14 février 2016 ~ 0 Commentaire

DES ANGES PASSENT

étoilée

 

Selon la Foi et les dogmes de l’église catholique, les anges sont partout bien que demeurant cachés à nos yeux imparfaits. Cette présence invisible, la civilisation chrétienne, longtemps, l’a célébrée. L’ange a été inséparable de l’iconographie religieuse, puis plus tard, lorsque commença à s’altérer le sens du sacré en Occident, il s’est glissé, sous des traits altérés, dans des scènes moins édificatrices. L’imagerie sulpicienne l’a popularisé en même temps qu’il l’affadissait, jusqu’à le réduire à l’état de personnage mythique, sans plus de réalité que les fées des contes pour enfants.

Cette altération n’ a pas été moindre en littérature où l’ange, d’ailleurs, n’avais jamais tenu une grande place, pas plus que dans le folklore, à la différence du langage populaire où il était sujet de maintes locutions et expressions courantes. De cette double décadence, étroitement parallèle au désintérêt du clergé et des fidèles pour le monde angélique, il était facile de conclure à la disparition du thème dans l’art ; Il n’en a rien été.

L’ange n’es pas absent de la littérature contemporaine, mais paradoxalement, c’est dans le roman policier qu’il est le plus présent. Il n’est pas absent de cette forme de littérature grand public qu’est la chanson, surtout dans le monde anglo-saxon.

Enfin, c’est dans le cinéma, les téléfilms, voire les films publicitaires, qu’i l acquiert, mode Nouvel Age oblige, une nouvelle popularité.

Lorsque le motif angélique commence à se populariser au IVème siècle, l’usage est établi de montrer le monde des esprits sous l’apparence humaine. L’ange, alors, ne constitue pas le centre d’intérêt des scènes représentées. Il est là parce que, acteur ou figurant oblige d’un épisode l’Ancien ou du Nouveau Testament ; au Vème siècle, il formera sur les mosaïques ou les fresques des absides, la Cour céleste environnant le Père éternel, le Christ Pandokrátor ou la Vierge. Cette habitude ira en s’accentuant tout au long de ces années 400 qui marquent, avec les invasions barbares et la chute de Rome, le retour offensif de l’hérésie arienne, rapportée dans les bagages des envahisseurs Visigoths et ostrogoths.

L’ange sulpicien continue d’ailleurs à perdre du terrain dans un monde, même catholique, qui croit de moins en moins en lui. Sur certaines images, sous les traits d’un petit enfant, il remplace le Père Noël pour distribuer les cadeaux dans les cheminées. Manière insidieuse de lui dénier toute réalité.

Après le concile de Vatican II, l’ange devient à peu près absent de l’imagerie catholique et perd tout caractère propre. Seule l’Italie, depuis quelques années, renoue avec des images pieuses d’une valeur esthétique peut-être douteuse, trop coloriées et trop dorées, mais qui ont le mérite de montrer des anges adultes et facilement identifiables.

EXTRAIT de : ENQUETE SUR LES ANGES 

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