27 août 2015 ~ 0 Commentaire

INTERVIEW DE Claude Klotz

portrait

Né à Marseille en 1932, l’auteur du populaire « E=MC2, mon amour » (JC Lattès, 1977) avait publié sous deux noms : le sien (Claude Klotz), et son plus connu pseudonyme : Patrick Cauvin. Son dernier livre, « Une Seconde Chance » était paru chez Plon fin janvier.

Marqué par la guerre d’Algérie, Claude Klotz s’était fait connaître avec des polars « noirs et sang », édités par d’abord J.C. Lattès et le Fleuve noir : une série au héros récurrent, baptisé Reiner. Plus tard, ce sera Albin Michel, et sa fameuse collection Spécial Suspense. Le dernier livre paru sous le nom de Claude Klotz est une réédition d’un roman paru en 1979 chez Lattès : « Darakan » (republié en poche chez Rivages, 2009).

Si ses premiers romans sont des polars, il y aura aussi des romans sur le paranormal, le rationnel, le « génie humain » : « Les Innommables » (1971).

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DRACULA PERE ET FILS

Celui qui fut professeur de lettres en banlieue pendant dix ans va connaître le succès retentissant l’année suivante, en 1977 : « E=MC2, mon amour », en 1977. L’histoire de deux ados que tout oppose, et qui vivent une histoire d’amour passionnée. Les deux adolescents, Lauren et Daniel, se retrouveront vingt-deux ans après, dans « Pythagore je t’adore » (2001).

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Un livre par an

Klotz a ensuite enchaîné des parutions au rythme d’un livre par an : « Pourquoi pas nous ? » (1978), « Huit jours en été » (1979), « C’était le Pérou » (1980) et « Nous allions vers les beaux jours » (1981), un récit sur la Shoah qui fit scandale –beaucoup estimant que la Shoah ne pouvait être mise en fiction, un débat toujours d’actualité-.

Puis, chez Albin Michel : « Laura Brams », « Haute-Pierre », « Povchéri », « Rue des Bons-Enfants », « Menteur », « Villa Vanille », « Le Silence de Clara », « Le Sang des roses », « La Reine du monde », « Pythagore mon amour », « Présidente ». On retiendra avant tout « Le Sang des roses », où Cauvin se met dans la peau de… Claude Klotz, dans un très bon thriller.

On retiendra aussi un livre sur le football du futur, illustré par Enki Bilal (« Hors jeu », Autrement et Casterman).

 Patrick Cauvin ou Claude Klotz, comment faut-il vous appeler ?

C’est vrai que ça pose toujours un problème, ça… Le vrai nom est Klotz, et Cauvin est un pseudonyme. Et suivant le bouquin que je sors, je réponds une année à un nom, et l’autre à un autre, parce qu’en général – c’est pas systématique – mais j’alterne : une année Cauvin, une année Klotz… Cette année, c’est une année Klotz, donc on y va pour Klotz.

Pourquoi est-ce que vous avez pris un pseudonyme ?

C’est une histoire qui est vieille déjà, qui a plus de vingt-cinq ans. J’avais commencé à écrire sous mon nom, donc sous le nom de Klotz, des polars. Uniquement des polars. Et puis un jour j’en ai eu marre des polars, j’ai eu envie de faire une autre sorte de livres. Et c’est mon éditeur qui m’a dit « écoute, c’est des bouquins tellement différents, prends un autre nom parce que le public ne va pas s’y retrouver ». Alors j’ai accepté, et donc je suis devenu Cauvin pour un bouquin qui s’appelait L’Amour aveugle, et puis y’a eu du succès, donc ça a duré… Mais disons que je récuse le mot pseudonyme, parce qu’un pseudonyme on se cache derrière. Moi, je me cache pas, c’est-à-dire que dès le premier jour on a toujours su, j’ai toujours dit, et je vois pas pourquoi je cesserais de le dire, que Klotz et Cauvin sont une seule et même personne. C’est ça qui surprend un peu, parce que les pseudonymes, tout le monde en a, enfin dans le monde littéraire, mais peu le disent. Ca c’est une grande différence.

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