26 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

LE ROLE DE L’INCONSCIENT

 

Un médecin fait un remplacement dans une maison de convalescence en sortant de ses études. Il y trouve une jeune femme paralysée depuis neuf ans. C’est un cas réputé incurable. Cependant le médecin lui donne tout son temps : il écoute l’histoire de la malade, qui appartient à un milieu très humble. Elle a rêvé d’être institutrice d’Etat. Elle a fait ses études mais, par suite d’accident, elle a perdu un œil à sa sortie de l’Ecole, juste au moment de l’entrée dans l’Enseignement officiel. Evidemment, elle est disqualifiée pour ce poste. Quelques mois plus tard, elle tombe complètement paralysée e ton la transporte d’hôpital en hôpital. Son cas est étudié par un nombre incalculable de médecins quine peuvent pas l’améliorer. Elle devient en quelque sorte, une « vedette » de la maladie.

inconscient

A la suite de cette étude, le médecin fut convaincu que sa paralysie était psychogène. Elle réalisait d’une certaine manière un désir de « s’évader » de son milieu : c’était la « fuite dans la maladie ». Le docteur lui propose de sortir en sa compagnie le lendemain. Après récriminations, elle consent à essayer. Le lendemain, ils vont se promener ensemble : la paralysie est guérie.

Beaucoup de maladies résultent d’un traumatisme à la suite duquel on s’est « réfugié dans la maladie » car il y a des moments où la vie devient tellement difficile qu’un être démissionne, sachant par son inconscient, que lorsqu’il sera malade, les autres prendront soin de lui.

L’être humain est ce qu’on connaît le plus mal. On réduit l’être humain à ce que nous appelons la conscience claire. Or, c’est un flot perdu dans un immense océan car ce sont les tendances inconscientes qui, en grande partie, gouvernent sa vie. L’homme n’est pas une raison. C’est un aspect extrêmement réduit de lui-même : il est un mystère insondable dans lequel on se perd.

Aussi l’éducation ne se fait-elle pas par des leçons mais par le rayonnement, celui de la mère d’abord. Les plus belles méthodes de pédagogie, si elles ne sont pas appliquées par des êtres absolument libérés, échoueront immanquablement. Il n’y a d’action que par ce fond mystérieux qui s’enracine en Dieu par le supraconscient. Car il ya en nous trois degrés : l’inconscient (la cave), le conscient, bien limité, le supra-conscient qui est l’Himalaya de la personne. C’est entre ces deux inconnus que se situe le dialogue.

On peut caricaturer un ennemi, on ne peut pas le percevoir en lui-même. Un être qu’on aime vraiment, on renonce à le dépeindre, à le caractériser : on le vit, comme un espace, comme un univers, comme le sacrement de ce qu’il y a de meilleur.

Il est capital que nous sachions que les êtres auprès de qui nous avons à exercer notre apostolat ne sont pas des mécaniques ambulantes, des schémas réduits à trois ou quatre exemplaires : chacun de nous est une histoire inconnue de soi-même, mais c’est justement cet inconnu qui domine toute notre vie. Dans presque toutes les vies, on retrouve les données de la première enfance, données absolument inconnues du sujet mais qui détermineront toute sa vie.

Extrait p. 235 du livre en vente ici : JE PARLERAI A TON COEUR

 La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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