16 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

L’ASCESE INTELLECTUELLE

 

L’ascèse intellectuelle était commune à tous les initiés pythagoriciens. Cette ascèse a pour base les mathématiques.

Dès que l’on a écrit ce mot à propos du pythagorisme, il faut faire preuve d’une grande prudence. Les mathématiques pythagoriciennes sont différentes dans leur esprit et dans leurs buts des sciences que nous connaissons sous ce nom. En effet, pour Pythagore, le nombre soutend toutes les réalités psychiques et métaphysiques. Son caractère abstrait en fait un moyen pour l’homme de comprendre le monde et d’appréhender des aspects de la loi divine. Dieu construit le monde par les nombres c’est donc par eux qu’il se manifeste, et à travers eux qu’il peut être appréhendé par l’homme. Cette conception implique de ne pas faire de différence entre géométrie et arithmétique, car elles sont toutes deux des manifestations de la loi des nombres.

Mathematiciens

Pour les pythagoriciens, ce que nous appelons aujourd’hui la « théorie des nombres » était l’étude fondamentale qui permet d’accéder à l’ensemble des mathématiques, et par voie de conséquence, à la compréhension de l’Univers et de Dieu.

Bien entendu, les nombreux auteurs grecs initiés au pythagorisme n’ont pas trahi le secret, ils n’ont exposé de l’enseignement qu’ils avaient reçu que les conclusions qu’ils en tiraient. L’enseignement lui-même, comme en témoigne la lettre de Platon, est incommunicable :

Accusé d’avoir écrit sur l’enseignement pythagoricien, il répondit dans une lettre : « … Il n’existe pas d’écrits de moi traitant de ces choses et il n’en existera jamais. Et cette connaissance ne se laisse pas transmettre comme une série de théorèmes. Ce n’est qu’en effet qu’après une intime accoutumance avec son objet que comme l’embrasement d’un éclair, la flamme jaillit et sa lumière persiste sans nécessiter d’aliments extérieurs« . (7è lettre de Platon).

Il en résulte que tout ce que nous pourrons écrire sur ce sujet, ne pourra donner qu’une vague idée, une idée profane de ce qu’était l’enseignement de Pythagore.

DIEU MATHEMATICIEN

Signalons avant toute chose au lecteur, que l’idée de Pythagore n’est pas originale. Les Egyptiens et les Chaldéens et sans nul doute bien d’autres peuples avaient inclus ce concept dans leurs enseignements traditionnels. Il est bien possible,  il est même hautement probable que Pythagore n’a fait que transmettre ce qu’il avait reçu en procédant éventuellement à des adaptations rendues nécessaires par le contexte culturel et religieux grec.

Tendons donc maintenant de donner un aperçu rapide au lecteur de cet enseignement mathématique. Au commencement est l’UN. L’incréé, qui n’a ni commencement ni fin, l’UN a de multiples images dans le monde et ces images sont « l’unité ». Est unité le point, mais aussi l’atome ou l’unité de distance absolue, définie comme la distance minimum entre deux points.

L’unité, l’image d e l’UN est ce qui n’a pas d’égal, le principe de l’impair (impair signifie – ce qui n’a pas de pair- c’est-à-dire d’égal). L’unité sera donc considérée comme n’étant pas un nombre (son impairs des nombres qui ne peuvent être divisés en deux parties entières égales).

L’UN se divise pour créer Deux. Deux, sera le principe de la parité, et les pythagoriciens ne lui reconnaîtront pas non plus la qualité de nombre (sont pairs les nombres qui peuvent être divisés en deux parties entières égales). Un uni à deux formera trois qui sera le premier de tous les nombres et le premier nombre impair.

Ces deux principes étant posés, les nombres peuvent être représentés par des points alignés sur un plan ou dans un espace à trois dimensions. Les nombres ainsi représentés donneront, par les figures qu’ils formeront spontanément, des images intelligibles de l’action des lois divines dans les mondes matériels et immatériels. Les lois qui pourront être déduites de la formation de ces figures, seront des traductions compréhensibles pour l’homme des lois divines.

L’UN sera donc à la fois extérieur (transcendant) à se création, contenu dans le monde, contenant du monde, et source immanente de toute la création. Tout l’univers se développera à partir de l’UN, mais tous ces développements résulteront de l’opposition entre les principes d’unité et de dualité, entre l’impair et le pair….

Extrait du livre page 75 en vente ici sur le blog AVENTURE SPIRITUELLE DES SOCIETES INITIATIQUES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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