19 avril 2016 ~ 0 Commentaire

Avoir la FOI

avoir la foi

Toutes les religions ont été fondées sur un personnage charismatique bénéficiant de l’expérience de Dieu, parfois envoyé par Lui pour éclairer les hommes.

Malheureusement, l’expérience religieuse n’obéit pas aux critères actuels de la science occidentale, pour laquelle ce qui est réel est ce qui peut être observé partout et par tous et reproduit. Aussi un fossé s’est-il creusé entre la science et la foi, car l’expérience des mystiques n’est donnée qu’à une infime minorité et n’est pas reproductible.

La foi religieuse s’appuie sur une révélation divine transmise par des prophètes et fixée par des textes sacrés. Pour un chrétien, la foi est une libre adhésion de l’esprit aux vérités révélées par le Christ et enseignées par l’Eglise. Celle-ci s’efforce de montrer que la foi surnaturelle n’est pas contraire à la raison, mais l’accomplit, en lui faisant connaître des vérités qui le dépassent et enrichit ainsi le trésor de ses connaissances et de sa croissance spirituelle.

Dieu étant par essence insaisissable, il est difficile d’établir un critère commun de la foi appliquée à toutes les religions. C’est pourquoi les églises ont établi des dogmes, des articles de foi. Dans les Etats totalitaires, autrefois comme aujourd’hui, l’adhésion du pouvoir politique au dogme a souvent entraîné une obligation abusive d’adhérer à la foi et aux pratiques religieuses. Cet abus, ajouté à celui du pouvoir temporel et des richesses ecclésiastiques, ont fondé la notion démocratique de laïcité et provoqué en Occident la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les dépositaires de la foi avaient oublié la règle d’or, le libre agrément, exprimé par le conseil de Tolède : « Ne faites violence à personne pour l’amener à la foi ».

L’Eglise d’aujourd’hui l’a compris. « La foi est la première vertu théologale, dit le nouveau Catéchisme. Elle affirme la croyance en Dieu et à tout ce qu’il nous a dit et révélé et que la sainte Eglise nous propose de croire ». « Par la foi, l’homme s’en remet tout entier libremetn à Dieu ». Elle est la substance des choses que nous espérons, avait déjà dit prudemment saint Paul.

La tendance actuelle de l’Eglise romaine est fortement sociale. Si le juste vit de la foi, il agit par amour « Sans les œuvres, la foi est vaine », avait encore dit saint Paul. La foi est intimement associée aux deux autres vertus théologales, car « privée de l’espérance et de l’amour, la foi n’unit pas pleinement le fidèle du Christ et n’en fait pas un verbe vivant de son corps ».

En conclusion, la connaissance (relative) de Dieu procède de trois approches :                1.L’expérience mystique personnelle, sentiment indescriptible qui s’empara de la totalité de l’être. 2. L’adhésion (la foi) par la raison. 3. L’adhésion confiante à une tradition qui est transmise par les Ecritures, par la famille et par les maîtres. Ainsi, nous dit André Frossard, « se distinguent et s’unissent dans l’architecture de la vie spirituelle la part  de l’intelligence et celle du don, comme dans le vitrail la part de l’œuvre humaine et celle de la lumière ».

Extrait du livre – en vente sur ce blog  LE LIVRE DE LA SAGESSE ET DES VERTUS RETROUVEES

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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