26 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

Les promesses de la passion

 

les-promesses-de-la-passion,-celle-qui-s-ignorait-1907532L’avion atterrit à dix-neuf heures quatorze, heure de San Francisco. Kezia s’était levée de sa place avant l’arrêt total de l’appareil et, malgré les rappels à l’ordre de l’hôtesse, se rua dans le couloir pour sortir la première.

Elle avait voyagé en classe touriste pour ne pas trop attirer l’attention et s’était vêtue d’un pantalon et d’un pull noirs. Une veste sur le bras, ses lunettes de soleil sur les cheveux, elle paraissait presque trop discrète, trop élégante, en tout cas, pour qu’un homme osât l’aborder. Mais les femmes considéraient avec envie ces hanches étroites, ces épaules droites, cette chevelue épaisse, ces grands yeux. En aucune circonstance, elle ne pouvait passer inaperçue malgré sa petite taille.

Il lui sembla que les portes mettaient une éternité à s’ouvrir. Les sacs des passagers derrière elle lui heurtaient les jambes, un enfant se mit à pleurer. Enfin, la sortie fut dégagée. Kezia courut presque dans le tunnel qui menait à l’aérogare et, en tournant, elle l’aperçut.

Il dépassait ses voisins d’une bonne tête. Ses cheveux noirs brillaient mais elle ne voyait que ses yeux qui la guettaient et la repéraient enfin. Se frayant un chemin dans la foule, il vint à sa rencontre, un cigare à la main, la fit tournoyer dans ses bras.

-          Mon ange ! Enfin !

-          Oh Luke !

Leurs bouches s’unirent en un fougueux baiser avant qu’il ne la repose à terre. Au diable les journalistes ! Tant mieux pour eu s’ils pouvaient s’offrir ce scoop. Les autres voyageurs passaient autour d’eux comme les eaux d’un torrent autour d’un rocher et tous deux se retrouvèrent bientôt seuls.

-          Allons chercher tes bagages.

Main dans la main, ils se dirigèrent vers le tapis roulant, l’air si radieux que les gens se retournaient sur leur passage. Et les enviaient.

-          Comment est ta valise ?

-          J’en ai deux.

-          Mais nous ne restons que trois jours !

Tandis qu’il se mettait à rire, elle se mordait les lèvres pour cacher sa déception. Trois jours ? Pas plus ? Elle n’avait pas songé lui poser la question avant de partir. Enfin, ce serait toujours bon à prendre.

Attrapant la première valise sous le bras, l’autre par la poignée, il repartit sans avoir lâché Kezia.

-          Tu ne parles pas beaucoup, mon ange. Fatiguée ?

-          Non, heureuse.

Levant de nouveau les yeux sur lui, elle se réfugia contre son épaule.

-          J’ai cru que ce moment ne viendrait jamais ! soupira-t-elle.

-          Moi aussi, mais cela ne nous arrivera plus. C’est trop mauvais pour la tension.

Elle eût voulu le croire, mais elle savait que de telles attentes se reproduiraient, ou plus longues encore, parce que leur mode de vie le voulait ainsi. Néanmoins, pour cette fois, c’en était fini. Leurs trois jours de lune de miel venaient de commencer.

-          Où descendons-nous ?

Au bord du trottoir, ils attendaient un taxi et jusque-là tout se passait bien : pas de photographes, pas même une seule personne qui la sût absente de New York. Elle s’était contentée d’avertir son agent qu’elle ne téléphonerait sa prochaine rubrique que le surlendemain. Ils pourraient toujours puiser dans les potins de la semaine qu’ils n’avaient pas encore utilisés….

de Danielle Steel – page 163….

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