07 février 2016 ~ 0 Commentaire

LA VIE SEXUELLE EN FRANCE

Question

Les femmes hétérosexuelles sont plus avares de détails « techniques ». Marie-Claude, mariée, qui a un amant beaucoup plus jeune qu’elle, déclare que « ça s’est très très bien passé, avec gaieté, avec joie, avec des caresses, avec des paroles. Avec ce garçon, c’est toujours une fête « . Agnès, sage-femme s’exclame :

« C’était super. Super parce que les enfants étaient chacun chez un copain et c’était inattendu. On s’est regardés avec un éclair dans les yeux, on a fermé la porte. C’était un dimanche après-midi. C’était très très bien. Ça a duré longtemps. On n’avait pas d’enfant qui allait dire : « Maman je suis pas bien ». Avec mes enfants ça met un frein quand même, surtout quand ils grandissent et bon ils s’enforment tard donc il faut faire attention de ne pas faire trop de bruit ».

Gérard, 38 ans, bisexuel, décrit successivement sa dernière relation avec sa femme et celle qu’il a eue tout récemment avec son amant :

« Ma dernière relation avec Elodie c’était avant-hier, ça s’est passé assez directement. Ça dépend des fois, nous on avait un peu picolé tous les deux et puis y a une forme d’excitation qui e st venue assez vite, qui fait qu’il y a eu un rapport où on s’est un peu caressés avant. Avec Elodie, la pénétration directe, c’es t pas trop son truc donc avant il ya des rapports bucco-génitaux ; Mais malgré tout très vite il y a eu un niveau sexuel… avec de la tendresse, amis là, qui était presque « sexuel boum boum », je dirais volontairement très fort et très excitant. Ce qui fait que, finalement, entre Cédric et Elodie, y’a de moins en moins de différences ».

Voyons maintenant comment s’est passée sa dernière rencontre avec Cédric, l’amant officiel, que connaît d’ailleurs Elodie.

« Avec Cédric, on commence de façon plutôt tendre, c’est-à-dire on se prend dans les bras, on s’embrasse, on se caresse, et ensuite, je dirais, on arrive peu à peu à des caresses plus au niveau sexuel, ensuite bucco-génitales et après avec pénétration en sachant que dans 99 % des, c’est lui qui pénètre ».

Dernier cas de figure : une femme qui aime une femme. Après vingt ans d’hétérosexualité, Anne, journaliste, a éprouvé un véritable coup de foudre pour une jeune toxicomane. Elle est plus prolixe que les autres femmes sur sa dernière relation avec celle qu’elle appelle « la jeune fille » :

« Je ne sais pas comment elle arrive, quand on s’allonge, mais elle arrive toujours ; hop, elle est nue. Et je me dis toujours : Mais à quel moment ? Et moi j’aime pas du tout arriver nue, j’aime qu’on me déshabille. Donc moi, je me laisse déshabiller.  Enfin ce qui rend folle l’une comme l’autre, c’est ce moment où on est complètement nues, l’une contre l’autre. Elle adore se faire caresser, elle caressera moins mais bon… Elle est plus brutale, je dirais. Elle est comme un homme, il y a un moment où vous sentez qu’elle a envie d’une pénétration. Elle est pressée comme on sent parfois que les hommes peuvent l’être. La dernière fois où on a fait l’amour, il y a eu des moments où elle était très homme, elle me sautait dessus, elle me pénétrait de tout ce qu’elle pouvait me pénétrer. C’est des pénétrations avec les doigts, parfois avec des objets. C’est plutôt des gamines qui jouent, avec ses mains, avec ses doigts, avec sa bouche. Enfin tout ce qu’on peut imaginer de faire avec un homme à part le sexe. Donc c’est exactement la même sexualité sauf que c’est peut-être plus violent dans ce qu’elle ose faire dans la pénétration, justement parce qu’elle sent jusqu’où elle peut aller dans la pénétration ».

Quelque que soit le ou la partenaire, on constate donc une certaine diversité mais en même temps une sorte de conformité dans le déroulement de l’acte lui-même. Le cheminement caresses, masturbation, fellation/cunnilingus (parfois un 69 qu’il faut désormais appeler un 10,52 si l’on veut compter en euros), pénétration semble constitue rune sorte de parcours classique, en tout cas fréquemment  restitué par les personnes à qui je demande de me raconter leur dernier coït. Mais celui-ci n’épuise pas la diversité de la vie sexuelle de ceux et celles qui vivent en France, il n’est pas forcément représentatif de l’ensemble de leurs pratiques, il donne simplement un avant-goût de la complexité des jeux qui s’inventent lorsque deux êtres ont envie de rapprocher leurs corps. A condition d’ailleurs que les deux en aient envie en même temps et soient en mesure de manifester leur désir. Si l’on veut commencer par le commencement, il faut s’interroger sur la manière dont on signale qu’on aimerait faire l’amour ou, au contraire, qu’on ne le désire pas.

Extrait de la page 190 du livre que je vends ici : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/09/15/la-vie-sexuelle-en-france/

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