BRADERIE DE LIVRES

BIBLIOTHEQUE à Céder Ayant changé de registre de lecture, il m’est venu l’idée de pouvoir faire bénéficier de mes livres au plus grand nombre et à moindre prix, mais je précise en très très bon état. Il me serait pénible de devoir les jeter pour un gain de place ; j’aime trop les livres, leur matière, leur odeur … ! Si vous êtes intéressés vous-mêmes, vous pouvez toujours m’envoyer un mail… Chaque livre cédé à moindre prix nécessitera par avance l’envoi de son règlement par chèque bancaire. Bonne chance à vous !

02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

LE SCHEMA CORPOREL EN SOPHROLOGIE

 

ET SES APPLICATIONS THERAPEUTIQUES – Le corps à témoin

  • le-schema-corporel-en-sophrologie-et-ses-applications-therapeutiques-le-corps-a-temoin-9782738478313_0Editeur :   L’Harmattan
  • Date de parution :  1999
  • Genre : Psycho
  •  206   pages  – broché

 

MOT de l’EDITEUR

Comment ne pas être conscient, à travers un tel ouvrage, de s’attaquer à deux sujets aussi peu et mal connus l’un que l’autre ? La sophrologie d’abord, souvent affectée d’une image floue, voire ésotérique, alors qu’elle est essentiellement une méthode de relaxation  » accompagnée « , créée en relais de l’hypnose et destinée à faire prendre au patient le recul et la prise de conscience qui peuvent lui permettre de reconnaître et de dominer des problèmes existentiels, qui ne sont pas toujours justiciables des thérapies classiques. Le schéma corporel ensuite, considéré comme l’un des  » piliers  » de la sophrologie, et qui ne se définit guère que par la négative: ni le corps physique, ni l’image du corps (Françoise Dolto en témoigne), mais ce  » socle  » que l’on ne voit jamais et qui pourtant supporte notre tonus, nos gestes, notre position dans l’espace et jusqu’à notre sentiment même d’exister. Notre propos va consister, à travers quelques cas exemplaires, à montrer comment l’intégration de ce schéma corporel  » comme réalité vécue  » peut permettre de parvenir à une autonomie si vacillante aujourd’hui, et à travers elle, de maîtriser les peurs qui sont à l’origine du malaise, du simple stress aux phobies les plus spectaculaires, de la dépression à ses déguisements tels que la boulimie et autres dépendances. Tout ce qui est du corps doit repasser par le corps – c’est ce que nous avons voulu exprimer à travers la formule qui signe notre propos – Le corps à témoin.

Un mot sur l’auteur :    Michèle DECLERCK

téléchargement (8)Psychologue exerçant en tant que psychologue clinicienne depuis une trentaine d’années, je m’inspire de mes expériences pour mettre à la disposition du public ce que j’en ai compris :mes centres d’intérêt principaux concernent les troubles du comportement alimentaire, les phobies sociales, les situations de dépendance et les formes actuelles de la dépression, s’agissant de populations spécifiques telles que les « grands ados » ou les milieux de vie. Une 1ère partie de vie dans la communication, suivie d’une reconversion en psychanalyse freudienne et d’une formation en sophrologie. Vice-présidente de la Société Française de Sophrologie et Secrétaire Générale Adjointe de l’Institut de Sophrologie de Paris.

 

RESUME du livre  :  

  • Trois cas qui ont à voir avec le Schéma Corporel en Sophrologie
  • A la recherche d’un schéma introuvable
  • Schéma corporel ou Image du corps
  • Le Schéma Corporel en Sophrologie
  • Et maintenant ? Le devenir du Schéma Corporel dans les tribulations des thérapies
  • Sur l’intérêt thérapeutique du Schéma Corporel avec ou sans la Sophrologie. 

EXTRAIT DU LIVRE : LE SCHEMA CORPOREL EN SOPHROLOGIE – page 143

Une variante consiste à exporter la sensation douloureuse d’un lieu du corps, où elle se révèle insupportable, vers u autre lieu où elle devient plus tolérable. L’expérimentation a été faire chez des malades, porteurs de tumeur cérébrale, où un soulagement a pu être obtenu en déplaçant la sensation douloureuse de la tête, où elle semblait être incontrôlable, vers la main ou toute autre partie du corps, où elle  s’avérait plus acceptable. Egalement chez des sujets atteints de zona, ou de prurit dans des lieux particulièrement sensibles. On voit bien quel est le processus : Il s’agit d’exploiter la labilité du schéma corporel, telle qu’on la perçoit en portant électivement l’attention sur le lieu un corps, comme facteur de lutte contre la douleur….

Prix de vente :     15,00  €uros frais de port compris

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02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

AVENTURE SPIRITUELLE DES SOCIETES INITIATIQUES

 

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  • Editions :  TRAJECTOIRE
  • Date de parution : 2001
  • Genre : Société
  • 492  pages   

 

MOT de l’EDITEUR 

Des origines jusqu’à nos jour…. Un ouvrage de près de 500 pages remarquablement complet et très documenté, véritable encyclopédie sur les sociétés initiatiques. Druides, chrétiens, gnostiques, kabbalistes, pythagoriciens, mystiques grecs, mages égyptiens, alchimistes, cathares, sabéens, templiers, hermétistes, martinistes, rose-croix, théosophes, franc-maçons, etc.

Un mot sur l’auteur :   Jean-Luc CARADEAU 

est l’un des auteurs les plus renommés dans le domaine de l’ésotérisme et des sciences occultes. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il aborde presque tous les sujets en rapport avec le monde occulte et la vie spirituelle, de la radiesthésie aux anges en passant par le magnétisme, la magie, les moyens occultes de maintenir ou rétablir la santé, l’histoire, celle des sociétés initiatiques, de la Franc-Maçonnerie ou de l’ordre du Temple, car la pensée des hommes d’aujourd’hui prend sa source dans celle de ceux qui l’ont précédé. Il est également féru de symbolisme, dont la comppréhension est essentielle pour ceux qui suivent les enseignements d’une société initiatique tout comme pour ceux qui désirent pratiquer la magie, l’alchimie ou les arts divinatoires.

Le site de Jean-Luc Caradeau : http://caradeau.chez-alice.fr

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Il a co-écrit également de nombreux autres ouvrages en collaboration avec Marie Delclos, spécialiste de l’astrologie, du tarot et de la voyance, mais aussi de tout ce qui constitue la Tradition initiatique depuis l’Egypte jusqu’aux templiers, en passant par l’ésotérisme chrétien. 

RESUME DU LIVRE 

La découverte de la sagesse est le bien suprême. Voilà résumé, en quelques mots si simples et si complexes, l’aventure spirituelle de l’humanité. Tous les êtres humains adorent un principe divin. Quant au changement d’état de conscience il s’effectue au travers du mysticisme (voie individuelle) ou de l’initiation (voie collective).

Depuis l’aube des temps il existe des sociétés initiatiques ; mages et prêtres égyptiens, adeptes des mystères grecs, pythagoriciens, kabbalistes, gnostiques, chrétiens des premiers âges, druides, alchimistes, sabéens, cathares, templiers, hospitaliers… Puis surgissent les héritiers du Temple, directs ou indirects ; compagnons, francs-maçons opératifs, puis spéculatifs..

Et de grands mouvements occultistes : Rose Croix, Elus Cohen, martinistes, théosophes .. jusqu’aux dérives sectaires contemporaines.

Une richesse inouïe de contenu révélée dans un ouvrage de près de 500 pages qu’il faut avoir lu pour comprendre la destinée humaine. Ce livre s’adresse à tous ceux qui entreprennent une démarche spirituelle personnelle et va les aider à développer leur esprit critique, une indifférence aux phénomènes de mode, une méfiance vis-à-vis de tout ce qui présente un excès d’autorité.

L’histoire des sociétés initiatiques est pleine d’enseignements ; elle démontre la permanence et la prégnance de l’idée de liberté individuelle sur l’asservissement mental, car les initiés sont d’abord des hommes sans entraves.

EXTRAIT DU LIVRE / AVENTURE SPIRITUELLE DES SOCIETES INIATIQUES

  : page  129

Le 14 septembre 1307 partent de Paris des lettres adressées à tous les baillis et sénéchaux de France. Ces lettres sont closes et leurs destinataires ne doivent les ouvrir que dans la nuit du 12 au 13 octobre. Le 13 Octobre au petit matin, par ordre du Roi, tous les Templiers de France sont arrêtés. C’est au regard du droit médiéval, parfaitement illégal : les Templiers relèvent de la justice papale et non de celle du roi. Philippe le Bel n’a pas plus le droit de faire arrêter les Templiers que le Grand Maître du Temple n’en aurait eu de faire arrêter le roi de France. Pour éviter la réprobation générale, il est urgent d’obtenir des aveux. Les bourreaux vont s’en charger immédiatement. Sous la torture, les Templiers avouent ; ils avouent tout ce que l’on veut leur faire avouer….

Prix de vente :     20,00  €uros frais de port compris

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02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

FOLLE MOI…. ? de MC d’WELLES

 

 

  • 61UALGThRGL._SL500_SY344_BO1,204,203,200_Editeur :  Hors Commerce
  • Date de parution : 1989
  • Genre : Histoire Vraie
  • 358  pages  - Livre Broché

 

MOT de l’EDITEUR 

« Marie-Christine avait tout pour connaître une enfance normale.Pourtant, elle avait dix ans quand commença le cauchemer. A cause d’un engrenage effrayant de situations, à cause d’un grand père despotique, à cause, surtout, de psychiatres prêts à interner, dans leur clinique privée, des enfants parfaitement sains, pourvu que la famille paie, Marie-christine a passé une bonne partie de ses jeunes années chez les fous.Internements abusifs, scandaleux, qui auraient pu la faire sombrer dans la folie… ».
Marie-Christine raconte une histoire, son histoire, témoignage bouleversant qui devrait empêcher d’autres tragédies similaires, et redonner courage à ceux qui, à quelque niveau que ce soit, souffrent du regard des autres.

Un mot sur l’auteur :   Native de Bordeaux, l’écrivain Marie-Christine d’Welles est la fondatrice d’Enfance sans drogue, association de mères de famille misant sur la prévention pour « enrayer » le fléau.

téléchargement (6)Elle est l’auteur d’un roman, Lucia, l’enfant d’ailleurs et de plusieurs documents : Et si on parlait du haschich, alors c’est quoi la drogue ? Et si le bonheur était en nous. Le séquestré de Montfavet. Elle lutte contre l’injustice, d’où qu’elle vienne et depuis quelques années, parcourt la France pour informer parents et enfants des véritables effets des drogues qui ont envahi notre société. Elle a fondé, il y a plusieurs années, une association : Action des mères pour une enfance sans drogue.

« Sud Ouest Dimanche ». Pourquoi le cannabis est-il plus dangereux que le tabac ?

M.-C. d’Welles. Le tabac, qui est très nocif par ailleurs, est un poison pour le corps mais pas pour l’esprit. Ce n’est pas une drogue psychotrope : personne n’a jamais tué ou provoqué un accident de voiture sous l’empire du tabac. 

RESUME DU LIVRE  

« Marie-Christine avait tout pour connaître une enfance normale. Pourtant, elle avait dix ans quand commença le cauchemar. A cause d’un engrenage effrayant de situations, à cause d’un grand père despotique, à cause, surtout, de psychiatres prêts à interner, dans leur clinique privée, des enfants parfaitement sains, pourvu que la famille paie, Marie-Christine a passé une bonne partie de ses jeunes années chez les fous. Internements abusifs, scandaleux, qui auraient pu la faire sombrer dans la folie… ».
Marie-Christine raconte une histoire, son histoire, témoignage bouleversant qui devrait empêcher d’autres tragédies similaires, et redonner courage à ceux qui, à quelque niveau que ce soit, souffrent du regard des autres. Une tentative de viol, dans le château familial, lui vaut un nouveau séjour « chez les fous » : elle est mythomane, attaque l’honneur d’un homme marié, dit-on. Que peut une enfant ou une adolescente contre le regard des autres, ceux qui décrètent qu’elle est folle ? Mais Marie-Christine se débat avec l’énergie du désespoir. Elle finit par rencontrer un médecin, révolté, qui l’arrache aux psychiatres – ainsi qu’à sa famille – et permet à l’adolescente qu’elle est de vivre enfin.

EXTRAIT DU LIVRE    : FOLLE MOI…. ?

13 ans :  Je sens une piqure. Des voix lointaines… Une main pousse des médicaments, des drogues dans ma bouche, une autre soutient ma tête lourde, maintenant un verre d’eau que j’avale. Ma bouche est comme engourdie, je sens un filet d’eau s’en échapper sur le côté.

Combien de temps écoulé lorsque, une fois de plus, l’écho me sort de ma léthargie. Une voix exaspérée ordonne :

 ‘’ Il faut vous asseoir ! ‘’

Je voudrais dire que j’ai sommeil, plus que cela, je suis assommée, je ne dis rien, sa voix qui m’effraie et moi qui existe si peu.

Combien de jours, de semaines, de mois m’ont-ils forcée à vivre ainsi? Eux seuls le savent. Tout le monde s’en fout. Le temps a avancé, ils ont arrêté leur horrible sommeil.

Prix de vente :     10,00  €uros frais de port compris

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02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

MARTIENS GO HOME ! de F.BROWN

 

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  • Editeur :  Denoël
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Science-fiction
  •  188  pages

 

MOT de l’EDITEUR

 

Voici un petit roman de SF parodique qui connaît la bonne fortune, depuis sa première parution en français en 1957, d’être souvent réédité, aux côtés d’éternels chefs d’oeuvre ( ?) comme Dune ou Le Seigneur des Anneaux. Rares, pourtant, sont ces romans que le temps n’oublie pas au milieu des nouveaux ouvrages des littératures de l’Imaginaire, et plus rares encore, ceux de SF humoristique. Celui-ci doit son immortalité au fait qu’il est de ces romans (encore plus rares) qui, d’une manière ou d’une autre, s’actualisent ou restent actuels.

     L’histoire, c’est l’invasion de la terre par les extraterrestres. On en connaît des tas. Trop. Et Fredric Brown fut de ceux qui ont vu à quel point ce thème se prêtait à la parodie. À son époque déjà, des créatures aussi immondes que cruelles envahissaient les écrans et les librairies. Ces histoires se sont toujours vendues, car elles font appel à la peur de l’Etranger et au goût du public pour les sensations fortes. Pour tourner le sujet en ridicule, Brown s’appuie sur le fait que la SF « avait toujours évité le plus banal des clichés… (…) Les Martiens étaient vraiment des petits hommes verts » !

     Son invasion atypique, non contente de tourner nos émotions en dérision, nous présente ses Martiens en petits gnomes rigolards et irrespectueux, sans cesse à la recherche de nos défauts, de nos secrets, de nos hontes. Et Brown s’en donne à cœur joie lorsqu’on faisant parler ses agaçants petits personnages, il pulvérise lui-même nos défenses et nos pudeurs, sans jamais se départir de son humour bon enfant.

     Fredric Brown mène son roman sur un rythme soutenu, dans une tradition assez proche de celle de Wul ou Spitz. On ne s’étonnera plus, dès lors, que la France l’ait toujours gardé sur ses étagères. Son expérience du polar lui permet de conclure sur un final parfaitement minuté, dont l’effet est malheureusement gâché par l’épilogue. On pourra regretter que le roman ait un peu vieilli, sur certains aspects géopolitiques ou technologiques, mais le lecteur peut très facilement actualiser la forme de cette histoire aussi loufoque que caustique.

     En bref, Martiens, Go Home ! s’adresse à tous les amateurs de SF qui ne peuvent supporter de voir leur genre favori être livré à de plus en plus nombreux Alien ouIndépendance Day surgis tout droit d’Hollywood

Un mot sur l’auteur :    

téléchargement (5)Fredric Brown, né le 29 octobre 1906 à Cincinnati en Ohio et mort le 11 mars 1972 à Tucson en Arizona, est un écrivain américain de science-fiction célèbre pour ses nouvelles au parfum humoristique. Il a également publié des romans policiers ou de science-fiction, souvent dans un registre burlesque, comme dans Martiens, Go Home !

RESUME : Un jour qu’il rêve d’écrire une histoire de Martiens, un écrivain américain est confronté avec un petit homme vert, goguenard, insolent et hâbleur.

Des millions de ses semblables ont envahi la Terre. En révélant partout la vérité, ces invincibles visiteurs de l’espace rendent la vie impossible à tout le monde.

Mais comment s’en débarrasser ?

« Salut Toto ! Salut Chouquette ! », voilà les mots prononcés lors de la première rencontre entre un martien et un homme. L’étonnement et l’émerveillement vont être cependant de courte durée. En effet, les petits hommes verts ne sont pas du tout comme nous avions pu les imaginer jusqu’à présent. Malpolis, prétentieux, indécents, curieux à l’extrême, ils sont tout simplement insupportables. Ils prennent, de plus, un malin plaisir à révéler les secrets les mieux gardés. Grâce au « couimage », ils sont insaisissables et se déplacent instantanément où ils veulent. Seuls les psychiatres et les pharmaciens profitent de leur arrivée. Lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont là, ils répondent : « Qu’est-ce que les gens vont faire dans les zoos sur ta cochonnerie de planète ? »

Que pourra bien faire un auteur de science-fiction en mal d’inspiration, un marabout africain ou un portier de Chicago face à ce fléau impitoyable.

Brown, qui excelle dans l’art du coup de théâtre et de la chute, nous propose une oeuvre absolument « loufoque » ! Un grand moment de rire et de détente pour tous. –Laurent Schneitter –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Extrait du livre  MARTIENS GO HOME :  page 48

Ce fut chez les militaires que l’arrivée des Martiens sema le plus de victimes, dans le monde entier ; Partout, des sentinelles vidèrent leurs armes sur eux. Les Martiens, goguenards, les encourageaient  continuer. Les soldats sans armes à leur disposition chargeaient sur eux. Certains se servirent des grenades. Des officiers employèrent la baïonnette. Le résultat fut un vrai carnage – chez les soldates, s’entend. Le prestige des Martiens devait s’en trouver accru. Le pire supplice intellectuel fut celui qu’endurèrent les officiers en charge dans des installations ultra-secrètes. Car ils étaient ne furent pas longs à se rendre compte qu’il n’était plus désormais question de secret, ultra ou autre…. Pas pour les Martiens. Ni pour personne d’autre, vu la prédilection des Martiens à colporter des commérages.

Prix de vente :      8,00   €uros frais de port compris

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02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

LES YEUX GEANTS de Michel Jeury

 

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  • Editeur :  Robert Laffont
  • Date de parution :  1980
  • Genre : Science-fiction
  •  335  pages

 

MOT de l’EDITEUR

« Un gros nuage sombre effaça la lune. L’Œil géant parut alors se détacher sur l’écharpe brumeuse de la voie lactée. Il était presque immobile maintenant, et il nous regardait. L’impression de regard semblait absente quand l’Œil était bas, ou peut-être tant qu’il bougeait. Elle devint nette quand la lune fut cachée. » En ce début du XXIe siècle, les témoignages sur des phénomènes mystérieux se multiplient, Yeux géants dans le ciel, résurrections, transformations d’humains en animaux, manifestations incongrues d’êtres étranges surgis du néant. Peut-on y croire ou faut-il en douter comme les associations de consommateurs qui envoient sur les lieux de ces prodiges des dénieurs patentés chargés de trouver des explications rationnelles ? Mais si l’on a été, comme Vincent, comme Emma, un témoin, que faut-il en penser ? Que des extra-terrestres s’apprêtent à débarquer comme le prédisent des prophètes ? Ou bien que la raison humaine est battue en brèche par la dissolution des cadres anciens de notre univers traversé par quelque chose que les mots de notre langage ne permettront jamais de saisir ?

Attention : Lire ce livre est une expérience qui fait chavirer la raison. 

Un mot sur l’auteur :   Michel JEURY

220px-Michel_Jeury,_dec._2010,_7emes_rencontres_de_l'imaginaire,_Sevres,_92,_FranceMichel Jeury est un écrivain français né le 23 janvier 1934 à Razac-d’Eymet en Dordogne. Ses romans ont marqué la littérature de science-fiction française des années 1970 et 1980. Au début des années 1950, Michel Jeury écrit trois romans de science-fiction. Les deux premiers ne seront publiés qu’en 1960, sous les titres de Aux étoiles du destin et La machine du pouvoir et sous le pseudonyme d’Albert Higon, dans la collection Le Rayon fantastique. Le troisième restera inédit puis sera égaré. Entre-temps, Jeury écrit des romans de littérature générale. Le premier n’est pas publié ; le second, dans lequel il raconte sous forme romancée ses démêlés avec le Parti communiste, paraît chez Julliard en 1958 sous le titre Le diable souriant. Un troisième roman est refusé. Durant cette période, trois nouvelles de Jeury/Higon paraissent dans des revues.

Extrait du livre  :  LES YEUX GEANTS – page 31 

Plusieurs témoins dont je suis, ont cru entendre à ce moment une musque lointaine. Nous avons même eu l’impression qu’une voix hantait doucement dans le ciel. J’avais branché mon mémo qui a enregistré un bruit de fond non identifié, assez harmonieux. Naturellement, cette musique, si c’en état une, pouvait très bien provenir de l’hôtel. Toutes les photos et tous les films pris à ce moment me montrent que des taches lumineuses indistinctes. Les cavaliers atteignirent très vite les Yeux géants et disparurent à l’intérieur des « pupilles ». On peut évaluer la dimension de celles-ci à cinq ou dix fois celle du cheval avec son cavalier. On eut l’impression fugitive que les Yeux devenaient transparents. Puis les iris émirent une lumière aveuglante, bleue dans trois cas, vertes dans le quatrième. Il y eut un bref scintillement et les quatre ELOI s’éloignèrent presque à la verticale, à une vitesse extrême. Environ deux secondes plus tard, ils avaient complètement disparu ».

Prix de vente :     12,00  €uros frais de port compris

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01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

TRES SAGE ELOISE de J.Bourin

 

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  • Editeur :  de la Table Ronde
  • Date de parution :  1980
  • Genre : Roman
  •  250  pages  – Livre relié

 

MOT de l’EDITEUR 

 » Héloïse ! Une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps !é On a pu l’appeler  » la femme qui inventa l’amour  » car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui (1100 ou 1101), la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse.
Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportée dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de moeurs qui s’est produite à l’aube de ce XIIe siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance. Autour d’Héloïse revit une époque minutieusement reconstituée et observée à partir des détails les plus familiers, les plus authentiques aussi. « Jeanne Bourin Très sage Héloïse, un livre brûlant, par l’auteur de La Chambre des dames ne nous raconte pas la passion d’Héloïse pour Abélard mais nous la fait réellement vivre avec une intensité prodigieuse. «  

Un mot sur l’auteur :    Jeanne Bourin 

Jeanne Bourin, née Jeanne Mondot le 13 janvier 1922 à Paris et morte le 19 mars 2003 au Mesnil-le-Roi (Yvelines), est un écrivain français célèbre par ses romans historiques, épouse d’André Bourin.

Elle est la mère de trois enfants : François, créateur des éditions qui portent son nom (né le 14 mai 1945), Jérôme (30 décembre 1946) et Agnès (décembre 1952)

Numeriser0031miniJeanne Bourin est la fille de Marcel Mondot, inspecteur de l’enregistrement, et d’Eugénie Laudereau. Elle étudie au lycée Victor-Duruy de Paris. Elle épouse en 1942 le critique littéraire et écrivain André Bourin. Catholique revenue à la foi de son enfance vers 40 ans, elle est admirative pour la société médiévale qu’elle a bien étudiée et qu’elle restitue dans le cadre de ses romans. La Chambre des dames connaît un grand succès et fera l’objet en 1983 d’une adaptation sous forme d’un feuilleton en dix épisodes réalisé par Yannick Andreï.

Sa vision un peu sentimentale et idéalisée du Moyen Âge, assez proche toutefois de celle de Régine Pernoud, lui vaudra des critiques de la part d’universitaires comme le médiéviste Robert Fossier. Elle redécouvre, à la suite de Régine Pernoud, la très grande place accordée aux femmes à cette époque, et surtout du xie au xiiie siècle. En allant ainsi à l’encontre de nombreuses idées préconçues sur le Moyen Âge, elle remettait à l’honneur ces siècles qu’elle qualifiait dans son récit autobiographique Le Sourire de l’Ange de « courtois, lumineux et créateurs » . 

RESUME du livre  :  

Il y avait alors à Paris une jeune fille nommée Héloïse. C’est- grâce à cette petite phrase écrite plus tard par Abêlard qu’entre dans la galerie des amours flamboyantes une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps.

On a pu l’appeler « la femme qui inventa l’amour » car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui, la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse. Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportés dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de mœurs qui s’est produite à l’aube de ce douzième siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance.

Autour d’Héloïse, revit une époque minutieusement reconstituée et observée à partir des détails les lus familiers, les plus authentiques aussi. Modèle de force secrète et de maîtrise de soi, Héloïse est une femme doublement admirable ; en tant qu’amoureuse, d’abord, allant aussi loin qu’on peut aller dans l’oubli de soi, en tant qu’exemple ensuite, exemple de fermeté et de courage, j’allais dire d’héroïsme intime. Sans doute, à la mesure d’un destin d’exception, la seule véritable forme d’héroïsme, celle qui se veut sans tapage, discrète, et connue de l’être seul qui en éprouve à la fois les difficultés et les victoires.

EXTRAIT DU LIVRE : Très sage Héloïse – page 47

N’ayant pas le triomphe modeste, elle aimait d’ailleurs beaucoup avoir raison. Je me souviens que, pendant le repas, elle m’avait plusieurs fois fixée de son oeil de poule, non sans une curiosité où luisait une étincelle de malveillance. Sachant que l’indulgence n’était pas sa qualité dominante, totalement indifférente à son opinion, je n’y avais pas pris garde. Soudain, un peu trop haut perchée, sa voix s’éleva. Nous en étions au blanc-manger. Mon oncle venait de tirer avec gourmandise, du coffre aux épices dont il gardait toujours la clef sur lui, une once de sel indien et une once de cannelle, qu’il mélangeait soigneusement à la chair broyée du chapon et aux amandes pilées de son plat favori.

Prix de vente :     10,00  €uros frais de port compris

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01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

L’ANNEE DES MEDUSES de Ch. Frank

 

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  • Editeur :  Du Seuil
  • Date de parution :  1984
  • Genre : Roman
  •  248  pages

 

MOT de l’EDITEUR 

Une phrase sèche, précise, de grand reporter : Christopher Franck est un écrivain tout en muscles .. Trente ans après Bonjour tristesse, Franck retrouve la petite musique, d’une juste et provocante simplicité, que Sagan nous apporta. 

Un mot sur l’auteur :    Christopher Frank

Christopher Frank est uécrivainréalisateur de cinémascénariste, dialoguiste français d’origine britannique, né le 5 décembre 1942 à BeaconsfieldAngleterre et mort le 20 novembre 1993 à Paris d’une crise cardiaque.

Christopher FrankChristopher Frank a aussi écrit un livre paru en 1989 aux éditions du Seuil, qui peut être considéré comme une forme d’autobiographie, livre intitulé Je ferai comme si je n’étais pas là par son éditeur.

 

RESUME du livre  :   

Juillet, une plage de Méditerranée ; mer trop bleue, calme et détente. Seulement, il faut se méfier des apparences. Se méfier de Chris, 16 ans. Chris, qui cet été-là, devient plus attirante que sa mère. Les vacanciers, Vic, Peter et Barbara, Raymond, Lassens, Miriam et Dorothée, vont en faire les frais. Touchés, piqués, coulés. Drôle d’été pour les amours. D’autant que c’est une année à méduses. D’où viennent-elles et comment vont-elles s’inscrire dans le jeu du désir que Chris croit mener à sa guise ? L’adolescente connaît son art et ses armes. Son art : la domination ; tous en sont victimes, mère, amant, amie. Ses armes : s’offrir à l’un, à l’autre, ici, tout de suite, car qui la refuserait ? Le danger vient de Romain Kalidès, un chevalier des sables, aventurier immobile des plages, Romain qui l’appelle Salomé. Chris n’aime pas ça. Beau duel en perspective…. 

EXTRAIT DU LIVRE – L’année des Méduses – page 33

Elle le fixa sans répondre. Dans la pénombre, ses yeux verts avaient un éclat dense, envoûtant. Il l’embrassa. Sans réfléchir. Sans la moindre hésitation. Avant même de se poser la moindre question. Une impulsion immédiate et irrésistible à laquelle toute résistance était vaine. Rencontra une bouche si tendre, si douce (« experte », aurait dit Romain) qu’une envie absurde de pleurer lui vint en l’embrassant. Il se détacha enfin, se recula, retrouva les yeux verts, peut-être encore plus mystérieux et troubles que la minute d’avant, et retourna aux lèvres tièdes….

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

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01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

CENT FAMILLE de J.Luc LAHAYE

 

 

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  • Editeur :  Carrière Michel Lafon
  • Date de parution :  1985
  • Genre : Biographies
  • 478   pages avec photos

 

MOT de l’AUTEUR 

 »Ce livre est une page de ma vie, il retire le voile de la honte et du mépris. Il m’a permis de me découvrir. Je me suis offert à la plume, sans aucune retenue, sans aucune pudeur. Je n’ai pas honte d’être un enfant de la DDASS. Pour tous les enfants du monde qui n’ont pas eu de famille, je dis qu’il faut croire à la petite étoile qui brille au-dessus de nous, je dis qu’il faut espérer et combattre. La vie est belle. Donnons-nous simplement la main.  » Jean-Luc Lahaye.

Un mot sur l’auteur :   Jean-Luc LAHAYE

Jean-Luc Lahaye (né Jean-Luc Lahaeye) est un chanteur de variétés français, né 220px-JL-Lahayele 23 décembre 1952 (1958 selon son site officiel1) à Paris 10e. Il atteint ses grands succès de chanteur à partir de1982, et, parallèlement, il devient animateur de télévision en 1986. Au total, il a vendu près de 10 millions de disques. Enfant, Jean-Luc Lahaye est placé à la DDASS où il est inscrit sous le matricule 65 RTP 515. Plus tard, il apprend le métier d’ajusteur à la Snecma. C’est au cours de cette période qu’il commet quelques délits qui lui valent d’être condamné à six mois de prison en 1976 — peine qu’il effectue à Fresnes . Il est aussi, entre autres, chauffeur et garde du corps de Zizi Jeanmaire. Avec son épouse Aurélie, il a deux filles : Margaux (1984) et Gloria (1986). Jean-Luc Lahaye est à l’origine d’une fondation en faveur des enfants déshérités, la Fondation Cent familles. 

Avis en Résumé :  CENT FAMILLE

Il n’a qu’une idée en tête Jean-Luc c’est chanter et l’on découvrira à la fin du livre comme il va y arriver.

Dans le dortoir sous son oreiller ou est caché son transistor il écoute ses idoles de l’époque Polnareff, Jonnhy et Cie, il va se créer son univers à lui n’existant plus que pour cela en oubliant même ses amis, les personnes qui l’ont aidés. Dans ce livre on découvre l’abbé Pierre…. Celui qui s’est aussi dévoués à la cause des enfants en inventant ce genre de « colonie » qu’est « l’arbousier »

J’ai beaucoup aimé ce livre 1èrement parce que mon idole l’a écrit mais surtout pour l’émotion que l’on ressent, j’y ai découvert la vie des enfants en foyers, ces familles dans lesquelles ont les places et qui n’ont qu’en tête l’argent qui tombera à la fin du mois. Mais celles aussi qui se prennent d’affection pour ces enfants et qui remplissent leur mission en offrant le gîte, le couvert et une certaine éducation en devenant des « pseudos » parents à qui au nom d’un sois disant « loi » les assistantes sociales (le sont elles sociale ???) décident un jour de retirer ces enfants pour les placer ailleurs….. Les raisons sont elles celles du Coeur ???

De l’amour, de la haine, du mépris, de la tendresse, le tout sur un ton franc et criant de vérité.

J’ai voulu cent fois lui crier mais non !!!!!! ne fait pas ça !!!! cent fois j’ai imaginé ce qu’un enfant pouvait ressentir lorsque sa mère le laissait là et venait le reprendre tel un objet….

C’est dur éprouvant mais VIVANT parce que c’est lui Jean-Luc qui l’a vécu parce qu’il s’est battu, il en à perdu des batailles….

Adolescent il gagne l’amitié d’un commissaire en lui offrant une « Rolex » provenant d’un casse qu’il avait fait avec ses ptits copains. Plus tard il sera le chauffeur de Roland Petit et Zizie Jeanmaire (mon truc en plumes !!!!) Passant de petits boulots en studio…. Il découvre enfin l’univers de la chanson ….

Faisant sans cesse les allers retours entre les foyers et familles d’accueil de province et le centre de Denfert Rochereau à Paris (siège de la DDASS)

EXTRAIT du Livre – page 355

Tous les jours, vers 5 heures, un satyre vient coller son nez à la vitrine du magasin. Il sort son sexe et se masturbe devant le personnel et les clientes atterrées. Nous avons bien essayé de l’attraper, mais le type détale et se perd dans la foule, la quéquette encor à l’air probablement. Au premier étage, juste au-dessus de la boutique, nous entreposons le stock. Une fenêtre donne sur la rue. Je me suis posté là, avec un énorme seau d’eau, en attendant notre détraqué sexuel. Nicole, avec qui j’ai monté le coup, attend pour jouer les clientes. Ça y est, voilà notre homme. Nicole se déshabille. Il a les yeux qui lui sortent de la tête, les cheveux en bataille t la langue pendante. De bon cœur, je lui balance mon seau sur la tronche. Mais, oh, malheur, j’éclabousse en même temps, la tête d’un passant. Ce ne serait pas trop grave si ce passant était un homme comme tout le monde. Mais voilà, il est procureur de la République et il gesticule et promet à Shalla tous les malheurs de la Terre…

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31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LE MAUVAIS TEMPS de P.Guimard

 

 

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  • Editeur :  Denoël
  • Date de parution :  1976
  • Genre : Roman
  •  183  pages

 

MOT de l’EDITEUR

 Depuis des années, les miroirs et les objectifs m’imposent l’image d’un monsieur entre deux âges. Il devient encombrant. Nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s’arrête là. Son nom est M. Guimard. Moi, je m’appelle Paul. J’ai découvert l’existence de ce personnage très progressivement. Par exemple, le matin en me rasant, j’apercevais des traits de son visage se superposant au mien. Ce phénomène s’est précisé au fil du temps. Désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie. C’est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! En outre, il n’est pas soigneux. Il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. Il commence même à perdre nos cheveux. 

Un mot sur l’auteur :    Paul Guimard  

Paul Guimard est un écrivain et journaliste français, né le 3 mars 1921 à Saint-Mars-la-Jaille (Loire-Atlantique) et décédé le 2 mai 2004 à Hyères (Var). 

9782070369270En 1962, il fait le tour du monde à bord d’un voilier, en direct duquel il raconte ses impressions pour une émission de radio. C’est aux alentours de l’année 1965 qu’il rencontre François Mitterrand, à la demande de celui-ci.

En 1967, paraît son roman le plus connu, Les Choses de la vie. Le film Les Choses de la vie, réalisé par Claude Sautet en 1969, avec Romy Schneider et Michel Piccoli (avec modification significative de sa fin3), a reçu le prix Louis-Delluc en 1970. Extrait du livre : « Je sais que tu m’aimes et je t’aime aussi mais (ce “mais” est ignoble. Je t’aime sans “mais”, sans “si” et sans “pourquoi”. Je t’aime comme mon pain et mon sel, je t’aime, mon cœur) une certaine légèreté me manque sans laquelle je respire mal ». Mais le hasard absurde reste présent : l’accident n’aurait pas eu lieu si le conducteur était parti trente secondes plus tôt; or il les a perdues quand sa maîtresse l’a rappelé pour lui demander d’être prudent. « Sommes-nous des guignols, et pour amuser qui ? », s’interroge le blessé.

En 1970, il écrit le scénario et les dialogues du feuilleton Les Cousins de la Constance, six épisodes diffusés sur la première chaîne de l’ORTF en 1970 et 1971 (réalisation : Robert Mazoyer).

De 1971 à 1975, il est éditorialiste à l’hebdomadaire L’Express, en même temps que conseiller aux éditions Hachette. Il publie, en 1976, Le Mauvais temps, roman dans lequel on peut relever ces mots : « Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d’angoisse que les ténèbres d’où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière ». Dans cet ouvrage, Guimard décrit aussi, et cela est nouveau chez lui, une prépondérance de la volonté sur le fatalisme, l’indécision et la soumission au hasard.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, il est chargé de mission auprès du président de la République, poste qu’il occupe jusqu’en août 1982. « Mon seul regret est de n’avoir pas obtenu, lors de mon passage à l’Élysée, la création d’une académie de la Mer », dira-t-il plus tard, affirmant que « cette expérience n’a été dans (sa) vie qu’un long accident ». De 1982 à 1986, il est membre de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

Paul Guimard renoue avec la littérature après 1986. En 1988, il publie Giraudoux ? Tiens !…, court essai sur Jean Giraudoux, puis des romans comme Un concours de circonstances(1990), L’Âge de Pierre (1992), Les Premiers venus (1997), où l’on trouve cette phrase : « Nos enfants construisent leur histoire sans se presser, en inventant des moyennes entre l’héritage et le présent ».

En 1993, il a reçu le prix littéraire de la fondation Prince-Pierre-de-Monaco, pour l’ensemble de sa carrière.

Paul Guimard avait épousé, en 1952, la romancière Benoîte Groult dont il a eu une fille, Constance. Tout au long de sa vie, il a eu comme elle deux passions, l’écriture et la mer. 

RESUME du livre  :   

«Depuis des années, les miroirs et les objectifs m’imposent l’image d’un monsieur entre deux âges. Il devient encombrant. Nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s’arrête là. Son nom est M. Guimard. Moi, je m’appelle Paul. J’ai découvert l’existence de ce personnage très progressivement. Par exemple, le matin en me rasant, j’apercevais des traits de son visage se superposant au mien. Ce phénomène s’est précisé au fil du temps. Désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie. C’est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! En outre, il n’est pas soigneux. Il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. Il commence même à perdre nos cheveux.» 

EXTRAIT DU LIVRE : LA MAUVAIS TEMPS – page 63 

Lorsque je vais chez Anne, j’évite de passer par le Quartier latin : c’est loin de Bob. Chacun d’eux pourrait être mon prochain, mon ami, mais aucun ne me voit. Quelques filles lorgnent le coupé Mercedes. Leur regard expertise le conducteur. Certaines, qui ont des difficultés à boucler les fins de mois, accepteraient sans doute de mettre leur sac à bord pour une courte traversée. Etant donné l’âge du capitaine elles savent que la soupe sera bonne et que ces navigations-là ne font pas mal au cœur. Mais, le plus souvent, survient un Bob qui les prend à l’abordage et les emporte sur une méchante Kawasaki.

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31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LES FOUS DE BASSAN de A.Hébert

 

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  • Editeur :  du Seuil
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Roman
  •  227  pages

 

MOT de l’EDITEUR

Les Fous de Bassan est un roman d’Anne Hébert publié le 1er novembre 1982 aux éditions du Seuil et ayant reçu la même année le prix Femina.

Un des derniers soirs de l’été 1936 deux jeunes adolescentes disparaissent sur la grève. Dans le village de Griffin Creek, face à la mer et au vent, chacun sait que cette tragédie vient de loin : de l’histoire d’un peuple soumis aux commandements de Dieu.
C’est à Faulkner sans cesse que l’on pense, un Faulkner boréal, dont le bruit et la fureur se cacheraient sous les mots.

Ce roman, dont l’intrigue se déroule à Griffin Creek, un petit village de Gaspésie, fera l’objet d’une adaptation cinématographique quelques années plus tard. Au cours de sa carrière, Anne Hébert remportera de nombreuses récompenses dont le prix Molson et celui du Gouverneur général.

 

Un mot sur l’auteur :    ANNE HEBERT

A-8841-1Anne Hébert est née dans le village de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (alors appelé Sainte-Catherine-de-Fossambault) dans la MRC de La Jacques-Cartier, à 25 km de Québec le 1er août 1916. Elle a vécu son enfance à Québec. Sa famille compte plusieurs écrivains, dont son cousin le poète Saint-Denys Garneau qui influencera son choix de lectures à la fin des années 1930.

Elle publie en 1942 un premier recueil de poèmes, Les Songes en équilibre. Sa deuxième œuvre, publiée en 1950, est le recueil de nouvelles Le Torrent : ce récit âpre et violent donne le ton de ses œuvres romanesques à venir. À ce moment de sa carrière littéraire, Anne Hébert demeure toutefois attachée à la poésie. Un nouveau recueil de poèmes sur lequel elle a travaillé pendant dix ans, Le Tombeau des rois paraît à compte d’auteur en 1953. Peu avant, en janvier de la même année, elle est embauchée comme scriptrice par l’Office national du film. Elle travaille par la suite à Montréal en tant que scénariste jusqu’à l’automne 1954. Pendant les années 1950, elle donne également deux œuvres pour la scène.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Son premier roman, Les Chambres de bois, est publié aux Éditions du Seuil en1958 et elle reçoit en juin 1960 l’honneur d’être élue membre de la Société royale du Canada. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. En 1975 paraît un troisième roman, Les Enfants du sabbat. En 1978, le premier ministre René Lévesque l’invite à occuper le poste de lieutenant-gouverneur du Québec, mais elle décline cette offre.

En 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse, mais c’est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu’elle devient la quatrième Canadienne-française et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. En effet, elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina : seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina ;Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l’ont précédée comme lauréates d’un des grands prix littéraires français. En 1983, un doctorat honoris causalui est remis par l’Université Laval. Il s’ajoute aux précédents : Université de Toronto en 1969, Université de Guelph en 1970, UQAM en 1979 et McGill en 1980.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard. Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal.

En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière.

Le fonds d’archives d’Anne Hébert est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec1.

Elle décède le 22 janvier 2000 à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, à l’âge de 83 ans. 

RESUME du livre   

Le roman présente le meurtre de deux cousines, qui survient dans un petit village fictif du Québec, depuis le point de vue de plusieurs habitants du village à différents moments de l’intrigue ; avant l’été du meurtre, très peu après le meurtre, et plus de 50 ans après le meurtre. 

EXTRAIT DU LIVRE :  LES FOUS DE BASSAN page 45

Impossible de délacer mes chaussures ; M’étendre tout habillé sur mon lit, ramener la couverture tant bien que mal. Le noir dans la chambre pâlit peu à peu, vire au gris. La fenêtre de la lucarne verse dans la chambre du gris de plus en plus pâle et léger. Dehors le soleil traîne derrière les grandes loques des nuages. Un coq, quelque part dans la campagne, s’égosille, en vain appelle le point du jour. Rien ne bouge encore dans le ciel, qu’une vague lueur derrière les nuages épais. On pourrait croire que le jour n’aura pas lieu. Si on ne savait, pas, de source certaine, à force de vivre, que tant que tournera la terre il y a aura des jours succédant aux nuits et des nuits succédant aux jours. Un jour pourtant ce sera la fin du monde ; Les ténèbres accumulées ne livreront plus passage au soleil. L’éclair de l’ange paraîtra à l’horizon. Ses ailes métalliques. Sa longue trompette d’argent. Et l’ange proclamera à grande voix que le temps n’est plus. Et moi Nicolas Jones, pasteur de Griffin Creek, je serai connu comme je suis connu de Dieu.

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