10 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

LE TESTAMENT DES SIECLES

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Quand mon téléphone sonna en plein milieu du petit déjeuner, j’espérais entendre la voix de François Chevalier et priais pour que cela ne soit pas Dave Munsen. Mais le matin nous réservait une tout autre surprise.

L’homme au bout du fil avait un fort accent Italien et se présenta sous le nom de Giuseppe Azzaro, il prétendit être journaliste à La Stampa et me demande sans complexe si j’avais récupéré un « certain manuscrit d’Albrecht Dürer sur Melancolia » que mon père aurait promis de lui envoyer depuis plusieurs jours.

J’écarquillai les yeux et lançai un regard halluciné à Sophie. Elle ne pouvait entendre la conversation et me dit un geste d’incompréhension. J’ôtai mo portable de mes oreilles pour voir si un numéro s’affichait sur le petit écran, mais il était anonyme. Je me levai précipitamment pour prendre un stylo et le bloc-notes sur lequel j’avais déjà écrit la veille, et notai le nom de mon interlocuteur. Giuseppe Azzaro.

-         Je suis désolé, non, je n’ai pas récupéré le document dont vous parlez… La maison de mon père a brûlé, voyez-vous… Mais à quelle occasion dites-vous avoir rencontré mon père ?

Il raccrocha aussitôt.

-         Qu’est-ce que c’est que ce délire ? m’exclamai-je en éteignant mon portable.

-         qui était-ce ? s’impatienta Sophie.

-         Un type qui dit être journaliste à La Stampa et qui prétend que mon père lui aurait promis de lui envoyer le manuscrit de Dürer…

-         Cela m’étonnerait, ironisa Sophie. Un journaliste italien ? Votre père m’en aurait parlé, non ?

-         Oui, et surtout, il ne m’aurait pas raccroché aunez quand je lui ai demandé plus d’explications.

Elle se leva et me fit signe de la suivre au premier étage où elle alluma mon ordinateur. Elle récupéra en ligne le numéro de téléphone de La Stampa, appela à Rome, et dans un italien qui me sembla tout à fait correct demanda au standardiste s’il y avait quelqu’un du nom de Giuseppe Azzaro qui travaillait à la rédaction. Ce n’était évidemment pas le cas.

-         Je donnerais cher pour savoir qui c’était lançai-je excité. Et j’aimerais bien savoir aussi comment ce type a obtenu mon numéro de téléphone…

-         Et bien sûr, son numéro était masqué…

-         Oui ! Mais il ya peut-être moyen de le récupérer quand même auprès de la compagnie de téléphone…

-         Impossible, ils n’ont pas le droit de faire ça.

-         Oui, mais là, on peut peut-être leur demander de chercher, c’est un cas un peu spécial ! protestai-je.

-         Il faudrait sans doute l’autorisation d’un juge pour obliger votre réseau à communiquer le numéro dans le cadre d’une enquête criminelle… Et ce ne serait pas vous mais la police qui récupérerait le numéro, d’ailleurs, Bref oubliez !…

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