09 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

La délivrance d’un cauchemar

 

 

Sans la Révélation trinitaire nous ne pouvons pas savoir qui nous sommes, ni exprimer le problème de l’Homme. Elle nous délivre d’un cauchemar. Elle suscite en nous un émerveillement inépuisable, dans la mesure où nous y apprenons ce qu’est être esprit. Elle seule nous permet d’accéder à la véritable grandeur.

trinité

La Sainte Trinité est pour nous la révélation essentielle ; on peut dire que, sans cette révélation, nous ne pourrions pas savoir qui nous sommes, c’est cette révélation qui va donner un sens à nos revendications et un fondement à notre inviolabilité, c’est elle qui va nous permettre d’atteindre à une divinisation qui ne soit pas un acte de folie e tune manifestation blasphématoire.

En effet, la Trinité est la délivrance d’un cauchemar où l’humanité se débat quand elle se situe en face d’une divinité dont elle dépend et à laquelle est assujettie ; pourquoi Lui plutôt que nous ? Pourquoi suis-je la créature, et Lui le Créateur ? Pourquoi, s’il est mon créateur, m’a-t-il mis dans cette situation de savoir que je suis son esclave ? Pourquoi m’a-t-il donné juste assez d’intelligence pour comprendre que je dépends de Lui ?

Il y a une révolte source et implacable qui monte du cœur de l’homme dans cette confrontation de son esprit avec cette espèce de Dieu qui lui apparaît comme le rouleau compresseur de l’esprit.

Dans l’ouverture du Cœur de Dieu à travers le Cœur du Christ, il ya justement cette manifestation incroyable et merveilleuse que Dieu est Dieu parce qu’il se communique, qu’il est Dieu parce qu’il donne tout, qu’il n’a rien, qu’il ne peut rien posséder ; il est Dieu parce qu’il est la désappropriation infinie et éternelle parce qu’il a la transparence d’un enfant, une transparence où toute espèce d’appropriation est impossible, où le regard est toujours un regard vers l’Autre, où la personnalité, où le moi, n’est qu’un pur et infini altruisme. C’est là la grande confidence qui resplendit dans l’Evangile du Christ. La perle du royaume, c’est que Dieu soit ce Dieu-là.

Jésus en nous révélant la Trinité, nous a délivrés de Dieu. Il nous a délivrés de ce Dieu cauchemar, extérieur à nous, limite et menace pour nous ; il nous a délivrés de ce Dieu-là. Il nous a délivrés de nous-mêmes qui étions nécessairement, et sourdement, même si nous n’osions l’avouer, en révolte contre ce Dieu-là.

Avec la Trinité, nous entrons dans le monde de la relation.

Bien  évidemment, il y a une identification absolue entre la conscience de mon inviolabilité et de celle d’autrui et la réalité de ce moi que je suis tenté d’affirmer avec d’autant plus de passion que je suis en rébellion contre un Dieu qui serait une limite à mon esprit. La Trinité va nous ouvrir les portes de la Lumière. Elle va nous permettre de réaliser notre petite grandeur à la manière de Dieu.

Ce qui est justement si pathétique, et ce qui nous rend sensible la différence entre l’Ancien et le Nouveau Testament, est le passage transcendant qu’il faut opérer de l’un à l’autre, c’est que, tandis que dans l’Ancien, le péché suprême, le péché originel, c’est de vouloir être comme Dieu, dans le Nouveau, c’est cela même qui est l’unique nécessaire.

Extrait page 36 du livre en vente ici : LE PROBLEME QUE NOUS SOMMES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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