21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

La communication télépsychique

 

Quand la vanité, l’ambition, la vénalité suscitent le désir d’inspirer l’amour, de le perpétuer ou de le faire renaître, peut de recours leur sont offerts par l’action télépsychique, car on ne communique pas un état si on ne l’éprouve pas ; qu’on le puisse imposer, c’est quelquefois vrai, mais la fermeté dominatrice, l’impérieuse exaltation, indispensables pour cela, supposent soit d’exceptionnelles prédispositions, exclues des caractères vulgaires, soit des prérogatives acquises au prix d’une ascèse dispensatrice de singulier détachement.

communication

Aux seules tendresses véritables, aux seules passions spécifiquement amoureuses, s’adresse donc ce qui va suivre. Quoique égoïste tant qu’elles se soucient de recevoir et non uniquement de donner, elles sont certainement utiles à l’évolution de beaucoup et toujours préférables aux tiédeurs mornes de l’inertie.

Dès qu’une passion s’éveille, toutes les ressources intérieures semblent s’accroître. Une impulsivité inaccoutumée anime à la fois l’organisme, l’imagination et la volonté. On a l’impression de sortir d’une longue torpeur et de commencer seulement à vivre avec plénitude. En particulier, la pensée est considérablement plus active qu’à l’habitude. C’est que la vigueur animique s’élabore abondamment. On voit d’emblée l’importance de cet afflux ; condition première d’une irradiation puissamment influente, l’élaboration abondante des énergies psychiques suffit à entraîner la communication des dispositions qui la génèrent, à affecter leur objet et à éveiller en lui des dispositions réciproques.

Malheureusement, la réceptivité de ce dernier peut se trouver perturbée par une ou plusieurs causes : dissonances foncières entre les deux caractères, inclinaison ressentie pour quelque autre, rivalité, lassitude, préoccupation dérivative. Alors l’influence spontanée de la pensée ne suffit pas ; il faut user de son influence condensée et réfléchie, de manière  à doubler, à tripler, à décupler sa puissance ; Nous allons préciser, en l’adaptant au cas particulier de difficulté sentimentale. Retenons, avant tout, ceci : du moment où il y a passion, sentiment, désir, pourvu que l’ardeur en soit vive, on dispose d’une puissance suffisante pour influer sur qui suscita cet élan. Mais i l’élaboration de l’énergétisme psychique est alors assurée, sa condensation exige un arrêt immédiat de l’émission discontinue, à laquelle sont enclins les cœurs malheureux.

Cette dispersion constitue un écueil des plus graves. Si l’on se sent, préalablement à toute tentative d’action à distance, dominer l’agitation qui éparpille, sans utilité, l’énergie psychique, l’espoir d’aboutir renonce à son seul appui.

Les déconvenues, les meurtrissures, les chagrins sentimentaux deviennent volontiers obsédants. L’idée fixe s’implante, agite sans cesse l’esprit, entraîne l’imagination aux vagabondages les plus délirants et retient si despotiquement l’attention que le sommeil même devient malaisé. Pour certains, s’arracher un moment à l’évocation des mille et une songeries expressives de leur état, cesser l’espèce de possession fictive par quoi ils trompent leur douleur, semble un vrai supplice. Cette perpétuelle tension, impossible pour tout autre objet, apparaît spontanément dans la passion contrariée en raison même de l’afflux énergétique inséparable de tout état affectif intense, ardent, violent. Elle engendre une émission psychique continuelle et disperse inévitablement en mille pensées, paroles, impulsions, le dynamisme qu’elle suscite. Il en résultat que l’intéressé ne dispose à aucun moment d’un potentiel suffisamment condensé pour agir avec force.

C’est pourquoi ceux qui prétendent que « si la télépsychie existait, ils auraient beaucoup d’influence, puisqu’il pensent toute la journée à l’objet de leur préoccupation » se fourvoient.

La première règle à observer pour tenter de communiquer un sentiment consiste à s’interdire durant vingt-deux ou vingt-y trois heures sur vingt-quatre, d’y penser, du moins constamment. Il faut, de propos délibéré, détourner son attention du sujet et de ce qui se rapport à lui, fixer cette attention sur des ordres d’idées, des besognes, des dérivatifs prévus. Ceux qui ne sont pas pratiquement familiers avec les principes élémentaires de l’éducation psychique, en particulier avec le changement volontaire de pensée, trouveront terriblement difficile de résister à l’impulsion passionnelle qui tend à accaparer leur mental et de l’endiguer jusqu’au moment journalier choisi pour la projection méthodique du potentiel ainsi accumulé.

Ce n’est, certes pas agréable, mais n’y a-t-il pas une compensation énorme à songer qu’ainsi on s’arme pour combattre la difficulté ? Pour obtenir ce à quoi in tient par-dessus tout ?

EXTRAIT DU LIVRE en vente ici sur ce blog : L’INFLUENCE A DISTANCE

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