21 mai 2016 ~ 0 Commentaire

Les fonctions de l’épaule

 

Lorsque les épaules ne sont pas soutenues  en bonne place par une musculature bien développée, lorsque leur forme n’est pas assurée par le relief de chairs assez abondantes, tout le haut du corps subit une déformation des plus disgracieuses. L’épaule roule en bas et en avant, la poitrine se creuse, les omoplates se décollent, le corps fléchit et la colonne vertébrale se coude.

fonctions de l'épaule

Ces tares physiques se rencontrent spécialement chez les jeunes gens et les jeunes filles, au moment de leur croissance. Si, plus tard, elles sont moins frappantes, c’est que la graisse a comblé les vides, masqué les déviations, donné un volume apparent au cou trop grêle : mais les conséquences physiologiques de l’insuffisance musculaire des épaules n’en subsistent pas moins : les malheureux ont toujours une attitude vicieuse, une respiration superficielle, une cage thoracique sans expansion.

Ainsi le développement et l’entraînement de la musculature des épaules se posent comme des points forts importants de la culture physique.

Avant de préciser les exercices nécessaires, à sa culture musculaire, il convient d’examiner quelles sont les fonctions de l’épaule.

Le bras, dont la dextérité caractérise notre race humaine, doit jouir autour de son articulation d’attache d’un jeu très étendu ; et, de fait, l’enfant à sa naissance peut faire jouer son bras autour de son épaule à peu près dans un plan vertical. Nous devrions conserver toute notre vie cette amplitude du mouvement de l’épaule, si, par l’exercice, nous entretenions en bon état ses surfaces articulaires et les muscles qui commandent son mouvement.

Afin d’obtenir ce jeu étendu, le bras ne s’articule pas directement au thorax, mais se rattache au tronc par l’intermédiaire d’un os mobile, l’omoplate. C’est en raison de la présence de cette pièce intermédiaire que l’atrophie des muscles de la région aboutit si aisément au déséquilibre de toute la partie supérieure du tronc. L’omoplate sur laquelle joue le bras n’est en effet maintenue à sa place que par la contraction de nombreux muscles insérés tout autour d’elle ; il faut que ces muscles soient capables de l’immobiliser vigoureusement lorsque le bras produit un effort sous une résistance importante (lever de poids, action de grimper, coups de poing, etc…).

Il est encore nécessaire que toute la musculature qui entoure l’omoplate soit symétriquement développée. Cela peut manquer même chez les athlètes, car la pratique constante d’un exercice spécial peut développer exclusivement les muscles fixateurs de l’omoplate au bras.

Il faut donc cultiver à la fois la force et la souplesse de l’articulation de l’épaule. Il faut que le bras puisse décrire, dans le même plan le cercle le plus parfait possible ; mais il faut aussi que les muscles deltoïde, trapèze, sous-scapulaire, sus et sous-épineux, rhomboïde, angulaire et grand rond soient harmonieusement et puissamment développés. Ce n’est qu’ainsi que, sans aboutir à l’attitude engoncée des gros lutteurs forains, en conservant la vitesse et l’agilité – qualités essentielles du bras de l’homme – on se fera des épaules arrondies, maintenues à leur place ; c’est ainsi qu’on obtiendra des omoplates bien fixées contre le dos et une colonne vertébrales pourvue de points d’appui suffisants pour qu’elle ne se voûte pas sous l’effet de la pesanteur.

Extrait du livre en VENTE ICI : GYMNASTIQUE QUOTIDIENNE

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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