19 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

UN PLAN DE PREVENTION contre le harcèlement moral

 

 

Même si actuellement de nombreux consultants se disent « spécialiste en harcèlement moral », dans la réalité il y a peu d’intervenants capables de proposer des mesures préventives concrètes. plutôt que de les faire intervenir comme des pompiers de service, il me paraît plus judicieux de leur demander de former, à l’intérieur des entreprises, des spécialistes qui pourront faire de la prévention au quotidien et qui deviendront ensuite des formateurs d’autres personnes au sein de l’entreprise. L’appel au spécialiste extérieur serait réservé aux situations difficiles, impossibles à gérer de l’intérieur.

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Bien entendu, une médiation externe peut toujours être demandée à chaque instant par la personne qui s’estime victime. Former des personnes au sien de l’entreprise, c’est créer un système sur place pour éviter l’isolement des victimes. Cette méthode a été utilisée avec succès dans la prise en charge de la violence externe à La Poste (agressions par les clients ou attaques à main armée). Des consultants extérieurs son venus former les médecins du travail et les médecins de prévention qui ont eux-mêmes organisé ensuite des formations pour tous les salariés exposés.

Parler de prévention du harcèlement moral au sein d’une organisation peut être interprété par certains comme une remise en cause de la gestion du personne, pourtant aucune prévention ne peut se mettre en place sans l’adhésion des différents partenaires. Le plus simple, quand l’entreprise en est pourvue, est de faire voter ses actions de prévention au CHSCT. De toute façon, il faut préparer le terrain en trouvant les bons ambassadeurs du projet. On peut créer, par exemple, un observatoire impliquant des membres de la direction, le personnel médico-social et des représentants du personnel. Il faut que la structure soit suffisamment solide pour supporter des retours et faire front aux attaques qui ne manqueront pas de survenir.

On a vu que le harcèlement entraîne chez les victimes confusion, doute et honte ; Elles ne sont pas en état de se défendre seules, de faire les bonnes démarches, ni même d’oser en parler. Il leur faut donc un porte-parole, hors hiérarchie,  l’intérieur de l’entreprise. Afin d’être sûr que la révélation du problème ne se retourne pas contre la victime et ne vienne pas aggraver la situation, il est essentiel que les personnes qui recueilleront les confidences des victimes soient tenues à la confidentialité. Le personnel médico-social est tenu par le secret professionnel et, par là même, bien placé pour les aider. On pourrait leur adjoindre des « personnes de confiance », comme cela  a été fait en Belgique pour l’écoute des victimes de harcèlement sexuel.

 

Extrait du livre en vente ici sur ce blog MALAISE DANS LE TRAVAIL

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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