24 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

HUMILITE, suprême grandeur de Dieu

 

Comment prouver mieux que le Royaume de Dieu est à l’intérieur de nous-mêmes, que ce royaume, c’est nous quand nous l’accueillons, que ce royaume, c’est nous quand nous nous vidons de nous-mêmes pour le recevoir, que c’est nous quand nous devenons transparents à Sa présence et à sa lumière ?

Comment, pour Jésus, le prouver mieux qu’en s’agenouillant lui-même devant ses disciples et en leur lavant les pieds, en faisant à leur égard le geste de l’esclave, ce geste scandaleux en apparence, ce geste qui opère la transmutation de toutes les valeurs, ce geste que d’abord Pierre décline : « Mais comment Seigneur, mais ce n’est pas possible que tu me laves les pieds » !

CITATION

En effet, pour admettre ce geste il faut renoncer à voir Dieu comme une grandeur extérieure. Pour admettre ce geste, il faut comprendre que la suprême grandeur de Dieu, c’est son humilité et sa charité, c’est son dépouillement dans le mystère de la Trinité divine, c’est son amour illimité ; celui qui aime le plus, c’est celui-là qui est le plus grand. Celui qui peut se donner à l’infini, c’est Celui-là qui est Dieu.

Jésus,  à genoux, renverse toutes nos grandeurs pyramidales, toutes nos grandeurs de chair et d’orgueil, et il nous conduit doucement, tendrement, il nous conduit par cette leçon de choses à l’apprentissage de la vraie grandeur. Il donne au plus petit la possibilité de devenir quelqu’un. Il introduit chacun dans cette aventure infinie qui a Dieu pour centre, pour origine et pour terme. Il supprime entre les hommes ces compétitions mortelles qui aboutissent à la haine et à la guerre parce qu’il offre une grandeur qui est possible à tous, une grandeur qui peut être réalisée par chacun au plus intime de son cœur. Davantage : elle ne peut pas être autrement une grandeur.

C’est une grandeur qui nous transforme jusqu’à la racine, une grandeur que l’on devient, une grandeur qui coïncide avec la vie, une grandeur qui rayonne à travers notre présence, et alors, autant qu’il y ait compétition et concurrence puisque, plus chacun devient grand plus les autres grandissent en même temps. Elisabeth Leseur l’a dit magnifiquement : « Toute âme qui s’élève, élève le monde entier ».

On peut imaginer que Nietzsche aurait été tout autre s’il avait compris cela au lieu de s’épuise à poursuivre une grandeur vers laquelle il est tendu jusqu’à la folie ; il aurait été tout autre s’il avait pu comprendre que, justement la grandeur c’est de devenir un espace illimité pour accueillir un amour infini qui se répand sur toute l’humanité et sur tout l’univers.

Après cette consigne donnée par le lavement des pieds, Jésus perpétuera le suprême commandement dans l’Eucharistie ; Après cette leçon de choses qu’est le lavement des pieds, il y aura cet appel éternel à l’accomplissement de l’amour dans le sacrement de l’autel.

Ce lavement des pieds est le geste qui permet à l’homme de reconnaître l’homme. Cette lumière adorable qu’il porte sur nous nous fait percevoir en toute conscience humaine le sanctuaire de Jésus Christ qui nous attend et rassemble ce soir dans son amour.

 

Extrait page 165 du livre en vente ici : LE PROBLEME QUE NOUS SOMMES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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