24 février 2017 ~ 0 Commentaire

Les voyageurs des Etoiles

 

Lorsque la nuit est claire, loin des lumières des villes, nous aimons regarder les étoiles. Elles sont nombreuses, de couleurs variées, et semblent nous faire signe en scintillant. En regardant bien, on voit que le ciel n’est pas uniforme, et paraît dessiner une grande route : la Voie Lactée. Les étoiles ont depuis toujours été source d’inspiration pour les poètes, les bergers, les astrologues et les astronomes. Elles brillent d’autant plus qu’elles sont proches de nous. Certaines ont un contour un peu flou, c’est le cas de la nébuleuse d’Andromède. Nous avons appris qu’Andromède, comme la Voie lactée, est une galaxie, c’est-à-dire un ensemble de plusieurs dizaines de milliards d’étoiles. Il existe des dizaines de milliards de galaxies dans l’univers…

dans les étoiles

Contempler les étoiles nous amène à nous voir comme des voyageurs sur la grande route de la Voie lactée. C’est aussi en voyageurs que nous aimerions emmener les lecteurs dans cette quête de sens sur nous-mêmes : d’où venons-nous, quelle est notre place dans l’univers, que restera-t-il de nous après notre mort ?

Ces questions, les hommes se les posent depuis le début de l’humanité. A chaque époque, ils ont cherché des réponses dans la connaissance et la religion de leur temps. Chaque élément de la nature a été d’abord divinisé, et diverses pratiques ont été utilisées pour se concilier les pouvoirs de ces éléments dans les religions animistes. Plus tard, avec l’apparition du monothéisme, est apparue l’idée d’une nature créée par Dieu, mais distincte de lui. Cette nature  n’étant plus divine a pu devenir un objet d’étude plutôt que d’adoration, ce qui a permis l’essor progressif des sciences, qui ont pu se constituer de façon autonome par rapport à la religion. Il est donc apparu deux manières différentes de considérer la nature ; l’une, religieuse, y voyant la création de Dieu, l’autre scientifique, cherchant à comprendre ses lois sans référence à Dieu. Il en est résulté des conflits importants, dont les plus célèbres concernent la place de la Terre dans l’univers ou celle de l’homme parmi les animaux. L’univers, qui paraissait immuable aux anciens, est maintenait compris comme en évolution permanente sur des échelles de temps qui nous sont difficiles à concevoir. Du coup, les religions ont été fortement mises en question ; s’interrogeant sur le cœur de leur message, elles sont amenée à faire évoluer leur enseignement pour tenir compte des apports des sciences et rester crédibles pour les hommes d’aujourd’hui.

L’homme a appris à se méfier des grands systèmes de pensée qui conduisent facilement à l’intolérance puis au totalitarisme. Mais il a aussi une soif spirituelle qui n’est pas apaisée par les raisonnements scientifiques. Comment étancher cette soif tout en prenant en compte les apports des sciences ? Si les sciences questionnent la foi en Dieu, cette foi, qui ouvre l’homme à Dieu, est aussi en situation de questionner les sciences et leurs applications. Historiquement les sciences et la foi ont connu une période de conflits ouverts comme on l’a dit avec Galilée puis Darwin, parce que les découvertes de ces chercheurs étaient jugées incompatibles avec les textes bibliques. Peu à peu est apparue l’idée que les sciences et la foi ne parlaient pas de la même chose et qu’elles avaient leur propre domaine de validité, ce qui a permis d’atténuer ces conflits. Les sciences n’ont pas besoin de la foi pour avancer, mais l’intelligence de la foi se nourrit de toute avancée de la pensée, y compris de la pensée scientifique. Toute foi en Dieu doit être compatible avec la description de l’univers fournie par les sciences. Inversement, la pensée scientifique n’existe pas sans l’homme de science qui lui, ne peut pas éviter de se poser des questions de sens.

Après un bref rappel de ce que l’on entend par « Révélation », il montre comment la foi en la Révélation transforme notre regard sur l’univers et permet de traiter les questions sur les origines et sur la fin d’une façon qui soit cohérente aussi bien avec la foi chrétienne qu’avec les connaissances scientifiques actuelles. Loin d’être emprisonnée dans une tradition figée, la foi chrétienne est un cheminement pour donner sens à notre présence dans l’univers. Comme dans tout cheminement, il faut prêter attention aux traces qui nous servent de guide ; puis il y a le temps des efforts à accomplir pour gravir la montagne et franchir les cours d’eau, et il y a aussi le temps de la halte, qui permet de se reposer et de contempler le chemin parcouru depuis le commencement. C’est le temps du septième jour de la création, qu’on retrouvera dans ce livre. Ce temps de repos a une fonction humanisante pour tous ; pour les croyants, il a pris un sens particulier ; les chrétiens en ont fait le premier jour de la semaine, le dimanche ou jour du Seigneur.

Extrait du livre  L’UNIVERS N’EST PAS SOURD en vente sur ce blog 

 

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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