25 février 2016 ~ 0 Commentaire

FAUT-IL ETRE RELIGIEUX OU SPIRITUEL POUR MEDITER

BOUDDHA

Faut-il adhérer à une religion ou à un mouvement spirituel pour bien méditer ? Autrement dit, si vous ne croyez pas ni en Dieu ni en diable et si vous ne souhaitez pas élever votre âme, est-ce que la méditation est quand même pour vous ? Oui, et pour plusieurs raisons.

Il est incontestable que la plupart des pratiques méditatives actuelles sont sorties du berceau de spiritualités ou de religions. Pour autant, ces pratiques n’évoquent pas toutes l’existence d’ Etre(s) suprême(s) ; le bouddhisme s’appuie sur l’enseignement d’un simple humain ; le taoïsme évoque un mouvement naturel universel mais ne lui donne pas d’existence palpable ; la Gnose moderne recherche simplement l’expérience de la connaissance. Plus près de nous, la technique psychothérapique de la Mindfulness, qui se traduit e français par la « pleine conscience », se veut résolument dénuée de spiritualité, afin d ‘être accessible au plus grand nombre de patients.

D’ailleurs, quand la méditation est utilisée à seule fin d ‘améliorer la santé, croire ou ne pas croire n’a aucune importance ; une étude californienne s’est intéressée aux bénéfices communs entre différentes pratiques, qu’elles soient laïque sou judéo-chrétiennes. En croisant de nombreux résultats, elle en est venue à cette conclusion ; le caractère religieux n’intervenait pas dans les bienfaits physiologiques prodigués par la pratique, en particulier pour la santé cardiaque, les défenses immunitaires et la fabrication de neurohormones par le corps. Moralité ; croyant ou pas, pratiquer tout simplement. C’est suffisant pour en tirer des bénéfices autant physiques que psychologiques.

D’autre part, des traditions spirituelles issues d’horizons différents peuvent se rapprocher avec bonheur. La pratique méditative issue d’une culture lointaine peut devenir un « adjuvant » pour vivifier sa ferveur dans sa religion d’origine. Dans un article intitulé « Jésus, Bouddha ; ce qui les rapproche, ce qui les sépare », le Monde des religions mettait en lumière les passerelles entre ces deux spiritualités à travers le témoignage de chrétiens, parfois hommes et femmes d’église, se rapprochant du Christ – se réconciliant même, lors de moments de doute – grâce à la pratique du bouddhisme.

Parce que méditer, c’est chausser une autre paire de lunettes mentales pour regarder les choses les plus banales de votre quotidien, point n’est besoin d’aller se recueillir chez les moines grecs… Le « spirituel » peut vous tomber dessus lors de l’observation toute bête d’un arbuste, d’un verre à pied ou d’un grain de poussière. Simplement parce que votre esprit aura ressenti ces choses d’une façon différente pendant quelques respirations.

Pur autant, accéder à la spiritualité n’est pas synonyme de se mettre à croire. Et l’athéisme n’est pas le renoncement de toute vie spirituelle. Concevoir une spiritualité pour athées, c’est ce que proposait André Comte-Sponville  concluant par une expression aussi rustique qu’éloquente qu’il n’était pas question, pour l’athée qu’il était, de rester pour autant un « châtré de l’âme ».

EXTRAIT DU LIVRE : MEDITER C’EST SE SOIGNER

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