14 juillet 2016 ~ 1 Commentaire

QUAND RIEN N’ARRIVE

 

 

N’avons-nous pas tous rêvé à ce qui pourrait nous rendre suprêmement heureux ? Exaucer nos moindres rêves ? Et si vous pouviez obtenir tout ce que vous désirez en agitant une baguette magique, que demanderiez-vous ? Est-ce de la gloire que vous rêvez ? Ou est-ce l’argent qui vous apporterait le bonheur suprême et la liberté que vous cherchez ? A moins que vous n’aspiriez qu’à la félicité d’une vie de famille comblée ?

 moise

Mais peut-être n’est-ce pas encore assez ? Supposez alors que vous soyez considéré par l’intelligentsia comme le plus grand écrivain qui ait jamais existé et que votre nom soit synonyme de génie. Etoile littéraire révélée dans le monde entier, vous êtes l’ami des plus grands penseurs, artistes et hommes d’Etat. Beaucoup de gens vous considèrent comme l’être humain le plus sage de la terre, le juste parmi les justes. Chacune de vos paroles ou presque est citée comme parole d’évangile dans les grandes capitales du monde, de Paris à New York, ou Moscou. Supposez que tous ces dons vous échoient simultanément. Seraient-ils suffisants pour vous assurer un bonheur et une paix inaltérables ?

Peut-être. Pourtant, ces dons ne furent pas suffisants pour assurer le bonheur de Léon Tolstoï. En fait le grand romancier russe, arrivé à la moitié d’une existence apparemment comblée unanimement fêté par ses contemporains, était si insatisfait de celle-ci qu’il affirmait à qui voulait l’entendre que plus rien d’important ne lui arrivait. Pourquoi ? Parce que tous ces événements si palpitants en apparence ne concernaient que l’aspect le plus superficiel de sa vie. Tout au fond, son âme se desséchait. Elle agonisait, expliquait Tolstoï. Et aucun des remèdes habituels ne pouvait rien pour lui. C’est ainsi que, ver s l’âge de cinquante ans, il commença à éprouver un étrange sentiment, une lourde et diffuse anxiété qui le convainquit, comme il l’écrit dans son testament spirituel, Une confession, qu’il « ne savait pas comment vivre ».

…. Ce sentiment de vacuité qui assaillit Tolstoï à la maturité d’une vie réussie, l’écrivain finit par le reconnaît pour ce qu’il était réellement : un vide spirituel qui attendait d’être comblé. La créature qu’il avait prise pour une bête féroce le pourchassant se révéla être un émissaire divin porteur d’une bonne nouvelle ; votre cœur sacré attend votre retour. Il est temps d’entreprendre le second voyage de la vie, le voyage de l’âme. Dans les décennies qui suivirent, Tostoï répondit à l’injonction par une quête passionnée. Dédaignant les honneurs que le monde entier lui décernait, il se mit à s’habiller et à vivre comme un simple paysan. Il se nourrissait des produits de ses terres et distribuait argent et conseils spirituels  à tous ceux qui lui en demandaient. Il consacra la seconde partie de sa vie au service et à la méditation.

Extrait page 115 du livre En vente ici sur ce blog LES CHEMINS DE L’HARMONIE 

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

Une réponse à “QUAND RIEN N’ARRIVE”

  1. Bonsoir,

    Je découvre et te remercie de tous tes articles si instructifs……j’ai bien fait de ne pas perdre mon temps à l’école !!!


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