29 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

Comment écrire un livre ?

 

Écrire un livre est souvent une nécessité vitale d’expression. Il n’est pas nécessairement destiné à la publication. C’est une question importante qu’il faut se poser préalablement avant d’entreprendre ce lourd chantier. Car bien évidemment le degré d’exigence ne sera pas le même selon que vous écrivez pour vous, pour vos proches ou pour le grand public. Quoique… C’est, dans le premier cas, un moyen d’expression libératoire qui permet de guérir ses angoisses, de formaliser ses propos à soi-même ou de se reforger des vérités. Ou bien, dans l’autre cas, un travail pour les lecteurs, le grand public. Les exigences formelles sont alors souvent supérieures et il faudra se plier aux règles et à la discipline de la littérature. Avant même d’écrire un livre, il est bien sûr nécessaire de s’interroger sur le genre littéraire qui vous sied.

ECRIRE UN LIVRE

1. Se poser d’abord la question du genre littéraire.

> Les genres poétiques
présentent une grande variété de formes, du plus formel au plus libre. Ils sont pour l’essentiel associés à des conventions techniques comme la mise en page de vers. Par le travail de la forme, ils se distinguent par la musicalité, l’expression des émotions et la force de suggestion.
> Les genres narratifs
sont caractérisés par l’histoire et l’intrigue de personnages et d’événements avec parfois des péripéties. Les genres narratifs peuvent prendre des formes variées. Ils exploitent aussi bien les différents discours (direct, indirect, indirect libre) et la description (cadre historique, géographique ou local, portraits) que l’histoire (péripéties). Ils se définissent aussi par leur longueur, leur rapport à la réalité (de la biographie à la fiction), ainsi que par leur objet de l’écriture (sur soi à la science fiction).
> Les genres théâtraux
sont marqués par l’oralité et l’éphémère. Joués devant des spectateurs plus que lus. Ils imposent la fonction de comédien et les données pratiques du spectacle. Ils sont souvent catégorisés en sous-genres plaisants (comédie) ou sérieux (tragédie).
> Les genres épistolaires
sont une correspondance authentique où l’on rencontre aussi bien l’intimité que l’opinion. Les lettres fictives, avec le cas particulier du récit par lettres interposées comme Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, sont une manière de créer un roman épistolaire.
> Les essais
cherchent à convaincre et à séduire en prenant parti avec des arguments, intégrant le plus souvent une prise de position face au traitement des opinions dominantes.
> Enfin, la bande dessinée
traite les mêmes genres que la littérature en illustration (fantasy, policier, histoire…).

Pour commencer à écrire, il faut, pour être certain de sa vocation (d’amateur averti ou de professionnel), s’aguerrir, recommencer les épreuves, multiplier les exercices, passer d’une lecture à une autre. À la fin, votre volonté se dessine, et cela vous paraît une évidence. Et souvent grâce à votre environnement -des conseils, des amis, des avis-, vous vous déterminez dans ce que vous voulez faire et surtout ce que vous pourriez faire.

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2. Écrire un livre, oui mais pourquoi ?

Connaître vos motivations est important car elles règlent dès le départ votre degré d’investissement.

> Pour le plaisir personnel 
Écrire peut vous aider à vous sentir mieux. À comprendre vos sentiments et passer un agréable moment devant votre feuille. L’écriture est parfois une thérapie efficace.
> Pour le plaisir d’un proche ou de proches 
Peut-être écrivez-vous pour votre enfant, vos enfants ? Une biographie de famille, l’histoire de votre village, un projet scolaire ? Vous trouvez votre plaisir dans le partage. Très bien !
> Pour gagner votre vie 
Sans vouloir vous faire déchanter, rares sont ceux qui en dégagent un revenu décent. « Si c’est pour gagner de l’argent ou avoir de la gloire, ou passer à la télévision ou épater sa maman, renoncer. » déclare Bernard Werber.
> Pour être reconnu 
Une envie de signer des autographes ? de passer dans les émissions littéraires ? Ce ne peut être un moteur. Car le talent ne s’invente pas et la reconnaissance ne se travaille pas.

3. Pour construire votre récit, appréhendez les choses simplement.

Comment dois-je débuter ? Comment construire mon récit pour bâtir une linéarité de forme ou de fond ?

  • L’approche par la chronologie 
    Il y a mille façons d’aborder la structure de votre « écrit ». La chronologie est la réponse la plus élémentaire mais pas nécessairement la plus intéressante littérairement : la naissance, l’enfance, l’adolescence, les aventures de la vie d’adulte et la fin de vie. Ces axes forces qui structurent votre vie ou la vie de vos héros vous permettent alors de détecter ou de mettre en avant les éléments fondateurs de votre récit : premier amour, maladie, accident, péripéties… De là, se dessineront naturellement des chapitres ou sous-chapitres. Mais attention à ne pas surabonder en événements mineurs inutiles pour le récit. Cela pourra décourager le lecteur et nuire à la lecture de votre roman, témoignage, essai…
  • L’approche par les thématiques.
    La chronologie est un outil simple pour se repérer, mais l’approche par les thématiques peut conférer une dimension plus littéraire à votre ouvrage : le spleen, les souffrances, la rédemption, l’amour, le métier. A l’inverse de ce que certains amateurs pensent en débutant, vous avez un plan certes, mais l’obligation d’écrire en respectant l’ordre des chapitres est loin d’être une contrainte obligatoire. Commencez par la fin est un procédé littéraire classique qui, s’il est bien amené, peut créer un effet de style brillant ! Il n’est pas nécessaire de commencer son histoire par le début, l’inspiration et le cœur sont les premiers et souvent les meilleurs guides.
  • Et si je n’arrive pas à faire un plan ?
    Si vous êtes dans l’incapacité de dresser un plan : soit par allergie (trop scolaire, trop fastidieux) soit par incapacité (trop complexe), inutile de vous y astreindre ! Écrivez librement et laissez-vous porter par le récit. Écrivez tant que vous en aurez envie et la structure de votre récit se dessinera d’elle-même à travers l’histoire, en fond de décor. Mais attention, une fois votre texte achevé, il vous faudra le recomposer pour en faire une architecture. Il vous permettra de remettre les fragments de rédaction en ordre logique pour la cohérence de votre récit. La clarté et la limpidité de votre récit sont essentielles pour inviter votre lecteur dans l’histoire et surtout le garder.

L’approche, le schéma narratif (le plan), les personnages, les dialogues… Les règles pour écrire un roman vous permettront de bien construire et mener votre récit pour entraîner le lecteur dans votre histoire.

4.  conseils pour tenir le rythme d’écriture.​

  • # Conseil n° 1 : Fixez vous un agenda.
    Se délimiter dans le temps est une discipline qui vous tiendra en alerte et créera une pression positive pour que vous puissiez vous mettre au travail régulièrement, car la régularité est la clé du succès pour mener à bien votre projet d’écrire un roman, un essai, un témoignage, une romance…, quel que soit le genre. Par exemple, deux mois pour un premier jet, puis une semaine par chapitre, puis une semaine de relecture pour trois chapitres etc. Définissez votre rythme, mais tenez-le.
  • # Conseil n°2 : Parlez-en à vos proches.
    Le fait de déclarer officiellement le défi que vous vous êtes lancé vous contraindra à remplir vos obligations. Engagez-vous à rendre des comptes sur les réseaux sociaux ! Forcez-vous à faire un état d’avancement des travaux. Cela peut paraître naïf mais ça marche.
  • # Conseil n° 3 : Faites de la documentation préalable.
    Des trames, des débuts, des textes ex-nihilo, des fiches de personnages, des notes sur l’intrigue, des informations sur des villes, des modes de vie, des métiers…, avant de vous lancer votre défi. Plus vous sauvegardez votre information, moins vous errerez sur le net à leur recherche. Cette recherche ne peut être concentrée dans le temps, elle nécessite des pauses, des réflexions, de l’aération. Car la stérilité et le manque d’inspiration pour écrire viennent souvent d’une astreinte trop grande et d’une tension.
  • # Conseil n° 4 : Isolez-vous.
    Soit à la campagne, soit en débranchant le téléphone, soit dans une bibliothèque, trouvez le calme. Evitez même la musique dont on croit qu’elle vous isole de l’extérieur. Fermez votre navigateur, votre téléphone pour éviter les tentations. Votre productivité en dépend.
  • # Conseil n° 5 : Lisez, lisez, lisez.
    La lecture est source d’inspiration. Elle vous remet à votre place et fixe des critères de qualité et d’exigence qu’il vous faut garder en tête. La lecture relève de l’apprentissage passif. Vous apprenez chaque jour et vous vous servez de ce « savoir » inconsciemment. En lisant, vous améliorez votre sens de l’’observation, de l’analyse. Lire enrichit votre vocabulaire, génère de l’inspiration et vous distrait, point essentiel dans ces périodes de travail.
  • # Conseil n° 6 : Travaillez par bloc.
    L’intensité peut porter ses fruits. 40 mn de travail d’écriture puis 10 mn ou 15 mn de pause. Ces pauses sont aussi un moyen de réfléchir à ce que vous venez de faire. Non pas dans la relecture mais dans la perception générale de votre écrit. Des prises de recul souvent indispensables pour que vous recouvriez votre propre sens critique.
  • # Conseil n° 7 : Persévérez : il faut travailler chaque jour.
    Mais, encore faut-il être capable de le faire à long terme, c’est un rituel incontournable. « Rome ne s’est pas faite en un jour », alors, ne vous découragez pas au premier blocage, à la première difficulté rencontrée. Bon nombre de débutants commettent cette erreur. Soyez acharné, obstiné !
  • # Conseil n° 8 : Tenez vos engagements.
    Et soyez objectif sur votre propre conduite : échec ou réussite. Sentez-vous responsable, ainsi chaque jour vous apparaitra comme un défi relevé ou une culpabilisation.

Une recette simple qui contribue à la fois à votre accomplissement et à un processus de motivation qui peut devenir un moteur.

5. « En suis-je capable ? »

Oui, l’écriture fait peur, c’est la peur de l’échec. Vous et vos doutes êtes votre pire ennemi, c’est l’estime de soi qui est en jeu. En décidant de passer à l’action et d’écrire coûte que coûte, c’est une victoire sur vous-même que vous jouez. Alors gardez cela en tête :

                           1. Soyez vous, et acceptez la peur d’échouer.

       2. Tout échec est probablement un pas de plus vers votre statut d’écrivain

                                       et vous fait progresser.

                          3. Savourer l’expérience de l’apprentissage.

 

source : http://www.monbestseller.com/

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