30 avril 2016 ~ 0 Commentaire

Briser la barrière des conventions

Conventions

Il n’existe ni règles, ni lois, ni traditions qui s’appliquent universellement, y compris celle-ci.

 Le monde est rempli d’impératifs, de « on doit », « il faut que » auxquels  les gens se plient sans les passer au crible de la critique et dont l’accumulation engendre de très larges zones erronées. On se laisse guider par des règles et des principes auxquels on ne souscrit même pas et dont on est néanmoins incapable de se détacher pour juger de leur utilisé ou de leur inutilité.

 Rien n’est absolu. Il n’existe aucune règle, aucune loi qui soit universellement valable ou dont l’application apporte des avantages optimaux dans toutes les occasions. La souplesse est, et de loin, la plus grande des vertus. Cependant, il peu être difficile, voire impossible, de tourner le dos à une loi impraticable ou d’enfreindre une tradition absurde. S’adapter à la société dans laquelle on vit – ce que l’on appelle l’enculturation – est parfois commode, mais si on la pousse jusqu’à sa limite extrême, cela devient une névrose, particulièrement quand la soumission aux impératifs provoque le désarroi, la dépression et l’anxiété.

 Nous ne disons nullement que vous devez traiter les lois par le mépris ou vous moquer des règles uniquement parce que cela vous convient. Les lois sont indispensables et l’ordre est un élément important d’une société civilisée. Mais adhérer aveuglément aux conventions est quelque chose qui, en fait, peut être beaucoup plus destructeur au plan de l’individu que de violer les règles. Celles-ci sont souvent stupides et il y a des traditions qui n’ont plus aucun sens. Dans ce cas, si vous êtes dans l’incapacité de mener une existence harmonieuse sous prétexte que vous êtes contraint d’obéir à des codes déraisonnables, il est temps de reconsidérer et ces codes et votre comportement.

 « je n’ai jamais eu de principes qu’il ne m’était impossible d’appliquer en tout temps, disait Abraham Lincoln. J’ai simplement cherché à faire ce qui était le plus sensé dans le moment présent ». Lincoln n’était pas esclave d’une doctrine monolithique valable dans chaque cas d’espèce, même si la doctrine était conçue dans cette intention.

 Les impératifs ne sont malsains que lorsqu’ils sont en contradiction avec un comportement positif et efficace. Si vous faites quelque chose d’ennuyeux et d’improductif par soumission à un impératif, vous renoncez à votre liberté de choix et acceptez de dépendre de forces extérieures. Analyser de façon plus approfondie la dépendance externe et la dépendance interne est une démarche utile à accomplir avant de poursuivre l’examen des impératifs erronés qui peuvent encombrer notre existence.

 Contrôle interne et contrôle externe

 On a établi que, dans notre civilisation, sur cent personnes, soixante-quinze étaient extérieurement motivées et vingt-cinq intérieurement motivées. Autrement dit, vous avez plus de chances de faire partie de la première catégorie que de la seconde. Etre « extérieurement motivé », qu’est-ce que cela veut dire ? Pour l’essentiel, que vous attribuez la responsabilité de votre état émotionnel présent à quelqu’un ou à quelque chose qui vous est extérieur. Ainsi, si l’on vous demande pourquoi vous avez le cafarda et si vous répondez, par exemple ; « Mes parents me font des misères », « Elle m’a fait de la peine » etc… vous êtes extérieurement motivé. Réciproquement, si lorsque l’on vous demande pourquoi vous êtes heureux, vous répondez : « Mes amis sont chics avec moi », « Ma chance a tournée etc… vus vous référez toujours à un cadre extérieur, vous rendez quelqu’un ou quelque chose d’extérieur responsable de votre état âme.

 La personne intérieurement motivée, en revanche, s’assume sans hésitation – et les gens qui s’assument ainsi sont rares. Si on leur pose les mêmes questions, leurs réponses sont intériorisées : « Je me raconte des histoires », « J’attache trop d’importance à ce que disent les autres » etc… De même, l’individu intériorisé qui a une attitude positive se réfère à lui-même dans ses réponses ; « Je fais des efforts pour être heureux » !

 A quelle catégorie appartenez-vous ?

 Jamais vous ne vous accomplirez si vous persistez à vous plier aux forces extérieures, à  penser qu’elles vous contrôlent. Etre efficace, cela ne veut pas dire éliminer tous les problèmes de l’existence mais substituer le contrôle interne au contrôle externe. On devient alors soi-même responsable de toutes ses expériences émotionnelles. Nous ne sommes pas des robots qui errent toute notre vie durant à travers un labyrinthe ! C’est à nous d’examiner les « réglementations » d’un œil plus critique et d’entreprendre de contrôler nos pensées, nos sentiments et notre comportement.

Extrait du livre en VENTE ICI : VOS ZONES ERRONEES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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