain français célèbre par ses romans historiques, épouse d’André Bourin.

Elle est la mère de trois enfants : François, créateur des éditions qui portent son nom (né le 14 mai 1945), Jérôme (30 décembre 1946) et Agnès (décembre 1952)

Numeriser0031miniJeanne Bourin est la fille de Marcel Mondot, inspecteur de l’enregistrement, et d’Eugénie Laudereau. Elle étudie au lycée Victor-Duruy de Paris. Elle épouse en 1942 le critique littéraire et écrivain André Bourin. Catholique revenue à la foi de son enfance vers 40 ans, elle est admirative pour la société médiévale qu’elle a bien étudiée et qu’elle restitue dans le cadre de ses romans. La Chambre des dames connaît un grand succès et fera l’objet en 1983 d’une adaptation sous forme d’un feuilleton en dix épisodes réalisé par Yannick Andreï.

Sa vision un peu sentimentale et idéalisée du Moyen Âge, assez proche toutefois de celle de Régine Pernoud, lui vaudra des critiques de la part d’universitaires comme le médiéviste Robert Fossier. Elle redécouvre, à la suite de Régine Pernoud, la très grande place accordée aux femmes à cette époque, et surtout du xie au xiiie siècle. En allant ainsi à l’encontre de nombreuses idées préconçues sur le Moyen Âge, elle remettait à l’honneur ces siècles qu’elle qualifiait dans son récit autobiographique Le Sourire de l’Ange de « courtois, lumineux et créateurs » . 

RESUME du livre  :  

Il y avait alors à Paris une jeune fille nommée Héloïse. C’est- grâce à cette petite phrase écrite plus tard par Abêlard qu’entre dans la galerie des amours flamboyantes une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps.

On a pu l’appeler « la femme qui inventa l’amour » car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui, la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse. Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportés dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de mœurs qui s’est produite à l’aube de ce douzième siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance.

Autour d’Héloïse, revit une époque minutieusement reconstituée et observée à partir des détails les lus familiers, les plus authentiques aussi. Modèle de force secrète et de maîtrise de soi, Héloïse est une femme doublement admirable ; en tant qu’amoureuse, d’abord, allant aussi loin qu’on peut aller dans l’oubli de soi, en tant qu’exemple ensuite, exemple de fermeté et de courage, j’allais dire d’héroïsme intime. Sans doute, à la mesure d’un destin d’exception, la seule véritable forme d’héroïsme, celle qui se veut sans tapage, discrète, et connue de l’être seul qui en éprouve à la fois les difficultés et les victoires.

EXTRAIT DU LIVRE : Très sage Héloïse – page 47

N’ayant pas le triomphe modeste, elle aimait d’ailleurs beaucoup avoir raison. Je me souviens que, pendant le repas, elle m’avait plusieurs fois fixée de son oeil de poule, non sans une curiosité où luisait une étincelle de malveillance. Sachant que l’indulgence n’était pas sa qualité dominante, totalement indifférente à son opinion, je n’y avais pas pris garde. Soudain, un peu trop haut perchée, sa voix s’éleva. Nous en étions au blanc-manger. Mon oncle venait de tirer avec gourmandise, du coffre aux épices dont il gardait toujours la clef sur lui, une once de sel indien et une once de cannelle, qu’il mélangeait soigneusement à la chair broyée du chapon et aux amandes pilées de son plat favori.

Prix de vente :     10,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

L’ANNEE DES MEDUSES de Ch. Frank

 

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  • Editeur :  Du Seuil
  • Date de parution :  1984
  • Genre : Roman
  •  248  pages

 

MOT de l’EDITEUR 

Une phrase sèche, précise, de grand reporter : Christopher Franck est un écrivain tout en muscles .. Trente ans après Bonjour tristesse, Franck retrouve la petite musique, d’une juste et provocante simplicité, que Sagan nous apporta. 

Un mot sur l’auteur :    Christopher Frank

Christopher Frank est uécrivainréalisateur de cinémascénariste, dialoguiste français d’origine britannique, né le 5 décembre 1942 à BeaconsfieldAngleterre et mort le 20 novembre 1993 à Paris d’une crise cardiaque.

Christopher FrankChristopher Frank a aussi écrit un livre paru en 1989 aux éditions du Seuil, qui peut être considéré comme une forme d’autobiographie, livre intitulé Je ferai comme si je n’étais pas là par son éditeur.

 

RESUME du livre  :   

Juillet, une plage de Méditerranée ; mer trop bleue, calme et détente. Seulement, il faut se méfier des apparences. Se méfier de Chris, 16 ans. Chris, qui cet été-là, devient plus attirante que sa mère. Les vacanciers, Vic, Peter et Barbara, Raymond, Lassens, Miriam et Dorothée, vont en faire les frais. Touchés, piqués, coulés. Drôle d’été pour les amours. D’autant que c’est une année à méduses. D’où viennent-elles et comment vont-elles s’inscrire dans le jeu du désir que Chris croit mener à sa guise ? L’adolescente connaît son art et ses armes. Son art : la domination ; tous en sont victimes, mère, amant, amie. Ses armes : s’offrir à l’un, à l’autre, ici, tout de suite, car qui la refuserait ? Le danger vient de Romain Kalidès, un chevalier des sables, aventurier immobile des plages, Romain qui l’appelle Salomé. Chris n’aime pas ça. Beau duel en perspective…. 

EXTRAIT DU LIVRE – L’année des Méduses – page 33

Elle le fixa sans répondre. Dans la pénombre, ses yeux verts avaient un éclat dense, envoûtant. Il l’embrassa. Sans réfléchir. Sans la moindre hésitation. Avant même de se poser la moindre question. Une impulsion immédiate et irrésistible à laquelle toute résistance était vaine. Rencontra une bouche si tendre, si douce (« experte », aurait dit Romain) qu’une envie absurde de pleurer lui vint en l’embrassant. Il se détacha enfin, se recula, retrouva les yeux verts, peut-être encore plus mystérieux et troubles que la minute d’avant, et retourna aux lèvres tièdes….

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

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01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

CENT FAMILLE de J.Luc LAHAYE

 

 

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  • Editeur :  Carrière Michel Lafon
  • Date de parution :  1985
  • Genre : Biographies
  • 478   pages avec photos

 

MOT de l’AUTEUR 

 »Ce livre est une page de ma vie, il retire le voile de la honte et du mépris. Il m’a permis de me découvrir. Je me suis offert à la plume, sans aucune retenue, sans aucune pudeur. Je n’ai pas honte d’être un enfant de la DDASS. Pour tous les enfants du monde qui n’ont pas eu de famille, je dis qu’il faut croire à la petite étoile qui brille au-dessus de nous, je dis qu’il faut espérer et combattre. La vie est belle. Donnons-nous simplement la main.  » Jean-Luc Lahaye.

Un mot sur l’auteur :   Jean-Luc LAHAYE

Jean-Luc Lahaye (né Jean-Luc Lahaeye) est un chanteur de variétés français, né 220px-JL-Lahayele 23 décembre 1952 (1958 selon son site officiel1) à Paris 10e. Il atteint ses grands succès de chanteur à partir de1982, et, parallèlement, il devient animateur de télévision en 1986. Au total, il a vendu près de 10 millions de disques. Enfant, Jean-Luc Lahaye est placé à la DDASS où il est inscrit sous le matricule 65 RTP 515. Plus tard, il apprend le métier d’ajusteur à la Snecma. C’est au cours de cette période qu’il commet quelques délits qui lui valent d’être condamné à six mois de prison en 1976 — peine qu’il effectue à Fresnes . Il est aussi, entre autres, chauffeur et garde du corps de Zizi Jeanmaire. Avec son épouse Aurélie, il a deux filles : Margaux (1984) et Gloria (1986). Jean-Luc Lahaye est à l’origine d’une fondation en faveur des enfants déshérités, la Fondation Cent familles. 

Avis en Résumé :  CENT FAMILLE

Il n’a qu’une idée en tête Jean-Luc c’est chanter et l’on découvrira à la fin du livre comme il va y arriver.

Dans le dortoir sous son oreiller ou est caché son transistor il écoute ses idoles de l’époque Polnareff, Jonnhy et Cie, il va se créer son univers à lui n’existant plus que pour cela en oubliant même ses amis, les personnes qui l’ont aidés. Dans ce livre on découvre l’abbé Pierre…. Celui qui s’est aussi dévoués à la cause des enfants en inventant ce genre de « colonie » qu’est « l’arbousier »

J’ai beaucoup aimé ce livre 1èrement parce que mon idole l’a écrit mais surtout pour l’émotion que l’on ressent, j’y ai découvert la vie des enfants en foyers, ces familles dans lesquelles ont les places et qui n’ont qu’en tête l’argent qui tombera à la fin du mois. Mais celles aussi qui se prennent d’affection pour ces enfants et qui remplissent leur mission en offrant le gîte, le couvert et une certaine éducation en devenant des « pseudos » parents à qui au nom d’un sois disant « loi » les assistantes sociales (le sont elles sociale ???) décident un jour de retirer ces enfants pour les placer ailleurs….. Les raisons sont elles celles du Coeur ???

De l’amour, de la haine, du mépris, de la tendresse, le tout sur un ton franc et criant de vérité.

J’ai voulu cent fois lui crier mais non !!!!!! ne fait pas ça !!!! cent fois j’ai imaginé ce qu’un enfant pouvait ressentir lorsque sa mère le laissait là et venait le reprendre tel un objet….

C’est dur éprouvant mais VIVANT parce que c’est lui Jean-Luc qui l’a vécu parce qu’il s’est battu, il en à perdu des batailles….

Adolescent il gagne l’amitié d’un commissaire en lui offrant une « Rolex » provenant d’un casse qu’il avait fait avec ses ptits copains. Plus tard il sera le chauffeur de Roland Petit et Zizie Jeanmaire (mon truc en plumes !!!!) Passant de petits boulots en studio…. Il découvre enfin l’univers de la chanson ….

Faisant sans cesse les allers retours entre les foyers et familles d’accueil de province et le centre de Denfert Rochereau à Paris (siège de la DDASS)

EXTRAIT du Livre – page 355

Tous les jours, vers 5 heures, un satyre vient coller son nez à la vitrine du magasin. Il sort son sexe et se masturbe devant le personnel et les clientes atterrées. Nous avons bien essayé de l’attraper, mais le type détale et se perd dans la foule, la quéquette encor à l’air probablement. Au premier étage, juste au-dessus de la boutique, nous entreposons le stock. Une fenêtre donne sur la rue. Je me suis posté là, avec un énorme seau d’eau, en attendant notre détraqué sexuel. Nicole, avec qui j’ai monté le coup, attend pour jouer les clientes. Ça y est, voilà notre homme. Nicole se déshabille. Il a les yeux qui lui sortent de la tête, les cheveux en bataille t la langue pendante. De bon cœur, je lui balance mon seau sur la tronche. Mais, oh, malheur, j’éclabousse en même temps, la tête d’un passant. Ce ne serait pas trop grave si ce passant était un homme comme tout le monde. Mais voilà, il est procureur de la République et il gesticule et promet à Shalla tous les malheurs de la Terre…

Prix de vente :      10,00  €uros frais de port compris

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31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LE MAUVAIS TEMPS de P.Guimard

 

 

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  • Editeur :  Denoël
  • Date de parution :  1976
  • Genre : Roman
  •  183  pages

 

MOT de l’EDITEUR

 Depuis des années, les miroirs et les objectifs m’imposent l’image d’un monsieur entre deux âges. Il devient encombrant. Nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s’arrête là. Son nom est M. Guimard. Moi, je m’appelle Paul. J’ai découvert l’existence de ce personnage très progressivement. Par exemple, le matin en me rasant, j’apercevais des traits de son visage se superposant au mien. Ce phénomène s’est précisé au fil du temps. Désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie. C’est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! En outre, il n’est pas soigneux. Il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. Il commence même à perdre nos cheveux. 

Un mot sur l’auteur :    Paul Guimard  

Paul Guimard est un écrivain et journaliste français, né le 3 mars 1921 à Saint-Mars-la-Jaille (Loire-Atlantique) et décédé le 2 mai 2004 à Hyères (Var). 

9782070369270En 1962, il fait le tour du monde à bord d’un voilier, en direct duquel il raconte ses impressions pour une émission de radio. C’est aux alentours de l’année 1965 qu’il rencontre François Mitterrand, à la demande de celui-ci.

En 1967, paraît son roman le plus connu, Les Choses de la vie. Le film Les Choses de la vie, réalisé par Claude Sautet en 1969, avec Romy Schneider et Michel Piccoli (avec modification significative de sa fin3), a reçu le prix Louis-Delluc en 1970. Extrait du livre : « Je sais que tu m’aimes et je t’aime aussi mais (ce “mais” est ignoble. Je t’aime sans “mais”, sans “si” et sans “pourquoi”. Je t’aime comme mon pain et mon sel, je t’aime, mon cœur) une certaine légèreté me manque sans laquelle je respire mal ». Mais le hasard absurde reste présent : l’accident n’aurait pas eu lieu si le conducteur était parti trente secondes plus tôt; or il les a perdues quand sa maîtresse l’a rappelé pour lui demander d’être prudent. « Sommes-nous des guignols, et pour amuser qui ? », s’interroge le blessé.

En 1970, il écrit le scénario et les dialogues du feuilleton Les Cousins de la Constance, six épisodes diffusés sur la première chaîne de l’ORTF en 1970 et 1971 (réalisation : Robert Mazoyer).

De 1971 à 1975, il est éditorialiste à l’hebdomadaire L’Express, en même temps que conseiller aux éditions Hachette. Il publie, en 1976, Le Mauvais temps, roman dans lequel on peut relever ces mots : « Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d’angoisse que les ténèbres d’où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière ». Dans cet ouvrage, Guimard décrit aussi, et cela est nouveau chez lui, une prépondérance de la volonté sur le fatalisme, l’indécision et la soumission au hasard.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, il est chargé de mission auprès du président de la République, poste qu’il occupe jusqu’en août 1982. « Mon seul regret est de n’avoir pas obtenu, lors de mon passage à l’Élysée, la création d’une académie de la Mer », dira-t-il plus tard, affirmant que « cette expérience n’a été dans (sa) vie qu’un long accident ». De 1982 à 1986, il est membre de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

Paul Guimard renoue avec la littérature après 1986. En 1988, il publie Giraudoux ? Tiens !…, court essai sur Jean Giraudoux, puis des romans comme Un concours de circonstances(1990), L’Âge de Pierre (1992), Les Premiers venus (1997), où l’on trouve cette phrase : « Nos enfants construisent leur histoire sans se presser, en inventant des moyennes entre l’héritage et le présent ».

En 1993, il a reçu le prix littéraire de la fondation Prince-Pierre-de-Monaco, pour l’ensemble de sa carrière.

Paul Guimard avait épousé, en 1952, la romancière Benoîte Groult dont il a eu une fille, Constance. Tout au long de sa vie, il a eu comme elle deux passions, l’écriture et la mer. 

RESUME du livre  :   

«Depuis des années, les miroirs et les objectifs m’imposent l’image d’un monsieur entre deux âges. Il devient encombrant. Nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s’arrête là. Son nom est M. Guimard. Moi, je m’appelle Paul. J’ai découvert l’existence de ce personnage très progressivement. Par exemple, le matin en me rasant, j’apercevais des traits de son visage se superposant au mien. Ce phénomène s’est précisé au fil du temps. Désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie. C’est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! En outre, il n’est pas soigneux. Il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. Il commence même à perdre nos cheveux.» 

EXTRAIT DU LIVRE : LA MAUVAIS TEMPS – page 63 

Lorsque je vais chez Anne, j’évite de passer par le Quartier latin : c’est loin de Bob. Chacun d’eux pourrait être mon prochain, mon ami, mais aucun ne me voit. Quelques filles lorgnent le coupé Mercedes. Leur regard expertise le conducteur. Certaines, qui ont des difficultés à boucler les fins de mois, accepteraient sans doute de mettre leur sac à bord pour une courte traversée. Etant donné l’âge du capitaine elles savent que la soupe sera bonne et que ces navigations-là ne font pas mal au cœur. Mais, le plus souvent, survient un Bob qui les prend à l’abordage et les emporte sur une méchante Kawasaki.

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

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31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LES FOUS DE BASSAN de A.Hébert

 

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  • Editeur :  du Seuil
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Roman
  •  227  pages

 

MOT de l’EDITEUR

Les Fous de Bassan est un roman d’Anne Hébert publié le 1er novembre 1982 aux éditions du Seuil et ayant reçu la même année le prix Femina.

Un des derniers soirs de l’été 1936 deux jeunes adolescentes disparaissent sur la grève. Dans le village de Griffin Creek, face à la mer et au vent, chacun sait que cette tragédie vient de loin : de l’histoire d’un peuple soumis aux commandements de Dieu.
C’est à Faulkner sans cesse que l’on pense, un Faulkner boréal, dont le bruit et la fureur se cacheraient sous les mots.

Ce roman, dont l’intrigue se déroule à Griffin Creek, un petit village de Gaspésie, fera l’objet d’une adaptation cinématographique quelques années plus tard. Au cours de sa carrière, Anne Hébert remportera de nombreuses récompenses dont le prix Molson et celui du Gouverneur général.

 

Un mot sur l’auteur :    ANNE HEBERT

A-8841-1Anne Hébert est née dans le village de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (alors appelé Sainte-Catherine-de-Fossambault) dans la MRC de La Jacques-Cartier, à 25 km de Québec le 1er août 1916. Elle a vécu son enfance à Québec. Sa famille compte plusieurs écrivains, dont son cousin le poète Saint-Denys Garneau qui influencera son choix de lectures à la fin des années 1930.

Elle publie en 1942 un premier recueil de poèmes, Les Songes en équilibre. Sa deuxième œuvre, publiée en 1950, est le recueil de nouvelles Le Torrent : ce récit âpre et violent donne le ton de ses œuvres romanesques à venir. À ce moment de sa carrière littéraire, Anne Hébert demeure toutefois attachée à la poésie. Un nouveau recueil de poèmes sur lequel elle a travaillé pendant dix ans, Le Tombeau des rois paraît à compte d’auteur en 1953. Peu avant, en janvier de la même année, elle est embauchée comme scriptrice par l’Office national du film. Elle travaille par la suite à Montréal en tant que scénariste jusqu’à l’automne 1954. Pendant les années 1950, elle donne également deux œuvres pour la scène.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Son premier roman, Les Chambres de bois, est publié aux Éditions du Seuil en1958 et elle reçoit en juin 1960 l’honneur d’être élue membre de la Société royale du Canada. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. En 1975 paraît un troisième roman, Les Enfants du sabbat. En 1978, le premier ministre René Lévesque l’invite à occuper le poste de lieutenant-gouverneur du Québec, mais elle décline cette offre.

En 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse, mais c’est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu’elle devient la quatrième Canadienne-française et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. En effet, elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina : seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina ;Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l’ont précédée comme lauréates d’un des grands prix littéraires français. En 1983, un doctorat honoris causalui est remis par l’Université Laval. Il s’ajoute aux précédents : Université de Toronto en 1969, Université de Guelph en 1970, UQAM en 1979 et McGill en 1980.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard. Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal.

En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière.

Le fonds d’archives d’Anne Hébert est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec1.

Elle décède le 22 janvier 2000 à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, à l’âge de 83 ans. 

RESUME du livre   

Le roman présente le meurtre de deux cousines, qui survient dans un petit village fictif du Québec, depuis le point de vue de plusieurs habitants du village à différents moments de l’intrigue ; avant l’été du meurtre, très peu après le meurtre, et plus de 50 ans après le meurtre. 

EXTRAIT DU LIVRE :  LES FOUS DE BASSAN page 45

Impossible de délacer mes chaussures ; M’étendre tout habillé sur mon lit, ramener la couverture tant bien que mal. Le noir dans la chambre pâlit peu à peu, vire au gris. La fenêtre de la lucarne verse dans la chambre du gris de plus en plus pâle et léger. Dehors le soleil traîne derrière les grandes loques des nuages. Un coq, quelque part dans la campagne, s’égosille, en vain appelle le point du jour. Rien ne bouge encore dans le ciel, qu’une vague lueur derrière les nuages épais. On pourrait croire que le jour n’aura pas lieu. Si on ne savait, pas, de source certaine, à force de vivre, que tant que tournera la terre il y a aura des jours succédant aux nuits et des nuits succédant aux jours. Un jour pourtant ce sera la fin du monde ; Les ténèbres accumulées ne livreront plus passage au soleil. L’éclair de l’ange paraîtra à l’horizon. Ses ailes métalliques. Sa longue trompette d’argent. Et l’ange proclamera à grande voix que le temps n’est plus. Et moi Nicolas Jones, pasteur de Griffin Creek, je serai connu comme je suis connu de Dieu.

 Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

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31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LA FETE DES ECOLES de G.Coulonges

 

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  • Editeur :  Presse de la Cité
  • Date de parution :  1994
  • Genre : Roman
  • 271  pages  + annexe de photos

 

MOT de l’EDITEUR 

A la fin du siècle dernier, dans le Rouergue, une jeune institutrice se trouve au coeur des conflits qui accompagnèrent les débuts de l’instruction publique. Un roman savoureux et intense comme Georges Coulonges en a le secret. 

Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Adeline quitte l’Ecole normale de Rodez, heureuse d’être nommée institutrice mais triste de laisser derrière elle son premier amour à peine entrevu : Elie Chabrol. Affectée dans un petit village de l’Aveyron, elle se trouve en butte à l’hostilité des hommes, qui considèrent que désormais les femmes vont  » prendre leur place de chefs de famille  » ; du maire, prêt à faire bâtir une école de garçons mais qui ne voit pas l’utilité d’une école de filles ( » on n’a pas besoin d’instruction pour faire aller son ménage… « ), et à la virulence du curé, fustigeant en chaire les tenants de  » l’école sans Dieu « . Adeline, désorientée, épouse Alphonse, instituteur dans un village voisin, dont elle espère le soutien. C’est alors que le destin lui fait croiser à nouveau le chemin d’Elie Chabrol… Adeline se bat pour ne pas céder à cet amour interdit. La  » fête des écoles  » qu’elle rêvait d’organiser aura-t-elle lieu ?

A la fin de ce livre, un dossier exclusif et illustré sur l’œuvre et l’auteur a été réalisé.

Un mot sur l’auteur :   Georges Coulonges

Georges Coulonges est un écrivain et scénariste français, né le 4 avril 1923 à Lacanau, mort le 12 juin 2003 à Pern.

220px-GCoulongesÉcrivain aux multiples facettes, Georges Coulonges fut d’abord et aussi parolier, notamment pour Jean Ferrat, Nana Mouskouri, Marcel Amont… Issu d’un milieu modeste, Georges Coulonges devient comédien après la Seconde Guerre mondiale, et assez vite, entre comme bruiteur à la radio, avant de devenir producteur d’émissions de variétés radiodiffusées. À la radio et sur scène, il est pendant quatre ans « le receveur Julien », un joyeux employé du tramway. En 1956, il « monte » à Paris pour écrire, notamment des chansons. En 1965, sa chanson Potemkine, qu’interprète Jean Ferrat, est déprogrammée de l’émission Âge tendre et tête de bois. Diverses personnalités s’insurgeront de cette censure de l’ORTF.

RESUME DU LIVRE : Nous sommes à la fin du XIXe siècle. L’homme vient d’inventer la machine à vapeur, le chemin de fer et le courant électrique. Faire découvrir ces sciences aux enfants, participer au progrès, lutter contre la misère et l’obscurantisme, telle est l’ambition d’Adeline Bezian depuis qu’elle a été admise à l’école normale de Rodez. Mais sa tâche va s’avérer plus difficile qu’elle ne l’avait imaginée. Affectée dans un petit village de l’Aveyron, elle se heurte à l’hostilité des paysans qui considèrent que  » pour torcher les gosses et repriser les pantalons de son homme « , une femme n’a point besoin d’instruction. Elle doit aussi subir les attaques de l’Eglise qui n’accepte pas une école sans Dieu. Pour échapper à ce cauchemar, elle accepte un nouveau défi : le mariage, et épouse un jeune instituteur. Trouvera-t-elle enfin auprès de lui le bonheur qui lui a toujours été refusé ? Parviendra-t-elle à organiser la fête des écoles dont elle rêve ?

Extrait du livre  : LA FETE DES ECOLES  page 111

 Elle faisait la classe dans l’allégresse. Elle déjeunait, elle dinait en pensant à Alphonse. Subjuguée. Elle l’avait mal jugé ; ses farces étaient un rempart destiné à cacher une pudeur trop grande, un désir de vie utile, généreuse. Servir est une ambition qu’il vaut mieux ne pas crier sur les toits et l’on ne veut pas endurer la moquerie des butors. Elle bâtissait un romain ; le butor c’était Hector Durieu se moquant de son fils, de sa vocation au minable salaire. On ne peut pas être sérieux quand on ne vous prend pas au sérieux ; Alphonse jouait les farceurs pour ne pas écraser par sa culture ce père sans culture ; La pudeur toujours.

Prix de vente :       10,00  €uros frais de port compris

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31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LE PETIT PERRET de P. PERRET

 

 

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  • Editeur :  EDITIONS JEAN CLAUDE LATTES . CLUB France LOISIRS
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Dictionnaire répertoire
  •   354 pages avec Dessins

 

MOT de l’EDITEUR

354 pages de TEXTE avec 30 DESSINS de AVOINE . MOSE . BLACHON . LAVILLE . NICOULAUD . BARBE . BRETECHER . SABATIER . LOUP . LACROIX . NAPO . SOULAS . BRIDENNE . CABU . GOTLIB . MORDILLO . SERRE . SINE . TREZ ..  » Un savoureux dictionnaire de langue verte ou PIERRE PERRET vous fait découvrir 2400 mots marginaux, crus, violents, imagés .. Chaque terme est suivi d’un exemple désopilant, vigoureux, insolite ou scabreux. Et chaque lettre est illustrée par les plus grands noms du dessin humoristique  » ..

 

Un mot sur l’auteur :   PIERRE PERRET

220px-Pierre_Perret_20101009_Aix-en-Provence_21Pierre Perret, né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin, est un auteur-compositeur-interprète français. Il réside dans la commune de Nangis (Seine-et-Marne).

Auteur jouant sur les mots et la musicalité de la langue française, Pierre Perret ne dénigre pas pour autant l’argot, qu’il emploie à dessein dans de nombreux textes (il a réécrit les fables de La Fontaine). L’interprète dans un style apparemment naïf, voire enfantin, avec candeur et humanisme pose nombre de questions pertinentes qu’il déclame avec un sourire malicieux. Chanteur populaire et auteur reconnu, Pierre Perret s’illustre par un répertoire hétéroclite composé tour à tour de chansons enfantines, comiques, grivoises, légères ou engagées, qui naviguent entre humour et tendresse. En marge de la chanson, il a publié de nombreux ouvrages sur la langue française et plusieurs sur la gastronomie, son autre grande passion. Le ton principal des chansons de Perret est enjoué, typique du music-hall. Certaines appartiennent également à la tradition des chansons paillardes, où l’on parle de la sexualité de façon indirecte et gaie. Le Zizi, par exemple, raconte un cours d’éducation sexuelle à l’école primaire. Cependant, outre ce ton gaillard, il peut écrire des chansons sociales : Lily (anti-raciste), Y’a cinquante gosses dans l’escalier (sur la vie difficile des gens en HLM), Ma nouvelle adresse (sur la vie des travailleurs) ; ou lyriques, comme Blanche. Il a également écrit un certain nombre de chansons engagées, toujours sur un ton guilleret, telles La bête est revenueAu nom de DieuDealer ou encore La mondialisation. Le thème satirique du « Tord boyau », sur les bouges et les gargotes, avait été précédemment mentionné dans « Félicie Aussi » de Fernandel, et l’Hôtel des Trois Canards de Marie Bizet.

Résumé extrait du livre :  

En 1982, paraissait le « dictionnaire » -le petit Perret – illustré par l’exemple-

En voici quelques extraits au hasard de l’ouverture du livre

FRANGINE : 
1) Soeur : Exemple – J’ai sursauté. Quelqu’un hurlait
C’était ta frangin’ qui s’ lavait
Et comme e’ s’ lav’ qu’une fois par an
C’était son jour précisément.

2) Femme : exemple : Je m’étais dit : cette frangine
Nue, au milieu de ma cuisine
F’rait plus d’effet qu’habillée dans une usine

3) Désigne aussi un fille qui tapine :
Exemple : Le chômedu se faisait ressentir dans le quartier. Depuis deux plombes qu’elles tapinaient dans le zef glacial, les frangines avaient pas encore dérouillé…………

PISTACHER LA CRAVATE (se)

Se saouler : Exemple : c’était uniquement parce qu’il osait pas refuser que Gégène le Timbré éclusait des godets tout au long de sa tournée en finissant par se pistacher la cravate

Qui en connait d’autres toujours de Pierre PERRET tirés de son dico ou de ses chansons.

C’était toute une époque……..

Prix de vente :         8,00 €uros frais de port compris

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30 août 2014 ~ 0 Commentaire

LA NUIT DES SALAMANDRES de G.Masterton

 

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  • Editeur :  PRESSES de la Cité
  • Date de parution :  1991
  • Genre : Roman
  •  324  pages

 

MOT de l’EDITEUR 

Si Bob Tuggey avait pensé un seul instant que la jeune femme à la chemise de cow-boy à carreaux qui transportait ce bidon d’essence à travers le parking avait l’intention de se faire brûler vive, il aurait immédiatement laissé tomber sa spatule, franchi le comptoir d’un bond et jailli du restaurant en courant aussi vite que son gabarit de poids mi-lourd le lui permettait.

Grand spécialiste de l’horreur trop facilement allongée d’érotisme, on pourrait traiter Graham Masterton de racoleur. Cependant, ce monsieur revendique ouvertement Lovecraft comme un de ses maîtres à penser et on ne peut que reconnaître que, au sein de sa production certes inégale, on trouve quelques perles fortement teintées de Mythe.

« La nuit des salamandres » en est une et ce roman s’avère être une mine d’inspirations pour Delta Green.

L’histoire tourne autours d’un opéra perdu de Wagner et tous les éléments nécessaires à un bon scénar sont présents : secte new age dirigée par des rescapés du IIIe Reich, sacrifices, courses-poursuites en voiture, shaman indien (personnage de prédilection chez Masterton) et grand rituel final.

Comme toujours dans les romans de Masterton, le personnage principal est un « monsieur-tout-le-monde » qui n’a pas la moindre notion d’occultisme, mais les différents acteurs intervenants dans le déroulement de l’histoire permettent d’imaginer les façons d’introduire des PJs.

Un mot sur l’auteur :    Graham Masterton

 

Graham Masterton, né à Edimbourg en 1946, est l’un des auteurs d’horreur les plus renommés 220px-Graham_Masterton_20080316_Salon_du_livre_1et populaires au monde, privilège qu’il partage avec Stephen King, Dean Koontz et James Herbert. Auteur de plus de 35 romans d’horreur, mais aussi policier, jeunesse… ainsi que de manuels d’érotisme vendus à 3 millions d’exemplaires (il a été rédacteur en chef de Penthouse),  il a commencé sa carrière en 1976 avec Manitou, best-seller immédiat qui fut adapté au cinéma avec Tony Curtis et a connu deux suites et une nouvelle. Après ses débuts dans le journalisme, il se tourne vers la  littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman, Manitou, écrit en seulement une semaine et adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal. Graham Masterton vit aujourd’hui en Irlande, près de Cork, où il continue d’écrire les aventures de Jim Rook, un sympathique mais étrange professeur souvent témoin de phénomènes surnaturels chez ses élèves. Il a également écrit de nombreux manuels sur la sexualité (Comment être un amant parfait ?) : il était originellement éditeur du magazine pour adulte MayFair et de l’édition britannique de Penthouse. 

RESUME du livre  : 

LIoyd Denman apprend que sa fiancée, Celia, vient de s’immoler par le feu. Un suicide incompréhensible, aberrant, qui n’est que le premier d’une longue série. Le lendemain, c’est Marianna, l’une des meilleures amies de Celia, que l’on découvre morte, brûlée vive. Et un autocar dont on retrouve tous les passagers carbonisés, tranquillement assis à leur place. Bientôt, au détour d’une rue, LIoyd croit apercevoir Celia. Hallucination, ou celle-ci serait-elle revenue d’entre les morts ? 

EXTRAIT DU LIVRE

« Elle était toujours assise en tailleur, mais faisait des efforts pour se tenir droite. Son dos était cambré, ses mains crispées sur ses cuisses. Ses yeux étaient fermés avec force ; personne ne possède la volonté nécessaire pour brûler en ayant les yeux ouverts. Ses cheveux blonds avaient déjà noirci : un millier de pointes rougeoyaient comme un balai en train de brûler. Des flammes jaillissaient de son visage. »

Prix de vente :     10,00  €uros frais de port compris

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30 août 2014 ~ 0 Commentaire

LE PAIN DE L’ETRANGER d’H.Troyat

 

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  • Editeur :  Flammarion
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Roman
  •  235  pages  (écrit gros)

 

 

MOT de l’EDITEUR

Depuis la mort de sa femme, Pierre Jouanest s’est farouchement replié su lui-même. Se préférer à tout et à tous est devenu sa règle de vie. Chaque soir, en quittant son cabinet dentaire, à Paris, il retrouve avec un plaisir mélancolique sa propriété de Milly la Forêt, tout imprégnée du souvenir de la disparue. Alors qu’il se croit entièrement requis par le passé, un événement terrible lui révèle la fragilité de son confort et l’inanité de son existence. Soudain, il se découvre ému par la présence, à ses côtés, des enfants de son jardinier, Miguel. Insensiblement, un charme puéril et comme magique l’attache à ces jeunes êtres qui ne lui sont rien. Cette métamorphose prend des proportions telles que, peu à peu, il devient la proie d’une idée fixe. Croyant agir pour le bien de tous, il tisse, avec générosité et entêtement, les liens d’un drame inéluctable.

Ce court roman, sobre et cruel, est un grand roman. Le cadre enchanteur, le bonheur tranquille des personnages y dissimulent longtemps la tragédie qui couve et, au-delà de l’anecdote, c’est tout le problème d e la paternité, vraie et fausse (mais où est la vraie ?) qu’Henri Troyat évoque magistralement jusqu’à ses conséquences les plus démentielles. 

Un mot sur l’auteur :    Henri TROYAT

Henri Troyat, né à Moscou le 1er novembre 1911, est un écrivain français. Mort à : Paris , le 02/03/2007 

images (5)Dans son livre de souvenirs Un si long chemin, paru en 1976, il confirme clairement l’origine arménienne de ses deux parents. Henri Troyat quitte la Russie avec sa famille en 1917 après la Révolution d’octobre. Il fait toutes ses études en France, à Neuilly-sur-Seine. Il obtient ensuite une licence en droit. Il devient rédacteur à la préfecture de la Seine en 1935.

Son premier roman, Faux jour, reçoit le Prix du roman populiste. En 1938, il obtient le Prix Goncourt pour son roman L’Araigne. En 1940, il commence une grande épopée inspirée de ses souvenirs de Russie, Tant que la Terre durera, suivi d’autres suites romanesque et de nombreux romans.

Henri Troyat est un maître dans l’art de créer des personnages attachants… Ici, il s’agit de Pierre Jouanest, cinquante-trois ans, dentiste ; et veuf depuis peu. En fait, depuis son veuvage, Pierre continue d’exercer à Paris et se réfugie quotidiennement dans sa propriété de Milly-la-Forêt, se renfermant peu à peu sur lui-même, dans un isolement que même Maria, la bonne, son mari Miguel, le jardinier et leur deux enfants ne parviennent pas à distraire…
Il faudra un deuxième drame dans la vie de Pierre pour qu’il finisse par remarquer les enfants et s’y attacher immodérément sans pour autant jeter un œil sur leur père qui sombrera peu à peu dans l’alcool… jusqu’au drame final…
Un beau roman d’Henri Troyat, qui outre le fait de nous enchanter par sa prose dite « classique » n’en aborde pas moins un sujet brûlant : celui de la paternité ; génétique… par adoption ?  

 RESUME du livre  :  

Un homme d’âge mur perd sa femme d’une longue maladie, puis c’est son employée de maison qui meure. Elle laisse derrière elle son mari, le jardinier ainsi que ses 2 enfants. L’homme va se rapprocher des 2 enfants mais pas de leur père. Ce livre est une parenthèse de la vie de cet homme qui perd toutes ses attaches et qui essaye de se reconstruire à travers les enfants. J’ai beaucoup aimé.

 EXTRAIT DU LIVRE – Le Pain de l’Etranger – page 105

Longtemps, il tourna en rond, harcelé par l’inquiétude, rongé par l’impatience. Soudain, en repassant devant la fenêtre, il aperçut la lampe baladeuse qui venait de s’allumer, à gauche, au fond du jardin. Miguel avait repris son travail sur le mur. Comme si de rien n’était. Sans doute n’avait-il pas une claire notion du danger que courait son fils. Le cerveau engourdi, il était incapable de prévoir, d’imaginer. Pierre était seul dans la maison, dans le monde, à sa soucier de l’enfant malade. Il lui semblait confusément que, tant qu’l veillerait, les yeux ouverts, Frédéric ne risquerait rien. Quand enfin, recru de fatigue, il se coucha et sombra dans le sommeil, ce fut avec l’impression coupable d’une sentinelle qui s’endort à son poste.

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

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30 août 2014 ~ 0 Commentaire

LA MAISON DU SOMMEIL de J. Coe

 

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  • Editeur :  Gallimard
  • Date de parution :  1997
  • Genre : Roman
  •  425  pages

 

MOT de l’EDITEUR

La Maison du Sommeil est un roman de Jonathan Coe, paru en 1997. Il a reçu le prix Médicis étranger l’année suivante. L’intrigue se déroule en 1984 dans les chapitres impairs et en 1996 dans les chapitres pairs. On y retrouve les mêmes personnages avec douze ans de décalage. Ils se sont tous croisés dans l’impressionnante bâtisse d’Ashdown perchée en haut d’une falaise des côtes anglaises. Au fil des pages, on découvrira peu à peu tout ce qui s’y est tramé autrefois et tout ce qui s’y passe actuellement : des événements plus ou moins étranges où le sommeil et l’identité s’entremêlent dans cet univers à mi-chemin entre les années 1980 et les années 1990.

Au cœur du manoir d’Ashdown, ancienne résidence universitaire reconvertie en clinique spécialisée dans les troubles du sommeil, Jonathan Coe explore, avec une rare maîtrise, ces instants indécidables du passage entre deux âges, deux sexes, entre deux mondes…

 

Un mot sur l’auteur :   Jonathan Coe 

220px-Jonathan_CoeJonathan Coe, né le 19 août 1961 à Birmingham, est un écrivain britannique. Il a étudié à la King Edward’s School à Birmingham et au Trinity College à Cambridge avant d’enseigner à l’Université de Warwick.

Il s’intéresse à la fois à la musique et à la littérature, car il fait partie du groupe de musique The Peer Group, puis des Wanda and the Willy Warmers, un orchestre de cabaret féministe pour lequel il écrit des chansons et joue du piano1.

Il doit sa notoriété à son troisième roman, Testament à l’anglaise. Cette virulente satire de la société britannique des années du thatchérisme a connu un important succès auprès du public et a obtenu le prix du Meilleur livre étranger en 1996.

Coe a également reçu le prix du Meilleur roman de la Writers’ Guild of Great Britain en 1997 et prix Médicis étranger en 1998 pour La Maison du sommeil.

En 2001 et 2004, le diptyque Bienvenue au Club (The Rotters’ Club), suivi par Le Cercle fermé (The Closed Circle), traite des aventures d’un même groupe de personnes pendant leur dernière année de lycée dans le premier roman, puis vingt ans plus tard dans le second. Ces deux romans servent l’auteur dans sa fresque du Royaume-Uni des années 1970 et 1990, pour mieux observer les mutations profondes subies par la société entre ces deux dates, en raison des réformes thatchéristes et blairistes.

Il a été l’un des membres du jury de la Mostra de Venise 1999. 

 

RESUME du livre  :  

Sarah et Grégory habitent dans une maison au bord de la mer, en haut d’une falaise. Grégory doit partir étudier la psychiatrie alors que Sarah reste encore un an dans cette ville. c’est leur dernière soirée avant de se séparer. Ce sera aussi leur dernière soirée avant de rompre. En effet, depuis un moment Sarah n’aime plus être avec Grégory. Attirée par ses goûts intellectuels, elle l’avait apprécié au début de leur relation. Mais très vite, il lui avait paru froid et hautain.

Lorsque Sarah raconte son après-midi à Grégory, ce dernier se trouve dans l’incapacité de comprendre les sentiments de Sarah. Il souhaite une fois de plus se lancer dans leur « jeu », une fois de trop pour Sarah, qui décide de rompre. Mais Grégory la prend de court, et lui annonce qu’il la quitte. Ils passent une dernière nuit ensemble, la dernière. Douze ans plus tard, la résidence est une clinique pour les malades du sommeil. Le directeur de la clinique est le Dr Dudden (Grégory). Le Dr Dudden est heureux car sa clinique tourne bien.

Le couple devient fusionnel. Les deux femmes se montrent très affectueuses l’une envers l’autre, même en public. Elles se voient souvent au café Valladon où se retrouvent les étudiants. Elles y ont un vieux livre fétiche des années 1930 : La Maison du Sommeil, dont elles rient ensemble. Une grande chambre vient de se libérer à la résidence, et Sarah y entre. Il est de plus en plus amoureux de Sarah. Sans savoir ce que le livre représente pour Véronica et elle, il confie à Sarah que s’il a quelque chose à lui dire un jour, il lui laissera un message à la page 173 de La Maison du Sommeil. Il a d’ailleurs commencé à lui écrire un poème, mais il n’en parle à personne. Robert propose à Terry de s’installer dans la chambre vacante. Terry est un étudiant, Il a aussi une autre particularité : il dort quatorze heures par jour, persuadé qu’il n’arrivera jamais à connaître dans la vie des bonheurs physiques et psychologiques aussi forts que dans ses rêves. L’année avance, les quatre jeunes gens vivent maintenant dans la résidence. Terry s’est pris d’une passion pour les films perdus, ceux qui ont été tournés mais dont on n’a pratiquement plus de traces. En particulier, il est pris d’un engouement soudain pour le cinéaste Oreste Salvatore après avoir vu Il Costo de la Pesca. Il a découvert que le réalisateur avait tourné un film nommé Corvée de latrines qui semblait avoir disparu et que très peu de gens avaient vu. Il décide d’en faire son sujet de mémoire et écrit un article sur le thème de l’immontrable qui a des chances de se faire publier dans la prestigieuse revue Photogramme.

Le couple de Sarah et Véronica éclate. Sarah en parle avec Robert. Cette dernière a reçu une lettre et a refusé que Sarah la lise. Robert, intéressé, lui conseille de l’ouvrir en cachette. C’est ce qu’elle fait, mais au lieu de la déclaration d’une rivale qu’elle s’attendait à trouver, elle découvre une offre de poste de courtier auquel Véronica avait postulé en cachette. Sarah est déçue, elle pensait que Véronica allait monter une troupe de théâtre et cette découverte la rend folle de rage. Elle décide de rompre. Robert, lui, a terminé son poème et l’a glissé dans le livre du café Valladon. Dans ce même café attend maintenant Véronica, qui a rendez-vous avec Sarah. Mais Sarah ne vient pas. Après un certain temps, Véronica décide de rentrer. C’est sans doute la dernière fois qu’elle vient au café et elle fait ses adieux au gérant. Il lui propose de garder un souvenir, et elle emporte avec elle leur livre fétiche. Elle rentre et trouve Sarah qui l’attend avec la lettre…

Le docteur Dudden a passé sa journée à une conférence étrange sur le changement, dans laquelle deux animateurs faisaient subir à des médecins chevronnés des exercices ridicules. Le docteur Dudden est très enthousiaste mais les autres beaucoup moins. L’un deux en particulier s’inquiète car il devait assister le jour même à une réunion pour trancher sur la remise en liberté d’un schizophrène qu’il pense dangereux. Ruby est venue à la clinique. Elle avait rencontré Cléo sur la plage et avait reconnu Robert grâce à une cicatrice. Après avoir parlé à Sarah, elle a fait en sorte de se faire examiner une nuit par le docteur Madisson. Elle parle dans son sommeil et lui donne l’adresse de Sarah, lui apprend qu’elle vit seule et qu’elle veut le revoir. Mais Ruby ne dort pas, elle simule. Cependant, seule l’infirmière le sait, car Cléo n’a fait que lire les paroles de Ruby rapportées. Elle a quitté la clinique immédiatement et Terry est avec elle. Elle ne lui a pas avoué qui elle était vraiment, elle a peur de sa réaction.

Terry a passé une véritable nuit de sommeil et a recommencé à rêver. Il se rappelle alors combien c’est agréable et décide de reprendre ses anciennes habitudes et ses longues heures de sommeil. Cléo l’a poussé à rechercher Stephen Webb, qui a participé à des expériences. Il se retrouve dans un quartier mal famé de Londres pour rechercher l’autre personne qui a servi de cobaye. Alors qu’il s’en va de Londres, il se retrouve sur le même quai que le schizophrène libéré dernièrement. Le docteur Dudden est rentré à sa clinique. Il veut maintenant prouver que le sommeil est une maladie et ne plus soigner les gens. Il a décidé d’effectuer les expériences sur lui. …

Prix de vente :      12  €uros frais de port compris

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