26 avril 2016 ~ 0 Commentaire

Suicides et/ou peur de la Vie

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La peur est un phénomène intangible, une émotion illusoire et insidieuse, capable d’occasionner dégâts et destruction si on la laisse se développer. Nous avons pour la plupart, plus ou moins peur de la mort ; n’est-elle pas considérée comme le grand «inconnu » ? Cela n’empêche pas nombre d’entre nous d’avoir également peur de la vie, de l’échec, de la compétition avec nos semblables, peur aussi d’effectuer le pas qui nous fera prendre le virage et affronter « l’inconnue ».

Au cours de mon existence, j’ai traversé des périodes où j’avais peur de vivre et peur de mourir, et c’est ma connaissance du monde et des rouages de l’univers qui me donne l’audace d’exister, le courage d’être moi-même avec sérénité, la capacité d’aller de l’avant, à la rencontre des nombreux défis que la vie nous apporte.

Les anciens, les grands-pères, les Indiens d’Amérique, croyaient que chaque individu détient en lui le pouvoir de l’univers et qu’il peut choisir d’en faire ce qu’il veut. Comme leurs homologues d’autres cultures, ils avaient une compréhension du monde des esprits et de tout ce que l’univers englobe. Cette connaissance leur permettait de vivre une existence éclairée, de la prendre, tout comme la mort, telle qu’elle leur venait, avec joie et fierté. Il y a dans Hanta Yo ! le livre de Rube Beebe Hill sur les Indiens d’Amérique, une expression qui résume parfaitement mon propos :

« Une spiritualité normal et consciente ».

La vie est une grande aventure, un processus d’apprentissage qui nous aide à grandir si nous la prenons à bras le corps. Ce développement peut nous permettre de découvrir notre mi spirituel et de savoir exactement qui nous sommes. Nous devons tous franchir la porte de la mort. C’est ce moi spirituel qui, s’étant dépouillé du corps physique, nous permet de poursuivre notre vie, tout en continuant à grandir et à apprendre.

J’admets volontiers qu’il m’est impossible d’affirmer que je serai capable de franchir la porte en hâte au moment de ma mort car, aujourd’hui encore, la perspective de laisser derrière soi sa famille et surtout ses enfants m’attriste.

Je suis certaine que le voyage qui m’attend me procurera une appréhension, mais je sais aussi qu’un instant me suffira pour voir la lumière qui m’indiquera la voie à suivre. Je sais également qu’ici-bas, j’avance sur une route qui peut être éclairée si je prends la peine de bien regarder. Cette certitude efface ma peur de vivre.

Malheureusement, certains ne le comprennent pas. Ils n’étaient pas éveillés aux joies de la vie, au don si précieux qu’est la vie. Aveuglément, le cœur empli de crainte, ils ont donc cheminé sur cette terre dans les ténèbres et la solitude. Ces personnes ont choisi d’anéantir leur propre vie.

Il n’est pas facile de parler du suicide, puisqu’il s’agit d’une mort que l’on se donne soi-même. Une personne utilise son libre arbitre pour décider de mettre fin à ses jours. Mais en vérité, et les auteurs de cet acte le découvrent trop tard, la vie continue. Certains appartenant au monde religieux et juridique, estiment que le suicide est un crime abominable. Affirmer qu’il s’agit ou non d’un crime revient à être juge et jury. Je vous laisse à votre propre discernement !

Extrait du livre en VENTE ICI : UNE LONGUE ECHELLE VERS LE CIEL

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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