02 avril 2017 ~ 0 Commentaire

Cesser de croire que les autres nous ressemblent

Cesser de croire que les autres nous ressemblent

Nous affirmons souvent vouloir de l’aide, mais pour-être est-ce pour quelque chose que nous pouvons faire nous-mêmes. Est-il surprenant, dans ces conditions, que notre entourage ne nous comprenne pas ?

miroir

Combien de fois avez-vous désespérément eu besoin d‘aide sans l’obtenir au bon endroit, au bon moment ou de la manière voulue ? Si nous nous obstinons à recherche une aide (pour garder l’équilibre) que personne ne peut nous apporter, il n’est pas surprenant que les autres se sentent offensés par nos exigences et nos plaintes, encore moins qu’il leur soit difficile d’accepter notre colère à leur encontre. Pour le moment, nous nous contenterons peut-être d’examiner très attentivement toutes ces questions.

Réussir, c’est apprendre à faire avec ce que l’on nous donne, de plein gré. Que pensez-vous de cette idée.

Savez-vous ce qu’il arrive à celui qui n’y croit pas ? Si votre réponse est que cette personne sera constamment engagée sans réponse est que cette personne sera constamment engagée dans des rapports de force, je pense que vous avez raison. Je reçois souvent des gens qui ont toujours cru devoir lutter contre les autres pour obtenir ce qu’ils voulaient. Cependant, ces luttes sont futiles. Par définition, il y a toujours un vainqueur et un perdant. Et que fait le perdant ? Il attend que sonne l’heure de la vengeance. Quant au vainqueur, sa victoire n’est que temporaire. Il ne peut guère se reposer sur ses lauriers, puisqu’il doit consacrer chaque instant à préparer la prochaine bataille. Par définition, les luttes de pouvoir ne peuvent pas avoir de fin ni de finalité.

Le grand problème avec ce type de rapports, c’est qu’ils exigent de plus en plus d’énergie. Si je jette une pierre, l’autre pense devoir en jeter deux (pour remporter une victoire décisive). A mon tour, j’en jette trois (après tout, regardez ce qu’a fait mon adversaire). Le vrai problème est relégué à l’arrière-plan à mesure que nous nous engageons de plus en plus dans la lutte elle-même. Ils piétinent dans un cul de sac ; ils savent que continuer à se battre est intolérable, mais abandonner l’est tout autant.

Comment trouver une alternative à la pensée qui a déclenché ce rapport de force ? Je pense que tous ceux qui se trouvent pris dans ce cercle vicieux n’ont qu’un hâte ; en sortir. Mais quelle alternative trouver dans notre société ? Les luttes de pouvoir sont omniprésentes. Si une personne se sent impuissante et croit que lutter est la seule issue, elle ne peut pas s’arrêter à mi-chemin pour établir un compromis. Le souci de préserver un « équilibre des forces » oblige chacun à observer l’autre en permanence, à se tenir prêt à riposter au moindre faux pas. Les forces en présence peuvent parfois sembler endormies, inoffensives, mais en réalités elles sont prêtes à se déchaîner à tout moment.

Voyez-vous une alternative ? Si je savais clairement quelle alternative proposer à l’attitude adoptée par mes consultants, je me ferais un plaisir de vous la communiquer. Cependant, comme ce n’est pas le cas, je me contenterai de décrie dans les grandes lignes ce que je leur dis….

Vous devez parvenir à dépasser le stade des généralités, valables pour tous, pour définir vous-même les détails de la marche à suivre pour vous-même.

Sommes-nous vraiment disposés à parler les uns avec les autres à n’importe quel moment pour garder l’équilibre ? Rarement. Cela me semble en effet si compliqué que nous devrions alors passer tout notre temps à parler… Quant aux autres, ils ne pourraient pas non plus être complètement attentifs, étant trop occupés à garder leur propre équilibre. Le cerveau est beaucoup plus rapide que la parole ; de ce fait, il est impossible de tout dire. Il est également facile d’induire l’autre en erreur. On peut en effet sourire pour masquer sa peur, afficher de l’assurance justement parce que l’on se sent impuissant. Comment être sûr que l’on sait vraiment ce qui se passe ? Comment s’octroyer le droit d’avoir toujours raison ?

J’imagine parfois notre cerveau comme un grenier qui risque toujours d’être trop plein du bric-à-brac que l’on y apporte de l’extérieur. Il faut alors faire des choix ; jeter ou garder ? Comme tout doit trouver sa place, il faut prendre des décisions, changer des choses de place, et  ce, en permanence….

Comment savoir à quels problèmes une autre personne est confrontée à un moment donné ? Quelle décision est-elle en train de prendre ? Peut-elle nous le faire savoir de telle manière que cela ait un sens pour notre propre bric-à-brac ?

J’utilise cette image d’un bric-à-brac dont les éléments se déplacent constamment pour bien montrer à quel point il est improbable que l’on parvienne jamais à comprendre vraiment quelqu’un d’autre. En effet, les éléments du bric-à-brac sont différents pour chacun de nous et changent constamment de place. Ne serait-ce pas extraordinaire d’arriver à nous comprendre les uns les autres, même brièvement ? C’est intéressant car, à je ne cesse d’entendre les gens se plaindre de ne pas comprendre les autres et de n’être pas compris d’eux comme si cela allait de soi.

Sommes-nous capables d’admettre que comprendre parfaitement les autres est sans doute impossible. Dans notre lutte incessant pour garder l’équilibre, nous arrivons tôt ou tard à la conclusion qu’il est vraiment impossible de nous comprendre les uns les autres… ou du moins d’obtenir des autres toute l’aide que nous en attendons. Comment trouvons-nous alors le courage de continuer ?

Extrait  du livre en VENTE sur ce blog ICI :  COLERE ET AGRESSIVITE

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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