15 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

MARIE-MADELEINE : Extrait rédigé par l’Elue

 

Easa était l’enfant annoncé par la prophétie tout le monde le savait. Et la prophétie lui prévoyait un destin qui devait être précisément accompli. Easa l’accepta. Il ne le fit pas pour sa gloire personnelle mais pour que son rôle de Messie soit plus facilement compris et adopté par les enfants d’Israël. Plus la vie d’Easa correspondrait exactement aux termes de la prophétie, plus fort serait le peuple lorsqu’il serait parti.

En dépit de tout ce que nous savons, nous ne nous attendions pas à ce qui suivit.

Marie

Easa entra à Jérusalem à dos de mule, comme l’avait annoncé le prophète Zacharie. Nous le suivions, en chantant des psaumes. Une foule immense se joignit à nous dans les rues de la vielle. L’air semblait empli de joie et d’espoir. Les compatriotes de Simon, les zélotes vinrent à notre rencontre ; Et même des représentants du groupe des ésséniens, qui vivaient en reclus dans le désert avait rompu leur isolement pour nous accompagner.

Les enfants d’Israël se réjouissaient car l’élu était venu et les libérerait de Rome, de l’oppression, d e la pauvreté, de la misère. Le fils de la prophétie était devenu un homme, le Messie. Et la force de notre nombre habitait nos cœurs.

L’arrivée d’Easa à Jérusalem fut surveillée par toutes les autorités de la vielle, des prêtres du Temple à la garde de Pilate. Les Romains étaient sur le qui-vive, à cause des fêtes de Pâques. Ils redoutaient un soulèvement ou une émeute, provoqués par une résurgence du sentiment national juif. Et comme des zélotes nous accompagnaient, Pilate ne pouvait agir.

Parmi les nôtres, certains avaient des frères dans la caste des prêtres. Ils nous annoncèrent que le grand prêtre Caïphe, le beau-fils d’Anne, qui nous méprisait tant, avait réuni son conseil pour discuter du « Nazaréen » changé en Messie.

J’ai déjà parlé de cet Anne par le passé, et j’en dirai plus ici sur ses actes. Mais en accompagnant mes mots d’un avertissement : ne condamnez pas le grand nombre à cause des actions d’un seul. La caste des prêtres est, comme les autres, constituée d’hommes qui ont le cœur pur et l’esprit de justice, et d’autres qui en sont dénués. Il s’en trouva pour exécuter les ordres d’Anne, durant les Jours obscures, des prêtres comme des hommes. Certains parce qu’ils obéissaient au Temple, et qu’il était des hommes justes et bons, comme mon propre frère lorsqu’il fit son terrible choix.

Notre peuple était trompé par des dirigeants corrompus, aveuglé par ceux dont la charge était de le guider. Certains s’opposèrent à nous car ils craignaient de voir couler encore le sang juif et qu’ils voulaient que le peuple célèbre Pâques en paix. Je ne peux pas leur reprocher leur choix ;

Faut-il condamner ceux qui n’ont pas vu la Lumière ?

Non. Easa nous a appris qu’il ne faut pas les rejeter, qu’il faut leur pardonner….

La petite femme au voile rouge suivait tranquillement dans l’obscurité. Son cœur battait à un rythme rapide e telle tenait de ne pas se laisser distancer par les deux hommes qui la précédaient à grandes foulées. C’était tout ou rien. Un risque considérable pour chacun d’eux, mais en ce qui la concernait, le plus important de sa vie.

Ils dévalèrent les escaliers extérieurs, dangereusement exposés, en priant pour que les gardes de nuit aient été écartés comme on le leur avait promis. En approchant de l’entrée souterraine, ils se regardèrent, soulagés. Il n’y avait pas de vigiles. Un homme resta dehors pour surveiller les environs ; l’autre, qui connaissait les couloirs de la prison, continue de guider la femme. Il s’arrêta devant une lourde porte et sortit la clé dissimulé dans les plis de sa tunique.

Il regarda la femme, lui parla d’un ton pressant. Ils savaient qu’ils disposaient de très peu de temps avant d’être découverts, elle surtout. L’homme ouvrit la porte et s’effaça pour laisser entrer le petite femme, puis il referma la porte derrière elle, afin de préserver son intimité avec le prisonnier.

Elle ne savait  pas  à quoi elle s’était attendue, mais certainement pas à ce spectacle. Comme on l’avait traité avec cruauté, le bel homme qu’elle aimait. Ses vêtements étaient déchirés, son visage portait la trace de nombreux coups. Cependant, malgré ses blessures, son sourire était empreint de chaleur et d’amour pour la femme qui se jeta dans ses bras.

Il ne la retint contre lui qu’un bref instant car le temps jouait contre eux. Puis il la saisit par les épaules et lui dicta ses instructions. Elle hochait la tête, pour lui affirmer qu’elle comprenait et que tous ses désirs seraient exaucés. Pour terminer, il posa sa main sur son ventre et lui donna une ultime directive. Lorsqu’il eut fini, elle tomba dans ses bras pour la dernière fois, en essayant courageusement d’étouffer les sanglots qui ébranlaient son corps tout entier.

Extrait   du livre en vente ici : MARIE MADELEINE – LE LIVRE DE L’ELUE

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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