22 mars 2016 ~ 0 Commentaire

A LA RECHERCHE DU BIEN ET DU MAL

le bien et le mal

« Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis » s’exclame Ivan Karamazov dans le roman de Dostoïevski. Dans cette hypothèse d’un recours impossible à une morale révélée, beaucoup de philosophes considèrent que les critères du Bien et du Mal ne possèdent plus aucun fondement stable et universel, qu’ils sont relatifs à une époque et à une culture données. Il faut alors se demander si la quête d’une éthique à vocation universelle n’est pas illusoire.

Pour traiter de cette question, nous formons un attelage dissemblable. L’un d ‘entre nous, médecin, chercheur et généticien, blanchi sous le harnais des débats éthiques en biologie et médecine, ne partage par l’idée d’un relativisme moral généralisé. Dieu, il n’en fait pas l’hypothèse ; néanmoins, il juge possible, voir nécessaire, de se référer à des règles morales à vocation universelle du simple fait que, en leur absence, l’homme n’aurait pu émerger de son animalité.

L’autre, professeur d’université, s’appuie sur sa longue fréquentation à la pensée philosophique et sur ses propres analyses pour pousser son partenaire dans ses retranchements, l’amener à expliciter, voire à justifier chacune de ses prises de positons.

Nous confrontons tous deux les implications d’une telle vision aux situations concrètes de la vie : la sexualité, la libre disposition de son corps, la pornographie, la prostitution, la procréation, la génétique, la fin de vie et l’euthanasie. Nous nous essayons dans notre dialogue, à une analyse morale de l’évolution de nos sociétés. A la recherche des traces de la « vie bonne » dont parlait Aristote, nous n’hésitons  pas à soulever le problème insoluble : la morale est-elle compatible avec les transformations de la société et avec la politique ?

En bref, nous tensons dans un débat sans concession de poser la question de la place du Bien et du Mal dans le développement des sociétés au XXIè siècle. Axel Kahn et Christian Godin.

« Une théorie défendue par un certain nombre d’anthropologues établit que l’homme n’a peur de la mort que depuis peu de temps parce que ce n’est pas la mort que l’homme a d’abord craint, mais le mort. Le mort, c’est un cadavre, un être que l’on a vu vivre, parler, travailler, jouer, et vis-à-vis duquel on avait un certain nombre de contentieux non réglés ».

PREFACE DU LIVRE ICI : L’HOMME, LE BIEN, LE MAL

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