31 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

MEDITER REND-IL HEUREUX

 

Tête-de-bouddhaPlusieurs éléments nous conduisent à penser que c’est le cas. L’un des plus anciens sourires de l’histoire de l’art – et de l’Histoire tout court – n’est-il pas celui d’un méditant notoire, Bouddha ? Il fut façonné dans le marbre et le grès dès le IIIè siècle avant Jésus-Christ. Qu’il soit assis en lotus ou allongé sur le côté avant son dernier sommeil, que ses yeux soient ouverts ou mi-clos dans l’illumination béate du nirvana, son visage s’éclaire du sourire de la sérénité intérieure.

La légende prétend d’ailleurs que le Bouddha était d’un naturel calme et souriant, et qu’il utilisait aussi le sourire pour enseigner la voie vers l’illumination. Alors qu’il séjournait sur le pic Gridhratuka dans le nord de l’Inde, on raconte qu’il s’assit pour prêcher devant un groupe de moines venus l’écouter. Soudain, il devint silencieux. Il cueillit une fleur et la contempla, guettant en même temps l’attention de ses disciples. L’assemblée des moines resta ébahie et désemparée devant son geste, attendant la suite ; Pourtant, l’un d’entre eux, Kasyapa, sourit à ce geste, comme pour y répondre. Le Bouddha vit dans le sourire de Kasyapa qu’il avait  saisi le message ; le vrai regard sur le monde est intérieur. Il se situe au-delà des mots ; il consiste à percevoir le fond des choses, sans rien exclure, avec un œil joyeux.

D’autres témoignages renforcent l’idée que les traditions méditatives permettent non seulement de se départir de la détresse, mais nous offrent aussi de cultiver le bonheur, de le faire pousser. Bien sûr, le bonheur semble découler naturellement de l’absence de malheur… mais pas seulement.  Voyons plutôt comment les découvertes sur le cerveau illustrent bien cette double propriété de la méditation.

Madison, dans l’Etat américain du Wisconsin, printemps 1992. Dans son bureau du département de psychologie de la prestigieuse University of Wisconsin, le professeur Richard J.Davidson entend le grésillement électrique de son fax. Ce spécialiste en neurosciences travaille, depuis plusieurs années déjà, sur les émotions  et leur localisation cérébrale. Ses travaux ont fait date dan la latéralité des émotions ; plusieurs de ses recherche sont démontré que nos deux hémisphères cérébraux (plus précisément : nos deux cortex préfrontaux) géraient différemment les émotions. En particulier, il apparaît que l’hémisphère gauche est plutôt dévolu aux émotions positives.

Le fax finit de cracher sa missive. Dès que le professeur en lit les premières lignes, le cortex préfrontal gauche de son brillant cerveau crépite joyeusement sous l’effet d’intenses émotions positives. La lettre est signée d’n certain Lhamo Thondup. Plus connu sous le nom de Tenzin Gyatso, et encore plus connu sous son titre : Sa Sainteté le XIVè dalaï-lama. Le leader spirituel du Tibet accepte de faire participer plusieurs de ses moines à un projet scientifique monté par Davidson, qui va enfin pouvoir étudier leur auguste cerveau en train de méditer.

Pour, cette année-là, la plupart des scientifiques dignes de ce nom auraient accueilli cette invitation avec réticence. Certains auraient même fui, jugeant l’idée complètement insensée. Davidson lui-même reconnaissait que son projet était « complètement toqué ». Mais le professeur avait confiance ; il était lui-même une méditation de longue date. Alors qu’il n’était encore qu’un brillant étudiant à Harvard, i n’avait pas hésité à déserte quelque temps les bancs de l’université pour sillonner l’Inde et le Sri Lanka afin d ‘y expérimenter les pratiques spirituelles locales….

Je vends ce livre ici : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/12/09/mediter-cest-se-soigner/

 

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