16 avril 2016 ~ 0 Commentaire

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans l’écriture d’un livre, d’un roman

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  • La simplicité et le naturel sont un art.
    L’expression des grands écrivains est chez eux toujours naturelle, ou semble naturelle. Pourquoi ? Parce qu’ils utilisent le mot juste et unique, celui qu’il fallait placer ou utiliser pour caractériser une nuance particulière, une pensée.
 La simplicité seule est souvent sans couleur et risque de rendre compte d’un texte sans relief ; le naturel l’habille. On le voit, le naturel et la simplicité sont la vraie énergie de l’écrivain.
  • Le naturel s’acquiert.
    C’est presque toujours par le labeur qu’on y parvient. Le naturel est le résultat de l’effort. La Fontaine, par exemple, n’est parvenu à cette simplicité naturelle de son style que par le travail. Il raturait, corrigeait en permanence et réécrivait souvent une dizaine de fois, une vingtaine de fois ses fables. Or le sentiment que donne le naturel, c’est d’avoir été écrit sans effort.
  • L’originalité, l’a-t-on ou peut-on la gagner ?
    Quand on s’y met, on constate souvent que son propre style est plat, banal parce qu’on n’a pas l’instinct de s’en débarrasser. On cherche trop à écrire l’histoire. Comment faire pour éviter le style élégamment banal ? Il faut, en tout cas envisager de voir l’idée autrement, prendre un autre ton que celui de la neutralité absolue. C’est possible, une fois que vous avez adopté un angle : langue classique, populaire, précieuse. C’est un parti pris. Une fois choisi, il faut s’y tenir.
  • Adjectifs incolores et adverbes sans saveur.
    Comment on doit procéder pour chasser la banalité du style et lui donner de l’originalité ? Commencez par éviter poncifs et clichés. Cela ne fera pas de vous un grand du « style » mais cela vous évitera quelques rires sous cape. Le chômage n’est pas pénible, le divorce n’est pas une épreuve, la mort n’est pas triste et une odeur n’est pas pestilentielle. Gardez cela en tête.
  • Le style, c’est personnel et c’est inné.
    « Apprendre » à écrire un livre, à raconter sa vie… En réalité, on « n’apprend » pas à écrire. Chacun sent en fonction de sa personnalité et il n’y a pas d’école du talent. Les belles pensées, les phrases harmonieuses sont en vous et ne s’apprennent pas. En revanche, les conseils sont nécessaires et développent vos qualités.
    Attention cependant, il y a dans l’écriture des règles précises, une science du travail détaillé et qui fournit des ressources à l’inspiration. On aime souvent des formules qui sont dues à des combinaisons de mots, à des habiletés de structure de phrases, aussi bien qu’à des hasards inattendus. On peut donc se former et acquérir des qualités d’écriture. C’est faute de travail que l’on « écrit mal ».
  • Les techniques d’écriture s’apprennent.
    Le travail aide l’inspiration, il la développe ; les techniques d’écriture peuvent s’apprendre à force de patience. Analyser la forme, travailler les tournures et les expressions, trouver et créer son style. Mais que peut-on apprendre, que peut-on enseigner ? Chaque auteur a son style. Quelle forme plutôt que telle autre est préférable ? Le style régulièrement construit, le style haché à la Céline, les vers… Tout est bon pourvu que ce soit beau.
    Chacun doit bien écrire dans son propre style. Il y a un art commun à tous les styles. C’est cet art qui constitue la science d’écrire. Un bon vers n’a pas d’école, disait Flaubert.
 Un bon style non plus. Les pasticheurs sont faciles à démasquer. Ce que nous conseillons, c’est de décomposer et d’assimiler tous les styles, puis d’en construire un, le vôtre. Ecrivez bien d’abord, et l’originalité de votre forme arrivera seule.
  • Laisser émerger vos qualités.
    En premier lieu, adoptez le moule classique, la forme prévue et la sobriété littéraire, la probité, l’équilibre. Si vous avez des qualités, laissez-les s’exprimer. Ne partez
 pas dans l’original pour être original. Ne cherchez pas l’exceptionnel, le différent, l’exagéré. Suivez la construction générale de la phrase française, telle qu’elle est sortie du latin et telle que l’ont maniée trois siècles d’excellents écrivains.

Un atelier d’écriture pour apprendre à élaborer son histoire ?

Venus des pays anglo-saxons où ils sont très répandus, les ateliers d’écriture désignent un lieu coopératif consacré à l’écriture qui sollicite la créativité des participants. En particulier au moyen de contraintes et de sujets volontaires proposés au groupe par l’animateur.

Ces ateliers d’écriture  peuvent avoir différents objectifs en fonction du public : création, techniques littéraires, rythmes d’un texte, construction. On s’essaie, on se mesure aux autres, on apprend en faisant des retours sur les textes des autres. Peu à peu, c’est l’univers de chacun qui prend forme. Et trouve son fond. On construit ensemble, on repère ce qui marche ; on travaille uniquement sur les textes, jamais sur les personnes.

Ce n’est pas le beau, qui guide, ce n’est pas le j’aime / j’aime pas, c’est la qualité de l’élaboration. La pédagogie y est souvent constructive.

Quelques ateliers d’écriture qui ont retenu notre attention.
« Les ateliers d’écriture Claire Marine » : Claire Lemouchoux.
« Mot à mot » : Joëlle Guillais.
« Accompagnement littéraire » : Clémence Borin.
Et beaucoup d’autres : E. Bing, Aleph écriture…

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