21 avril 2016 ~ 0 Commentaire

Que sait-on des causes de l’Autisme

autisme

L’autisme n’a été décrit pour la première fois qu’en 1943, par le pédopsychiatre Leo Kanner. Bien qu’il ait au départ parlé d’une « incapacité biologie », Leo Kanner a ensuite évoqué la notion de « froideur affective » des mères ; Mais c’est surtout avec Bruno Bettelheim que la théorie de l’origine maternelle de l’autisme s’est développée aux Etats Unis et en Europe : la mère mortifères, par son défaut d’amour et son désir destructeur, serait à la source de l’autisme de l’enfant. Les enfants autistes sont décrits comme les prisonniers des camps de concentration, et pour les sauver, il faut les séparer de leur mère pathogène….

Cette hypothèse n’est aujourd’hui plus admise, mais subsiste encore l’idée d’une certaine culpabilité maternelle, culpabilité inutile et toxique que nous nous efforçons de déraciner lorsque nous nous occupons des enfants autistes : il est indispensable de restaurer la mère dans une image positive pour qu’une bonne alliance puisse se tisser entre l’enfant, la mère et les soignants.

A ce jour, les études scientifiques s’accordent pour reconnaître que l’autisme résulte d’une altération envahissante du développement de diverses fonctions du système nerveux central. Autrement dit, la ou plutôt les causes de l’autisme sont neurobiologiques. Les parents ne sont aucunement responsables de la maladie de leur enfant. Certes, il y a une interaction entre une prédisposions biologique et des facteurs internes et externes, de sorte qu’on peut protéger l’enfant du risque ou au contraire augmenter le risque et son expression clinique. Mais, en aucun cas, la maladie n’est générée par une carence affective, ce qui veut dire que la recherche d’une cause « cachée » qui pourrait expliquer, voire guérir la maladie est un leurre. Si l’autisme se manifeste comme un trouble de la relation avec autrui et donc, en premier lieu avec la mère, c’est notamment parce que l’enfant n’est pas capable décoder les informations sociales – il ne perçoit pas normalement sa voix, il ne perçoit pas son visage comme n’importe quel autre enfant – non parce que s amère n’a pas su l’aimer !

Bien d’autres expériences passionnantes ont porté sur ce qu’on appelle le « cerveau social » c’est-à-dire sur ce qui concerne nos capacités à nouer des relations avec les autres, à comprendre leurs pensées, leurs intentions, leur désirs. A l’université de Cambridge, Simon Barron-Cohena montré que les personnes autistes ne comprenaient pas les émotions d’autrui. Tout se passe comme si elles n’étaient pas capables de poser l’hypothèse que les autres ont des pensées et des émotions, comme si elles ne pouvaient imaginer que l’on pense différemment d’elles. Là encore, l’imagerie fonctionnelle permet de visualiser des dysfonctionnements que les études cliniques avaient déjà établis.

Extrait du livre – en vente sur le blog LE LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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