07 août 2016 ~ 0 Commentaire

UNE HUMILIATION LIBERATRICE

 

Toute la méthode du « Diagnostic de Ressources » est fondée sur la perception de ses propres limites et de la capacité que nous avons de les déplacer.

Mais lorsque cette démarche s’applique à notre intelligence, elle est probablement plus frustrante que lorsqu’elle concerne d’autres facultés.

humiliation1

Il est plus humiliant de reconnaître que ma pensée est largement limitée par des réflexes conditionnés mentaux que d’admettre que je ne suis totalement maître de mes émotions, ou encore que je ne parviens pas à danser sur certains rythmes.

Cette humiliation particulière s’explique par le système de valeurs particulier de la société occidentale contemporaine qui survalorise la dimension mentale de l’homme. Lorsqu’un Japonais se suicide, c’est en se faisant « hara-kiri », c’est-à-dire en s’enfonçant un sabre dans le ventre ; alors qu’en Occident, on se tirera plutôt une balle dans la tête, ou encore on supprimera l’irrigation du cerveau par pendaison. L’occidental place le centre de son identité dans sa tête. C’est essentiellement sur des critères « intellectuels » que s’opère la sélection des individus dans le système scolaire et dans les concours administratifs.

Pourtant, cette « humiliation » de l’intelligence est une phase nécessaire à un développement harmonieux de toute la personne ; acquérir la maîtrise de soi suppose d’abord la prise de conscience comme quoi les domaines où je croyais être le plus libre sont étroitement conditionnés par des mécanismes les plus diverses. La conscience de ses conditionnements, et le déplacement de certaines de ses limites sont beaucoup plus libérateurs que l’illusion d’une marionnette qui se croit libre. Ce dont il faut d’abord se libérer, c’est surtout de l’illusion de la liberté du petit ego.

La « tête » a une tendance spontanée à « partir dans les nuages », à « être dans la lune » ou encore  » s’enfler » et à se prendre pour une « grosse tête ». Il faut la lester.

L’humiliation implique un retour à « l’humus », c’est sur cette terre ferme qu’il est possible d’établir de solides fondations.

Toutes les démarches traditionnelles d’éveil convergent vers la nécessité de relier le très haut et le très bas.

Extrait du livre page 176 en vente ici sur le blog DES JEUX ET DES RESSOURCES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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