02 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

LA SERENITE

 

f3cdb259-mQuoi de plus beau, de plus grand, de plus exaltant que de donner la vie ? Permettre à un petit d’homme de naître au soleil, de s’éveiller à la lumière, de goûter la sensualité d’exister, de savourer la joie de découvrir la vie ?

Quoi de plus redoutable que ce pouvoir qu’a l’homme de jeter dans l’existence un être humain de manière aveugle, sans connaître ce que sera son destin ? Car donner la vie, c’est aussi donner la mort, c’est une chance et un risque. D’un côté, on offre à l’enfant la joie de vivre sur terre et la grâce de jouir de la vie éternelle, d’un autre, on l’expose aux souffrances inévitables de l’existence et peut-être à une mort effroyable. Mort et vie, ce sont également les deux faces du mystère de notre Dieu sur terre, mystère dans lequel toute naissance nous introduit.

Devant l’inconnu de la destinée humaine, en définitive Dieu seul est à même de prendre le risque de donner la vie. Il n’appartient pas à l’homme de la donner parce qu’elle ne lui appartient pas. Il ne peut que la communiquer de la part de Celui qui en est la source : Dieu.

Le couple humain ne donne pas la vie, il la reçoit pour la transmettre dans l’amour conjugué de l’homme et de la femme. Il la reçoit de Celui dont il est l’image ; le Créateur. L’homme n’est que procréateur. Voilà de quoi remettre dans l’humilité ceux qui volontiers se prendraient pour des dieux parce qu’ils savent manier les éprouvettes… Voilà de quoi ne pas considérer le don d’engendrer comme une revendication à satisfaire à tout pris.

« Laissez venir à moi les petits enfants » dit le Christ. Il n’a jamais dit : « Laissez venir au monde des bébé improvisés, résultat des jeux du hasard dans amour ». L’enfant est trop sacré dès l’origine pour qu’on le traite comme le produit d’un sperme congelé de vendeurs anonymes.

En 1987, le document romain intitulé « Le don de la vie » rappelait un certain nombre de vérités permettant de voir clair devant les abus d’un acharnement obsessionnel à vouloir à tout prix avoir des enfants dans le cas de stérilité d’un des conjoints. Que la stérilité soit combattue comme une anomalie d el nature, qu’elle soit traitée comme une maladie que l’on guérit, quoi de plus conforme à la maîtrise que l’homme doit acquérir sur la nature quand celle-ci est défaillante ? Quoi de plus légitime pour les époux que de recourir aux procédés les plus en pointe et moralement acceptables ?

Quoi de plus souhaitable que de leur permettre de réaliser ce qui – avec l’harmonie de leur couple – est la fin du mariage et la finalité de la sexualité : une saine procréation, apothéose de l’amour ? Cela dit, maîtriser la nature ; oui, la forcer : non ! N’est-ce pas la forcer quand des femmes s’obstinent à donner naissance à un enfant pour leur satisfaction personnelle, en s’adonnant à certaines pratiques d’insémination artificielle incompatibles avec ce que la bioéthique peut admettre ? N’est-ce pas porter atteinte à la dignité humaine ?

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