23 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

JESUS ET LES FEMMES

Jésus et les femmes

L’Evangile selon Marie, qui fait partie, à côté de l’Evangile selon Thomas ou de l’Evangile selon Philippe, de l’ensemble des Evangiles écartés par le canon, présente Marie de Magdala comme étant cette disciple suprêmement éveillée qui, portant Jésus à l’intérieur d’elle-même, se serait trouvée à même, n’était la misogynie ambiante, de prendre après la mort de ce dernier la tête de la petite communauté des disciples désespérés et découragés par l’illimitation de l’Enseigneur.

On la voit réconforter le groupe pour inciter ses membres à continuer l’œuvre de Jésus, puis, prenant la suite de l’Enseigneur, elle délivre à ses « frères » l’enseignent reçu de Jésus au cours d’une apparition qu’elle vient d’avoir de lui.

Cet Evangile selon Marie constitue le premier traité d’un cahier de papyrus trouvé au Caire dans les dernières années du XIXè siècle et acquis en 1896 par le musée de Berlin, d’om le nom qui lui fut donné de Codex (c’est à dire « cahier ») de Berlin. L’origine de cet ensemble de textes semble être Achmin ou ses environs, en Haute Egypte, ou c’est là qu’on l’a trouvé pour la première fois, chez un antiquaire de cette ville. Comme tous les autres écrits du Codex de Berlin, l’Evangile selon Marie est rédigé en copte sahidique.

Recopié au début du Vè siècle, ce texte est très antérieur puisqu’on en a retrouvé un fragment rédigé en grec, daté du début du IIIè siècle. On estime aujourd’hui que la datation de l’écrit originel remonte aux alentours de 150. Il s’agit donc, comme les autres Evangiles, d’un des textes fondateurs ou primitifs du christianisme.

Or, cet Evangile a no seulement été écarté par le canon qui s ‘est mis en place dans le courant du IIè siècle (suscitant au IVè siècle la destruction massive de tous les manuscrits interdits), mais il a de plus été mis sur la touche une deuxième fois, après la découverte de l’ensemble du codes, par les spécialistes qui en lui ont pas accordé la même attention qu’aux autres écrits.

De telle façon que, jusqu’à la parution récente du livre de Jean-Yves Leloup, il était inconnu du grand public, quoiqu’ayant fait l’objet d’une traduction publiée antérieurement par Anne Pasquier, au Québec, en 1983.

S’interrogeant sur les causes de cette mise à l’écart d’un écrit aussi essentiel, Leloup conclut que les réactions sont aujourd’hui les même encore qu’hier celles de Pierre et d’André après avoir écouté Myriam de Magdala… A savoir une réaction d’incrédulité mêlée de jalousie, devant le fait que Jésus se serait révélé après sa mort, à elle, Marie, une femme, de préférence à n’importe lequel des disciples mâles.

La misogynie et la jalousie de Pierre à l’égard de Marie – déjà observées dans l’évangile selon Thomas – s’expriment en effet à la fin de l’Evangile, après que Marie a parlé. S’adressant au groupe des disciples, Pierre s’écrie :

                Est-il possible

                Qu’il se soit entretenu avec une femme en secret – à notre insu -

            Et non ouvertement si bien que, nous, devrions nous former un cercle et tous l’écouter

                (sur des secrets que nous ignorons) ?

Et enfin, interrogation centrale :

                Il ‘aurait choisie, de préférence à nous ?

EXTRAIT -  Je vends ce livre ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/11/09/jesus-et-les-femmes/

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

A Book Please |
Quidam |
Mon Sang d'Encre |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lectureinfernale
| Un pour tous tous pour un
| Laloba54