05 août 2016 ~ 0 Commentaire

SAINT CHRISTOPHE : LE BON GEANT

 

La biographie officielle de Saint Christophe fait de lui un personnage mythique. Décrit comme étant d’une taille et d’une force gigantesques (la tradition lui donne 12 coudées, soit cinq mètres de haut), voici racontée la légende en entier, selon la légende dorée….

CHEZ FRANCESCAIl lui vient à l’idée de rechercher le roi le plus puissant de ce monde. Il finit par arriver à la cours d’un roi dont la réputation n’a pas d’égal. Là il entend un jongleur chanter. La chanson parle du Diable, et chaque fois que le jongleur prononce ce nom, le roi qui est chrétien se signe. Très étonné, il demande au roi des explications. Celui-ci lui explique qu’en faisant ce signe, il se préserve de tout le mal que le démon pourrait lui faire. Christophe en conclut que le Diable est plus puissant que le roi et part à sa recherche… Il finit par le trouver dans un désert et se mettre à son service. Un jour, le Diable et Christophe marchent ensemble. Au détour d’un chemin ils se trouvent face à une croix. Aussitôt le Diable est terrorisé et prend la fuite. Christophe le rattrape, l’interroge, apprend de lui l’histoire du Christ, et fidèle à son objectif décide de servir le Christ. Il part donc en quête de quelqu’un qui puisse le renseigner sur celui qu’il a choisi come son nouveau maître. Il finit par rencontrer un ermite. L’Ermite le renseigne, et devant son désir de servir le Christ lui propose de jeûner. Christophe ne peut pas. Il lui demande de prier. Christophe dit qu’il ne peut pas, ne sachant ce qu’est une prière. Alors l’ermite l’envoie en ces termes auprès d’une rivière dont la traversée était fort dangereuse pour les gens de taille ordinaire :  » Si tu passais tous ceux qui surviennent, tu ferais quelque chose de très agréable au roi Jésus Christ que tu désires servir et j’espère qu’il se manifesterait à toi en ce lieu ».

Voilà notre géant passeur. Un jour il entend la voix d’un enfant qui l’appelle : « Christophe, passes-moi ». Il se lève, sort de la cabane qu’il s’était construite près du gué, mais ne voit personne. Il rentre, la voix retentit de nouveau. Il ressort : personne ! La voix retentit une troisième fois. Il ressort et trouve enfin un enfant qui le prie de le passer.

Il prend l’enfant sur ses épaules et s’engage dans le fleuve. Voilà que l’enfant pèse sur ses épaules comme une charge de plomb, le poids est intolérable, au point que Christophe craint de ne pas réussir à traverser avec un tel fardeau. Cessons ici de périphraser et restituons au lecteur le dialogue entre l’enfant et Christophe :

-          Enfant, tu m’as exposé à un grand danger, et tu m’as tant pesé que si j’avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j’aurais eu plus lourd à porter.

-          Ne t’en étonne pas Christophe, car tu n’as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur tes épaules celui qui a créé le monde : car je suis Jésus Christ ton roi…

Si nous prenons le temps d’examiner de près ce récit, la première chose qui nous frappe, c’st son unique motivation « service le roi le plus puissant ». Plus puissants que les trois terrestres, il trouve le  Diable ; celui que l’on appelle « le prince de ce monde ». C’est lui qui régit l’instinct et les besoins matériels ; non que tout ce que nous faisons par instinct ou pour la satisfaction de nos besoins matériels soit faute ou péché, mais tous les abus que nous commettons pour les satisfaire nous sont réputés inspirés par lui.

Plus puissant que le Diable, il trouve « celui dont le royaume n’est pas de ce monde », le Christ. Le Christ, qui bien que mort et ressuscité à l’âge de 33 ans, va venir le voir sous la forme de l’enfant Jésus ; Cette forme est importance, elle montre l’identité absolue (malgré la différence d’âge) entre le crucifié et l’enfant adoré par les mages et les bergers. Elle montre que le Christ reste en permanence et pour l’éternité simultanément l’un et l’autre. Cet enfant Jésus va lui révéler qu’il est à la fois le monde et le créateur du monde. Cella fait du Christ un symbole bien connu des kabbalistes sous le nom d’Adam Kadmon.

Sur l’illustration représentant la vision séphirotique de Saint Jean, nos lecteurs remarqueront que la séphirah appelée Yesod en hébreu est fondement en français est représentée par un géant portant la sphère céleste sur son dos. En l’occurrence, ce géant peut être assimilé au géant Atlas de la mythologie grecque sou à Saint Christophe portant l’enfant Jésus que l’Eglise appelle : « Christophorus (porte Christ).

On remarquera les commentaires portés sur l’illustration :

« Quid expansis in cruce manih  » ce qui signifie « comment s’expanse en croix l’éclair, traversant la totalité des siècles ».

« In prinipio er at verbum » : Ddans le principe était le Verbe”, la première phrase du prologue de l’évangile de Jean.

Cela pour une illustration contenue dans une édition de l’Evangile ressemble saintement aux allégories que l’on propose dans les sociétés initiatiques à partir d’un certain degré d’avancement. En effet l’étude de la Kabbale est avec celle du pythagorisme l’un des fondements de la forme initiatique occidentale. Il faut d’ailleurs faire remarquer que cette illustration est tellement riche que son explication à elle seule prendrait probablement tout un chapitre.

Extrait du livre page 198 en vente ici sur le blog AVENTURE SPIRITUELLE DES SOCIETES INITIATIQUES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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