25 février 2016 ~ 0 Commentaire

LA PRATIQUE DES RUNES

RUNES

La pratique des runes divinatoires était répandue parmi les anciens peuples du nord de l’Italie et de l’Allemagne.

Les écrits de Plutarque et de César mentionnent déjà l’oracle runique. Il en est aussi fait mention dans Germania de Tacite. Il y a décrit précisément l’usage des runes de divination au 1er siècle de notre ère. Il rapporte ainsi que les Germains apportaient beaucoup de soin à la préparation de l’oracle. Ils coupaient une branche noisetier qui était soigneusement débitée en plaques de dimensions égales, et qui étaient ensuite marquées des caractères runiques. Ensuite, les runes étaient lancées au hasard sur une toile blanche.

Pour un oracle public, un prêtre ou une prêtresse accomplissait le rite ; pour une consultation privée, le chef de famille lisait les runes. La procédure était toutefois la même dans les deux cas. Après une prière dédiée à Odin, la personne jetant les runes regardait vers le ciel et prenait au hasard trois plaquettes de vois gravées de runes. Puis elle lisait le sens des runes et dévoilait l’oracle, offrant des conseils selon les indications données par les runes.

Cette interprétation permettait de prédire l’venir en fonction de la question posée ; le tirage des runes était généralement réservé à un groupe particulier de la classe sacerdotale qui se considérait comme apparenté par le sang à Odin. Mais il existait sans doute des « sorciers » ne faisant pas partie du clergé et pratiquant l’oracle runique. Prêtes et prêtresses étaient les héritiers spirituels des chamanes du néolithique. Le chamanisme est en effet la plus ancienne expression religieuse de l’humanité.

Le jeteur de runes devait être un expert dans son domaine. Cela était particulièrement vrai dans l’utilisation magique des runes. Il est rapporté qu’un célèbre maître des runes, nommé Egill, fut consulté par les parents d’une femme mourant d’une fièvre. Un autre magicien dans l’art des runes avait déjà été consulté par la famille, mais il n’avait pu guérir la jeune femme. Appelé au chevet de la malade, Egill découvrit que le magicien avait gravé des runes incorrectes sur le fanon de baleine qu’il avait accroché au-dessus de la couche de la jeune femme. En colère, Egill condamna ce maître des runes qui manipulait dangereusement des forces qu’il ne pouvait contrôler et ne comprenait pas vraiment.

« Un homme ne devrait pas graver les runes s’il ne sait les lire correctement.

Il est arrivé à plus d’un de chanceler sur un t racé défaillant.

Ainsi ai-je vu sur un os de baleine dix traits sombres gravés, par ton inexactitude ; longue maladie tu as provoqué ».

Cet avertissement reste valable pour la pratique divinatoire des runes, surtout lorsqu’on propose ses servies à d’autres que soi-même. Jeter les runes pour autrui est une responsabilité que l’on ne doit pas prendre à la légère. Il ne faut jamais tenter de répondre à des questions sur un sujet important ou grave avant de bien maitriser le sens des runes et leurs relations entre elles dans un oracle. Mieux vaut suivre l’enseignement d’Egill et renoncer à exercer lorsque l’on n’est pas sûr de soi. Le savoir runique d’Egill était très important. Il raya les runes incorrectes et grava les runes correctes sur le fanon de baleine, qu’il plaça ensuite sous l’oreiller de la malade. Peu de temps après, celles-ci se réveilla de son sommeil fiévreux et guérit.

Coïncidence ? Superstition ? Peut-être bien, mais l’esprit éclairé se garde de crier à l’impossible. Rien n’est plus néfaste pour la connaissance que le présomptueux qui croit tout savoir.

EXTRAIT du livre : A B C DES RUNES   

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