13 août 2017 ~ 0 Commentaire

Savoir Dépasser les apparences

 

La sérénité est recherche d’équilibre entre ce qui passe, ce qui demeure et ce qui doit advenir, selon le paradoxe du Royaume des Cieux dont le Christ a dit : « Il est là. Il est proche. Il est à venir » Telle est la dynamique de l’espérance.

amour de la musique

L’espérance, c’est elle qui nous donne de ne plus être des gens tendus, mais dans la sérénité, « en tension » ouverts à ce qui nous dépasse. Dans la foi chrétienne, se dépasser soi-même c’est se livrer à l’espérance. Espérance. Souffle de Dieu sur nos vies essoufflées. Dieu est espérance. Comment cela ? Que peut-il bien attendre, espérer ; il voit tout. Il sait tout. Il a tout ; il est tout.

Mais ce « tout » n’est pas inerte, passif. C’est l’amour communiquant entre le Père, le Fils, l’Esprit. Ainsi on peut dire : Le Père espère en son Fils. Le Fils espère en son Père. L’Esprit, qui procède du Père et du Fils, espère dans l’espérance réciproque du Père et du Fils. Jargon ? Non. Manière d’exprimer que l’amour est toujours attente de l’autre. Désir et l’Autre. Tension vers l’Autre. Si Dieu n’avait rien à attendre de lui-même, il serait pure passivité. Indifférence totale. Ingratitude. Incapable de communiquer sa grâce.

L’espérance c’est la force invisible d’un amour qui donne sens à toute une vie.

-          Espérance pour hier. Je veux dire : elle nous libère d’un passé qui pourrait nous peser, lourd peut-être de trahisons, de choses moches, alors elle nous chuchote au-dedans de nous : « Dieu t’aime, non pour ce que tu as fait, mais ce que tu es, tel que tu es ». Inutile de ressasser des remords ; c’est morbide. Mieux vaut le repentir positif, c’est à dire un élan pour renaître ; Ne traînez pas vos chagrins comme un boulet. Entraînez-vous à l’espérance ; elle est un premier pas vers la sérénité.

-          Espérance pour aujourd’hui. Au cœur de nos épreuves présentes, comment espérer quand humainement il n’y plus aucun espoir ? Pas de réponse préfabriquée. Seulement des signes. Je revois cette vieille dame, une grande amie qui brilla toute sa vie par une intelligence très vive, pleine de charme. Dans les dernières années, elle a été atteinte de cette terrible maladie incurable d’Alzheimer. A la fin, elle ne me reconnaissait plus. Je pouvais penser que c’était inutile de continuer à qui rendre visite. Mais la fidélité de l’amitié étant plus forte, j’ai persévéré. Il n’y avait plus d’espoir de la moindre lucidité. Mais l’espérance, elle, n’était point éteinte ; j‘en ai eu un signe bouleversant. Tandis que depuis plusieurs mis ses yeux étaient inexpressifs, un jour où j’allais la voir son regard s’illumina, se posa sur moi avec une tendresse infinie, avec ce sourire entendu, éclairé par cette beauté propre aux personnes âgées, sourire sans parole s, silence comme un baiser de l’âme. Cela simplement pour dire : Dieu nous donne des signes pour ouvrir nos cœurs à autre chose que ce à quoi nous voudrions nous attendre dans l’immédiat, autre chose que ce que nous demandons présentement. L’espérance creuse alors en nous le désir de découvrir ce que nous annonce la parole de Dieu.

-          Espérance pour demain. L’espérance est promesse d’un bonheur éternel qui n’aura rien à voir avec ce que nous connaissons sur terre. l’auteur de l’apocalypse nous assure : « L’ancien monde s’en sera allé ; de mort, de cris, de pleurs, il n’y en aura plus ». Heureuse prophétie et sérieuse mise en garde pour tous ceux qui se figureraient que ce bonheur éternel est à envisager comme le prolongement en mieux, en perfection, de ce que nous avons pu vivre d’heureux sur terre. Non. Le monde nouveau sera radicalement autre. Espérer n’est pas tendre à récupérer dans l’au-delà nos bonheurs d’ici-bas, mais accueillir une nouveauté inconcevable. Si l’espérance n’est pas un mirage, elle n’est pas non plus un rêve ne l’air. Elle se fonde sur la confiance ne la promesse que Dieu nous fait de sa béatitude à jamais. Cela, non pas comme nous pourrions le souhaiter selon nos aspirations humaines, mais comme Lui, Dieu, le veut pour nous.

L’espérance est surnaturelle : au-delà de nos désirs terrestres. Elle est marche vers la plénitude de la sérénité. Pour l’atteindre, il faut du temps, la patience du temps, la liberté du temps ; libérer le temps de ce qui nous empêche, dans les soucis de la vie, de faire germer l’éternité. Le temps libre alors n’est-il pas – dans notre inconscient – avant tout désiré, espéré comme le temps rêvé où enfin on a la possibilité de faire ce que l’on veut et donc d’accéder à une certaine sérénité ?

Extrait du livre que vous trouverez en vente sur ce même blog : LA SERENITE

La bibliothèque de Francesca http://bibliothequecder.unblog.fr/

 

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