31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

Marie-Madeleine – Cité du Vatican – Roma juin 2005

 

Marie-Madeleine raconte : Barthélemy est venu à nous grâce à Philippe, encore un des nôtres qui fut mal jugé. Et je dois avouer que moi aussi au début, je l’ai mal jugé. C’était un disciple de longue date de Jean-Baptiste. C’est ainsi que je l’avais connu. Et c’est pourquoi j’ai mis du temps à faire confiance à Philippe.

marie madeleine

Philippe était un homme mystérieux. De famille noble, il avait reçu une excellente éducation ; ensemble, nous parlions la langue des Hellènes, que j’avais apprise aussi. Malgré ses origines, il avait choisi de vivre dans le dénuement le plus extrême, sans jamais céder aux tentations du mode de vie de la noblesse. En cela, il avait imité Jean. De caractère difficile et querelleur en surface, Philippe n’était pourtant que bonté et lumière.

Il était incapable de faire du mal à un être vivant et, par exemple, ne mangeait aucune nourriture animale. Même pas les poissons, que nous consommions tous en quantité. Il ne supportait pas l’idée de l’hameçon déchirant les chairs tendres, ni leur désespoir lorsqu’ils se sentaient pris dans les filets. Que de fois s’était-il disputé avec Pierre et André à ce sujet ! J’y ai souvent réfléchi. Peut-être avait-il raison, et sa fidélité à ses engagements est une des raisons de mon affection pour lui.

J’ai parfois eu l’impression que Philippe ressemblait aux animaux qu’il vénérait, ceux qui protègent leur tendre chair de toute agression extérieure sous des piquants ou des carapaces. Lorsqu’il découvrit Barthélemy, seul sur la route et sans foyer, il le prit sous son aile. Il sut déceler la bonté de cet homme et nous l’offrit.

Après les Jours obscures, Philippe et Barthélemy furent mes indéfectibles soutiens. Avec Joseph, ils organisèrent notre fuit à Alexandrie, où nous serions en sécurité. Pour les enfants, la présence de Barthelemy était aussi importante que celle des femmes. Il fut d’une grande aide à mon petit Jean, qui aime tous les hommes. Mais Sarah-Yamar lui était aussi très attachée.

Oui, en vérité, ces deux hommes méritent une place au paradis de lumière et de perfection éternelle. Philippe se consacra entièrement à notre protection pendant notre voyage. Je crois que rien de ce que j’aurais pu lui demander ne l’aurait rebuté. Lui aurais-je dit que nous allions sur la lune qu’il aurait tout fait pour nous y emmener.

Extrait page 86 du livre en vente ici : MARIE MADELEINE – LE LIVRE DE L’ELUE

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