02 novembre 2015 ~ 1 Commentaire

ALLER – RETOUR DANS L’AU-DELA

L-au-dela

Lorsque nous élaborons notre plan de vie dans l’Au-delà avant de venir au monde, nous choisissons, en vue de notre prochaine incarnation sur terre, deux thèmes parmi les quarante-quatre thèmes existants – un thème principal, qui définit ce que nous sommes, et un thème secondaire, précisant ce que nous devrons améliorer au cours de notre vie. Par analogie, pensez à la panification d’un voyage. Notre thème principal représente notre but premier qui est de nous déplacer du point A au point B. Notre thème secondaire représente le plus grand obstacle que nous aurons à surmonter en cours de route. Car il ne faut pas oublier que notre plan de vie est semblable à une carte routière extrêmement détaillée où est précisé le chemin que nous avons choisi d’emprunter.

Nous arrivons tous sur terre munis d’un thème de vie principal et d’un thème de vie secondaire. Découvrir ce qu’ils sont, et lequel est lequel, est un exercice de grande valeur pour clarifier et simplifier nos vies – et je suis d’avis que nous profitions de toutes les occasions qui nous sont offertes pour le faire. Avoir un cadre de référence nous indiquant quel est notre « itinéraire » de base au cours de cette vie peut nous aider à garder le cap, et prendre conscience de l’existence d’un obstacle récurrent qui revient sans cesse nous mettre des bâtons dans les roues, nous évitera à l’avenir d’être pris par surprise ou terrassé par sa résurgence. C’est ce qui fait toute la différence entre un moment de confusion face à une situation apparemment aléatoire et l’expression bien informée : « oh, encore ça ! je sais ce que c’est, et je suis prêt à y faire face ».

Si nous quittons l’au-delà pour venir ici de temps en temps, c’est pour apprendre, faire l’expérience et surmonter la négativité. Donc non seulement ne choisissons-nous pas toujours des thèmes de vie faciles pour nous-mêmes, mais souvent nous choisissons un thème principal et un thème secondaire contradictoires, pour vraiment nous mettre à l’épreuve. Par exemple, mon thème principal est l’ »humanitaire ». C’est ce que je suis. Mon thème secondaire, ce contre quoi je dois lutter et que je dois vaincre ici-bas, est la « solitude ». Vous parlez d’un conflit ! Je déborde de sentiments humanitaires. C’est ma joie et ma passion, une chose pour moi aussi essentielle que l’air que je respire. Mais depuis que je suis au monde, je meurs d’envie d’aller me perdre au Kenya, de m’asseoir sous un baobab et ne rien faire qu’écrire, du lever au coucher du soleil. Cela n’arrivera jamais. A certaines époques de ma vie, j’ai regretté d’avoir à sacrifier cette partie de moi-même qui aspire à la solitude et de devoir lutter pour ne pas succomber à la tentation. Mais le défit est justement de considérer ce thème secondaire non pas comme un fardeau, mais comme une force agissant dans ma vie, une force que j’ai choisi d’apprivoiser par différents moyens.

Lorsque vous lirez les quarante-quatre thèmes de vie et la brève description qui en est donnée, prêtez attention à la façon dont vous réagissez à chacun d’eux. Votre esprit, je n’en doute pas, se manifestera en s’exclamant bruyamment « Oui, voilà ce que je suis » lorsque vous croiserez votre thème principal. Il est probable que vous receviez une réponse beaucoup plus subtile lorsque vous vous mettrez à la recherche de votre thème secondaire, mais pour vous guider dans votre quête, cherchez quelque chose qui vous a toujours attiré dans vos moments de solitude, mais qui surprendrait même vos proches s’ils l’apprenaient. S’ils s’agit de quelque chose qui, malgré le fait que vous en mourez d’envie, compliquerait votre thème principal ou le rendrait même impossible, comme c’est le cas pour moi, il y a de fortes chances qu’il s’agisse effectivement de votre thème secondaire, le défi que vous avez choisi de relever pour le progrès de votre âme éternel.

L-au-dela

L’activateur. Les activateurs sont des experts en résolution de problèmes. Ils prennent plaisir à accomplir un travail et à bien l’accomplir, réussissant là où d’autres ont échoué, dans les grandes comme dans les petites choses. Leur erreur la plus fréquente est de se perdre à trop vouloir en faire.

L’amuseur. Les personnes qui choissent le thème de l’amuseur peuvent être attirées par une carrière dans le monde du divertissement, mais elles peuvent aussi se contenter d’être le boute-en train de la fête, du bureau ou de la classe. Elles ont un besoin irrépressible d’attirer l’attention des gens, peu importe la taille de leur auditoire. Toutefois, quand il est question d’estime de soi, elles dépendent trop souvent des autres. C’est pourquoi, afin de réussir, les amuseurs doivent apprendre à développer des façons de trouver en eux-mêmes l’inspiration et la nourriture spirituelle dont ils ont besoin.

L’analyste. Les analystes ne se lassent jamais de chercher à comprendre le pourquoi et le comment du fonctionnement des choses, ce qui en fait de brillants chercheurs dans le domaine de la science et de la technique. Toutefois, leur peur de rater ou d’ignorer un détail les empêche souvent de se détendre, de se fier à leurs instincts, et de prendre le recul qui leur permettrait d’avoir une vue d’ensemble du problème.

Le bâtisseur. Les bâtisseurs sont la « cheville ouvrière » de la société, les rouages invisibles, mais essentiels qui permettent à la roue du progrès de continuer à tourner. Les bâtisseurs ne reçoivent pas de trophées ; ce sont eux qui pavent la voie à ceux qui les recevront. Il leur arrive de se sentir peu appréciés, car ils ne reçoivent pas toujours le mérite qui leur revient, mais ils doivent se rappeler q e la récompense pour avoir choisi et maîtrisé avec grâce le thème du bâtisseur se trouve dans l’avancement accéléré de leur esprit sur le chemin de la perfection, ce qui est beaucoup plus précieux que n’importe quel trophée.

Le catalyseur. Comme leur nom l’indique, les catalyseurs sont ceux qui aiguillonnent la société, qui inspirent, mobilisent et provoquent les événements. Ce sont des gens dynamiques et enthousiastes qui sont à leur meilleur dans les situations de stress. Toutefois, ils se sentent vides et déprimés sans avoir un but à atteindre ou un problème à régler.

Le conciliateur. Contrairement aux thèmes de la passivité et de l’harmonie, le thème de conciliateur est typiquement accompagné d’une étonnante propension à l’agressivité – le conciliateur put devenir carrément hargneux dans son zèle pour mettre fin à la guerre et à la violence. Sa passion pour la paix dépasse largement sa passion pour la patrie ou pour toute organisation dont il pourrait faire partie. De plus, le conciliateur est prêt à aller jusqu’où il faudra afin que son message rejoigne le plus de gens possible, il s’arrange pour que les projecteurs restent braqués sur sa cause, et parfois, sur lui-même.

Le contrôleur. Il excelle dans l’organisation, la supervision et la délégation de tâches, il s’acquitte de ses propres tâches avec discrétion et diplomatie. En revanche, il peut parfois se comporter en dictateur, il est parfois enclin à la critique et au mécontentement perpétuel face aux efforts, même les plus sincères, de ceux dont il considère avoir la charge. Au pire, le contrôleur va jusqu’à perdre son sang-froid.

Le dominateur. Il est sur terre dans le seul but d’exercer sa domination sur les autres. Son action résulte non pas d’un désir d’améliorer la vie de ses victimes, mais bien d’un besoin vorace de se prouver sa puissance, aussi vide et destructrice puisse-t-elle être. Les désirs et les sentiments de ses victimes n’ont aucune importance à moins qu’ils reflètent parfaitement les soins, et la seule compassion dont il est capable est celle qu’il éprouve pour son propre ego hypersensible. Sur une petite échelle, il prend le visage e l’époux ou de l’amoureux pathologiquement contrôlant, du parent zélé à outrance, etc. Sur une grande échelle, ce sont les Jim Jones, les « Bo » et les « Peep » qui ont organisé le suicide collectif du Heaven’s Gate, les David Koresh et les Davidiens –des gens qui exigent une dévotion d’esclave de leurs fidèles et même de leurs enfants, à qui on ne donne aucune option, et qui sont sacrifiés non au nom de Dieu, mais au nom de leur dominateur.

L’émotivité. Le thème de l’émotivité est à la fois bon et mauvais pour celui ou celle qui le choisit. Ces personnes détiennent une extraordinaire habileté à ressentir toute la gamme des émotions humaines, de la plus douce à la plus dure. Si l’émotif est capable d’une grande empathie, il doit malgré tout, plus que quiconque, tenter de conserver son équilibre.

L’expérimentateur. Il a un insatiable besoin de satisfaire sur le champ la moindre de ses envies. Il peut, par exemple, être gérant d’un petit magasin, se joindre à une expédition archéologique au Pérou, devenir amuseur public, pour ensuite aller étudier l’art de la ferronnerie. S’il est souvent d’une spontanéité stimulante, l’expérimentateur peut aussi être d’une exaspérante irresponsabilité.

La faillibilité. Seuls les esprits les plus avancés optent pour le thème de la faillibilité et choisissent de naître avec un handicap physique, mental ou affectif. Choisir pour thème la faillibilité est la marque d’un esprit extraordinaire, et s’il leur arrive parfois de se décourager, il s doivent se rappeler qu’ils sont une source d’inspiration pour nous tous en faisant face et surmontant leurs obstacles particuliers.

Le gagnant. Le thème du gagnant se distingue du thème de l’infaillibilité en ce que les gagnants ressentent le besoin irrépressible de triompher et d’atteindre leurs objectifs coûte que coûte. Ce sont de perpétuels optimistes, toujours assurés que la prochaine affaire, la prochaine relation amoureuse, le prochain billet de loterie, le prochain emploi, et même le prochain mariage et le prochain enfant seront ceux qu’ils attendaient et qui feront toute la différence dans leur vie. Au mieux, l’optimiste inébranlable des gagnants et leur habileté à renaître d e leurs cendres après chaque nouvel échec peuvent être une source d’inspiration et de motivation. Cependant, s’ils n’ont pas les deux pieds sur terre, les gagnants peuvent gaspiller leur argent, compromettre leur sécurité et même mettre leur vie en danger s’ils se laissent aller à prendre des décisions impétueuses, irréfléchies et impudentes.

Le guérisseur. La plupart des gens qui font carrière dans un domaine médical ont chois ce thème. Toutefois, le thème de la guérison appartient avant tout à ceux qui se dévouent pour soulager la souffrance et améliorer la condition physique et mentale des individus. Les guérisseurs doivent apprendre à se protéger en trouvant un équilibre entre l’empathie et l’objectivité, ainsi qu’une façon saine de composer avec l’immense stress que leur impose ce thème.

Le guerrier. Les guerriers sont soldats, pionniers, astronautes et pompiers – des gens sans peur qui affrontent avec courage, les difficultés physiques, morales et spirituelles de la vie quotidienne ; ils jouent un rôle important dans la lutte contre le crime, la drogue, les catastrophes naturelles et les tyrans sanguinaires ; mais aussi dans l’exploration de l’espace. S’ils ne savent pas très bien où ils vont, l’agressivité des guerriers peut devenir destructrice. Mais lorsqu’ils concentrent leur énergie, surtout s’ils ont pour thème secondaire l’humanitaire, ceux qui ont pour thème le guerrier peuvent apporter une contribution historique à l’échelle mondiale.

L’harmonie. Paix, calme et équilibre ne sont pas les principales priorités des personnes ayant pour thème l’harmonie, ce sont leur seules priorités ; et elles n’hésiteront pas à en venir à quelque extrémité pour les maintenir. Ce sont des gens coopératifs qui savent calmer les esprits dans une situation de crise. Malheureusement, ils peuvent avoir de la difficulté à accepter et à s’ajuster au stress et aux inévitables écueils de la vie.

L’humanitaire. Les humanitaires, par définition, sont des gens qui aiment le genre humain. Ils n’ont pas le temps de s’asseoir pour parler des problèmes et des injustices de la vie, car ils sont bien trop occupés à les affronter et à tenter de les régler sur le terrain. Ils se battent avec fougue et détermination au nom des affamés, des sans-abri, des blessés, des gens vivant un deuil et des victimes d’abus, de viols et de désastres. Ils font face à un double défi : comprendre que cette tâche est sans fin, et savoir s’arrêter et se reposer à temps pour éviter l’épuisement.

L’infaillibilité. S’il vous est arrivé de rencontrer quelqu’un qui semblait avantagé sur tous les plans – physique, talent, intelligence, privilège, esprit, grâce, etc. – sans doute s’agissait-il d’une personne ayant choisi le thème de l’infaillibilité. Croyez-le ou non, ce thème est particulièrement difficile, même si on prend rarement leurs problèmes au sérieux. Ils sont souvent envié par leurs avantage,s mais paradoxalement, ils ont tendance à se déprécier eux-mêmes car ils ont l’impression qu’ils n’ont rien fait pour mériter cette place privilégiée dans la société. Il n’est pas rare qu’ils soient attirés par toutes sortes d’excès, comme l’obésité, la luxure et l’abus de drogue, un peu comme s’ils cherchaient à équilibrer leur vie en se créant artificiellement des problèmes. Comme presque tout leur vient facilement, ils ont parfois l’impression de ne pas être à la hauteur dans les situations difficiles.

L’intellectualité. Celui qui a le thème de l’intellectualité est poussé par un insatiable besoin d’étudier et d’acquérir de nouvelles connaissances. Au mieux, il appliquera son savoir à l’amélioration du monde autour de lui. Cependant, il peut aussi se contenter de devenir l’un de ces « éternels étudiants » qui utilise son savoir dans le seul but d’entretenir un faux sentiment de supériorité, gardant pour lui ses connaissances au lieu de les partager.

L’irritant. Pour un thème aussi difficile, il est étonnant que tant de gens semblent l’avoir choisi, vous ne trouvez pas ? Toujours de mauvaise humeur et en train de se plaindre, ils cherchent constamment à prendre en faute les gens autour d’eux. Ils sont cependant utiles, car ils nous enseignent la patience, la tolérance et le refus de s’engager dans la négativité, négativité qu’ils devront eux-mêmes apprendre à surmonter comme l’exige le thème qu’ils ont choisi.

La justice. Le thème de la justice exige que l’on cherche sans cesse à faire régner la justice et l’équité, et ce, à tous les niveaux. Plusieurs de nos présidents et de nos plus grands activistes tel le révérend Martin Luther King sont de parfaits exemples de ce thème. A l’opposé, si Dieu n’est pas au centre de leurs préoccupations, il peut arriver que ce désir de combattre le mal soit dévoyé et mène à des émeutes, à l’anarchie et à des agressions.

La légitimité. Ceux qui choisissent ce thème s’engagent le plus souvent dans des services chargés de faire respecter la loi ou encore dans l’enseignement et la pratique du droit, professions également concernées par la sauvegarde de la délimitation entre légalité et illégalité. Les meilleurs sont d’infatigables fonctionnaires sans qui nos sociétés seraient en proie à une constante anarchie. Le spires abusent de leur pouvoir, vont jusqu’à corrompre la loi, et sont une insulte pour le thème qu’ils ont choisi.

Le manipulateur. Le thème du manipulateur est un thème puissant qui n’est pas forcément négatif. Pour le manipulateur, la vie est une partie d’échecs à sens unique, où il manipule les gens de son entourage à son avantage et souvent avec un remarquable talent. Lorsque ce thème est mis au service d’un bien supérieur, d’un bien centré sur Dieu, le manipulateur peut avoir un impact extrêmement positif sur la société. Cependant, s’ils préfère s’en servir pour abuser les gens, il ne s’intéressera qu’à son propre bien-être, quand bien même ce serait aux dépens de celui des autres.

Le médium. Malgré ce que l’on pourrait croire, mon thème principal n’est pas le médium, mais l’humanitaire – mes dons psychiques ne définissent pas vraiment « qui je suis » dans cette vie. Ceux qui ont le thème du médium choisissent en général un environnement familial strict, où leur aptitude à percevoir des choses qui échappent à nos sens « ordinaires » est sévèrement réprouvée. Le médium doit apprendre au cours de sa vie à accepter cette aptitude, non pas comme un fardeau, mais comme un don qu’il doit mettre au service d’une cause élevée, altruiste et spirituelle.

Le meneur. A première vue, le thème du meneur suscite l’envie pour plusieurs d’entre nous. Cependant, ceux qui ont ce thème optent invariablement pour la prudence en choisissant d’exercer leur talent dans des domaines sûrs, au lieu de tenter d’innover ou de percer dans de nouveaux champs d’activité. Dans le monde du droit, par exemple, ce sont des avocats qui recherchent les affaires fortement médiatisées, qui aiment à être sous le feu des projecteurs, alors qu’ils pourraient se servir de leur expertise pour améliorer sensiblement le système judiciaire. S’ils souhaitent réellement améliorer leur thème, ils doivent changer leurs priorités, laisser de côté leur succès personnel et exercer leur leadership afin d’explorer de nouvelles avenues socialement signifiantes.

Le militant. S’il n’y a pas de problèmes sociaux dont ils pourraient se faire le champion, les militants en créeront un de toutes pièces. Ce sont les généraux qui commandent aux porte-étendards – ils sont bruyants, actifs et passionnés dans leurs efforts pour rendre le monde meilleur, parfois aux dépens de leur propre sécurité et de la sécurité des autres. Mais à l’occasion, et c’est là leur principale faiblesse, les militants attirent l’attention sur eux-mêmes pus que sur la cause qu’ils défendent.

Le partisan. Les partisans remplissent, à leur façon, une fonction essentielle : sans eux, les meneurs ne pourraient pas exister. En offrant un soutien solide et fiable, les partisans contribuent généreusement au mieux-être sur terre. Or, les partisans l’oublient parfois, tous les meneurs ne méritent pas qu’on les soutienne ; ils doivent par conséquent choisir avec soin les personnes et les causes qu’ils soutiendront.

La passivité. Les personnes passives sont parfois perçues comme des gens faibles, alors qu’on devrait plutôt les décrire comme des gens anormalement sensible à la discorde. Ils ont des opinions mais ils les expriment de manière à éviter toute confrontation, et lorsqu’ils prennent positon dans un débat, ils optent toujours pour la non-violence. Il est difficile pour ceux ayant la passivité pour thème de gérer les situations extrêmes, quoiqu’un peu de tension puisse les amener à agir.

La patience. Il s’agit de l’un des thèmes les plus exigeants, puisque la patience demande des efforts constants dans un monde où l’impatience est un signe de          détermination. Le choix de ce thème dénote une certaine impatience à progresser plus rapidement que les autres sur le chemin de la perfection de l’esprit – en d’autres mots, la patience, d’une certaine manière, est reliée à une impatience spirituelle. En plus de leur lutte constante contre le stress et l’envie d’exploser, ils se sentent souvent coupables pour leurs écarts de conduite occasionnels et pour la colère qu’ils se sentent obligés de réprimer comme l’exige leur thème. Le fait de prendre conscience de la difficulté de ce thème peut les aider à être plus indulgents envers eux-mêmes.

La pauvreté. Le défit posé par le thème de la pauvreté est évident, mais bien qu’elle soit plus apparente dans les pays du Tiers-Monde, la pauvreté peut s’avérer tout aussi difficile dans une société d’abondance où la répartition des richesses peut sembler encore plus déséquilibrée. Même les gens choyés peuvent souffrir d’une forme de pauvreté, en ayant toujours l’impression que peu importe les sommes qu’ils accumulent, ils n’en ont jamais assez. L’endurance, l’espoir et la découverte que les biens matériels sont inutiles contribueront brillamment au progrès spirituel de ceux qui ont chois pour thème la pauvreté.

Le perdant. Le thème du perdant est essentiellement le même que celui de la faillibilité sans les défis physiques, mentaux et émotionnels inhérents à ce dernier. Ceux qui choisissent ce thème possèdent de nombreux avantages et de belles qualités, mais perce qu’ils ont chois de s’apitoyer sur eux-mêmes, ils s’arrangent toujours pour les ignorer. Les perdants cherchent à attirer l’attention en jouant les martyrs, et s’il n’y a pas un mélodrame dans leur vie, au besoin, ils en inventeront un. Comme les irritants, ils peuvent nous amener à être plus positifs et à nous faire haïr leur comportement sans pour autant que nous les jugions personnellement.

Le persécuteur. Les persécuteurs sont généralement des sociopathes agressifs, adeptes de l’autojustification qui abuseront et même tueront sans afficher le moindre regret ou remords, et ce, sans les circonstances atténuantes reliées à une maladie mentale ou à un déséquilibre émotif. De toute évidence, il est pratiquement impossible de comprendre le but de ce thème, mais indirectement, les persécuteurs peuvent faire progresser l’humanité en provoquant des améliorations aux niveaux légal, judiciaire, social et moral.

Le persécuté. Autre thème difficile que celui du persécuté, car non seulement il s’attend toujours au pire, mais il est également convaincu qu’il est, d’une façon ou d’une autre, poursuivi par la malchance et la cible de choix des gens malintentionnés. Il préfère éviter le bonheur parce qu’il est convaincu qu’une fois qu’il s’y sera habitué, on le lui fera payer cher ou on le lui ravira. Apprendre à s’élever au-dessus du thème de la persécution et entreprendre une recherche de bonheur réel en dépit des risques d’une éventuelle déception peut faire grandement progresser cet esprit.

Le pion. Il occupe une fonction cruciale dans le monde. En effet, parce qu’il accepte volontiers d’être manipulé, il sert souvent de catalyseur pour un événement important, pour le meilleur ou pour le pire. Il a fallu un pion du nom de Judas, par exemple, pour trahir Jésus-Christ et contribuer, de façon tragique, à la naissance du christianisme. La plus grande tâche du pion, qui à sa façon joue un rôle essentiel, consiste à discerner le mieux possible quelles sont les causes qui méritent que l’on s’y dévoue et qu’elles sont celles que l’on doit refuser de soutenir.

Le porte-étendard. N’hésitant jamais à monter au front pour lutter contre ce qu’ils considèrent comme des injustices, les porte-étendards feront du piquetage, marcheront dans les rues, feront du lobbying et entreprendront tout ce qui est nécessaire pour faire triompher la « cause ». Leur défi est d’apprendre que pour faire avancer une idée, le tact et la modération sont souvent plus efficaces qu’un fanatisme qui crée des divisions. Les années soixante ont connu de nombreux porte-étendards : Abbie Hoffman, Jerry Rubin et d’autres activistes radicaux opposés à la guerre du Vietnam.

La quête esthétique. Ceux qui ont un thème esthétique ont une propension à créer la beauté artistique, sous une forme ou une autre, que ce soit en musique, en danse, en théâtre, en littérature, en peinture, en sculpture ou en architecture. Toutefois, si ce thème peut conduire à de grands honneurs, qu’ils apprécieront si leur thème secondaire est compatible, il peut s’avérer tragique si ce second thème entre en conflit avec le premier. Judy Garland, Vincent van Gogh et Marilyn Monroe sont des exemples qu’une quête esthétique venue se briser sur un thème secondaire conflictuel.

Le rejet. Le thème du rejet est également un thème très difficile qui se manifeste généralement par une enfance marquée par la séparation et l’abandon, suivie d’une suite de relations amoureuses et amicales où persiste cette tendance initiale. Le thème est pénible, soit, mais rappelons-nous qu’il ne s’agit pas d’une affliction involontaire, lancée au hasard, mais bien d’un thème qu’on s’impose à soi-même dans le but de découvrir qu’un esprit autonome et sûr de son identité ne dépend pas de l’acceptation ou du rejet des autres pour exister.

La responsabilité. Le concept de responsabilité, pour ceux qui ont chois ce thème, a moins à voir avec un quelconque fardeau qu’avec une forme d’exigence affective. Ceux qui ont ce thème ne sont jamais plus heureux que lorsqu’ils travaillent à la réalisation de projets. En outre, il leur est presque impossible de fermer les yeux sur une tâche, ou alors ils se sentent terriblement coupables, mais le plus difficile pour eux est d’apprendre à se retirer quand il le faut afin de laisser à d’autres la chance de vivre et de partager la satisfaction découlant de la prise de responsabilité.

Le sauveteur. Si vous n’êtes pas vous-même sauveteur, vous en avez certainement déjà vu un en action. Ce sont des gens qui gravitent autour des victimes, qui veulent les aider et les sauver, même si la victime est elle-même à l’origine de la crise et ne tient pas particulièrement à être sauvée. Les sauveteurs sont en général à leur meilleur lorsqu’ils doivent secourir les plus faibles et les plus démunis de la société, envers qui ils éprouvent une grande empathie. Ils peuvent malheureusement devenir eux-mêmes victimes s’ils ne gardent pas une certaine distance émotionnelle entre eux et les gens qu’ils tentent de sauver.

Le solitaire. Les solitaires ne sont pas nécessairement des antisociaux. D’ailleurs, beaucoup semblent parfaitement à l’aise dans de nombreux contextes sociaux. Dans l’ensemble cependant, ils se sentent mieux lorsqu’ils sont seuls. Aussi essayent-ils de structurer leur vie de manière à ne pas avoir trop de contact avec les autres, qu’ils trouvent, bien malgré eux, épuisants et même irritants.

La spiritualité. Les personnes dont le thème est la spiritualité, même s’ils n’en font pas leur profession, consacreront leur vie à une quête incessante pour approfondir leur propre spiritualité, quête qui deviendra le moteur de leur existence. Plus ils avancent dans leur recherche, plus ils découvrent de nouveaux territoires à explorer. Lorsque le thème de la spiritualité est vécu dans sa quintessence, il devient une source infinie d’inspiration, de compassion, de prévoyance et de tolérance. Alors qu’à l’autre extrême, il peut mener à l’étroitesse d’esprit, à l’intolérance, et à un dangereux isolement, terreau du fanatisme.

La survie. En effet, à un certain degré, en autant que notre instinct de survie est bien vivant en nous, nous semblons tous avoir choisi le thème de la survie. Mais la vie de celui qui choisit ce thème ressemble en quelque sorte à une longue épreuve d’endurance parsemée d’embûche, quelque soit la chose qu’il doive supporter malgré le fait que tout l’univers semble ligué contre lui. Ces gens ont tendance à exceller dans les moments de crise, mais ils ont du mal à distinguer entre une crise véritable et les défis de la vie quotidienne. Si vous en rencontrez un, dites-lui avec le sourire : « Ne fais pas cette tète, ce n’est pas la fin du monde ».

La tempérance. Les tempérants sont en général conscients qu’ils risquent de développer une dépendance quelconque qu’ils devront apprendre à gérer et à surmonter. Même si cette dépendance ne se manifeste jamais, les gens qui choisissent ce thème doivent constamment lutter contre la tentation d’en développer une, que ce soit aux drogues, au sexe, à un style de vie ou encore à une autre personne. Elles doivent cependant éviter de tomber dans l’excès inverse au risque développer une aversion pathologique vis-à-vis de ce qu’elles perçoivent comme une source potentielle de dépendance. Pour eux, la clé du succès réside dans la modération.

La tolérance. Les personnes dont le thème est la tolérance trouveront toujours le moyen de tolérer même l’intolérable. Quand le stress associé à la pratique de la tolérance universelle devint trop grand, elles ont tendance à concentrer toutes leurs énergies uniquement sur ce qui est plus tolérable, à développer une certaine étroitesse d’esprit ou à négliger tout ce qui les entoure. Pour progresser, elles doivent prendre conscience que ce thème peut encourager une vue du monde irréaliste ou manquant de discernement et apprendre que la magnanimité est louable en autant que son objet est légitime.

La victime. Par définition, les victimes acceptent de devenir les boucs émissaires de la vie dans le but d’attirer notre attention sur les injustices et nous encourager à y remédier. Les enfants assassinés et victimes d’abus, les cibles de crimes haineux, les personnes condamnées ou exécutées pour un crime qu’elles n’ont pas commis comptent parmi les victimes qui ont choisi de consacrer leur vie au bien suprême.

Tous ces thèmes, nous pouvons nous efforcer de les parfaire afin d’en tirer le meilleur ou de les surmonter s’ils contiennent des éléments négatifs et destructeurs.

Je vends ce livre ici : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/12/05/aller-retour-dans-lau-dela/

Une réponse à “ALLER – RETOUR DANS L’AU-DELA”

  1. Merci pour ce bel article. Comme souvent vos articles sont tres accompagnants dans une réflexion entre psychologie et spiritualité.
    À bientot de vous lire ! :-)


Répondre à Ohniguian

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