21 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

INTERVIEW de Terry Goodkind

Terry en interview

Interview avec l’auteur dans laquelle il s’exprime au sujet de son dernier tome (Confessor), de la série ainsi que sur ses futurs romans.


Merci à Elbakin.net pour la traduction de l’interview ainsi que pour m’avoir permis de la poster sur le site. L’interview sur Elbakin.net.

Pourquoi les premiers souvenirs de l’écrivain de fantasy Terry Goodkind lui racontent des histoires, pourquoi il peut parfois passer une demi-journée sur un paragraphe, l’agenda serré de son dernier livre de la série l’Epée de Vérité, et pourquoi les éléments de fantasy de ses livres ne sont ni plus ni moins importants que la romance, l’intrigue, les manoeuvres politiques et la fiction historique.

Dans de précédentes entrevues, vous avez dit que vous vous étiez senti « poussé à écrire » La Première Leçon du Sorcier. Quand avez-vous su que ce ne serait que le premier d’une série ?

Je suis un conteur-né. Mes plus anciens souvenirs sont moi-même en train de me raconter des histoires. Je vivais avec les personnages des histoires dans ma tête. Quand j’étais petit, je me souviens d’avoir joué dans le jardin, écrivant et mettant en scène des pièces pour les autres enfants du voisinage. Juste des histoires simples d’enlèvement ou des choses comme ça. Donc, je me suis toujours raconté des histoires. Quand je dis que j’étais « poussé à écrire », ce n’est pas comme si je m’étais senti submergé par le besoin d’écrire La Première Leçon du Sorcier ; j’ai toujours voulu écrire. Quand j’ai commencé à y penser, j’ai fini par voir que le temps était venu de la coucher sur le papier. Avant cela, je n’écrivais jamais les histoires. Je suis dyslexique, alors les mots écrits m’ont toujours causé quelques difficultés, et je ne m’embêtais pas avec eux. J’étais tout à fait heureux de garder les histoires dans ma tête et de me les raconter, et à ce jour, c’est exactement ce que je fais : je me raconte mes histoires. Maintenant, je les écris, bien sûr, mais cela a toujours été mon rêve d’écrire des romans, et quand j’ai décidé qu’il était temps, j’avais ce personnage à l’esprit : Kahlan. Je terminais de construire notre maison dans le Maine, et j’ai décidé que c’était le moment, et j’ai pensé à Kahlan pendant tout le temps où j’ai terminé les travaux, alors après ça, je me suis mis à écrire.

C’est bon à entendre. J’essaye moi-même de faire publier plusieurs romans, et alors que je passais beaucoup de temps à y réfléchir, à penser aux personnages et à ce qu’ils allaient connaître, je ne savais pas que j’étais prêt à écrire jusqu’à ce que j’entende le réveil-matin interne se mettre à sonner

Je pense que c’est le point critique. Je reçois des lettres tout le temps, disant : « J’ai 13 ans et je veux écrire un livre et être publié. Quel est le secret ? Que dois-je faire ? » Vous ne pouvez pas expliquer aux gens qu’ils ne sont simplement pas intellectuellement prêts à écrire un roman. Un roman est une chose d’une incroyable complexité. Les êtres humains sont génétiquement évolués pour comprendre les indices les plus subtils de la part d’autres êtres humains. La chose la plus fascinante pour nous au monde sont les autres, et parce que nous sommes si bien connectés à la façon dont les autres se conduisent, et aux signaux de langage corporel qu’ils envoient, la signification des mots qui est différente de ce qu’ils peuvent dire, et leurs humeurs… toutes ces choses rendent le fait d’écrire à propos des humains extrêmement difficile. En conséquence, ces jeunes gens pensent que les romans sont une collection d’explosions, de créatures et d’éléments magiques. Ils ne comprennent pas que ce n’est pas là-dessus qu’ils écrivent. Ils ne sont pas équipés intellectuellement pour écrire cela à cet âge. De même pour des gens de 18, 20 ans, qui pensent : « D’accord, maintenant, je vais écrire un livre. » Ils le soumettent avec régularité, tout le temps, et c’est continuellement rejeté parce que ce n’est pas au point, et ils ne le comprennent pas encore. Quand vous avez autour de 20 ans, vous pensez que vous êtes adulte, mais non. Votre cerveau n’arrête pas de se développer jusqu’à vos 24, 25 ans, dans ces eaux-là. Les aspects intellectuels indispensables aux romans de qualité ne se développent pas chez une personne si jeune.

Je vends ses ouvrages ici :

L’EMPIRE DES VAINCUS

LA PREMIERE LECON DU SORCIER (L’Epée de Vérité) T.1

LA PIERRE DES LARMES (L’épée de Vérité) T.2

LE SANG DE LA DECHIRURE (L’épée de Vérité) T.3

LE TEMPLE DES VENTS (L’épée de Vérité) T.4

L’AME DU FEU ( L’épée de Vérité) T.5

LA FOI DES REPROUVES (L’Epée de vérité) T.6

LES PILIERS DE LA CREATION (L’épée de la vérité) T.7

L’EMPIRE DES VAINCUS (L’épée de Vérité) T.8

 

Si j’avais tenté d’écrire un roman quand j’avais 20 ans, il aurait été un échec, comme tous ceux écrits par des gens de 20 ans qui n’arrivent pas à se faire publier. Cela demande d’avoir vécu, et par là je ne veux pas dire voyager à travers le monde, se rendre dans des endroits déchirés par la guerre et ce genre de trucs ; cela veut dire observer comment les gens bougent, parlent, pensent et se conduisent. Vous avez besoin de constituer un réservoir d’expérience en décrivant un coucher de soleil, de façon à ce que, quand il vous faut écrire une scène de crépuscule romantique, vous sachiez faire la différence avec des mots, en comparaison de, disons, la scène basique de coucher de soleil. Le soleil se couche dans les deux scènes, mais sélectionner les mots pour chaque scène qui vont faire qu’un humain va comprendre, et choisir les indices qui orientent vers la scène basique ou romantique… Ces choses demandent du vécu et de l’expérience. Je n’étais pas prêt à écrire avant d’avoir 45 ans. Quand j’ai écrit La Première Leçon du Sorcier, j’étais prêt. Cela ne veut pas dire que tout le monde doit s’y mettre à 45 ans. Le truc est que vous devez pouvoir tirer parti d’une vie d’expérience, et quelqu’un qui a 13 ou 18 ans n’a tout simplement pas cette expérience. Quand quelqu’un me dit : « Je veux écrire un livre, mais je ne vois pas comment coucher ça sur le papier. Comment puis-je faire? », ça me donne envie de m’arracher les cheveux. Si vous ne savez pas quoi faire, alors vous n’êtes pas un écrivain. Par défaut, si vous me demandez quoi faire, vous ne pouvez pas le faire. Je n’ai jamais demandé à personne ce que je devais faire… J’étais simplement amené à le faire. Un écrivain naît comme tel : il est né pour écrire, il a ce moteur intérieur, et il meurt d’envie de se raconter une histoire à lui-même. C’est ce qui fait un véritable écrivain : une personne qui brûle de se raconter des histoires.

EN VIDEO : Image de prévisualisation YouTube

Depuis le début et jusqu’à ce jour, j’adore me raconter des choses. Je savais dès le départ quelle serait la conclusion de la série. Il y a des choses épatantes qui se passent dans Confessor que j’ai gardées pour moi pendant plus d’une décennie ; je n’en ai parlé à personne : mon agent, mon éditeur, ma femme… personne. Etant un conteur, le plus grand plaisir est de raconter à quelqu’un, et je ne veux pas le gâcher en vendant la chute. J’ai conservé des secrets incroyables sur ce qui allait se produire dans la série. Quand je les écris, c’est alors qu’ils arrivent.

J’ai toujours voulu faire ça, et j’ai décidé que j’avais besoin de m’y mettre. C’est comme quand vous décidez qu’il faut nettoyer la maison (rires). Ca ne vous tombe pas comme ça dessus, vous savez juste que cela doit être fait, et qu’il faut sérieusement vous y mettre. Dans mon esprit, c’était un processus continu. Le fait de s’asseoir et d’écrire l’histoire n’a pas été différent des autres étapes de la préparation du roman, ou de toute autre étape de ma vie.

lire la suite ici : http://www.terrygoodkind.fr/interviews.php?id=17

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

A Book Please |
Quidam |
Mon Sang d'Encre |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lectureinfernale
| Un pour tous tous pour un
| Laloba54