25 juin 2015 ~ 0 Commentaire

INTERVIEW DE Jean Saint Geours

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President de la commission des operations de bourse

INTERVIEW Ref : — Quelles sont les relations entre la COB et la Caisse des dépôts ?

JeanSaint-Geours : — Dans la mesure où la Caisse des dépôts est un établissement proche de l’Etat, nous avons natureUement des relations de confiance. Mais nous effectuons notre travail de vérification avec la même vigilance 417

qu’envers tout autre investisseur. Car ce n’est pas sa taille, aussi importante soit- elle, qui peut l’empêcher d’être la victime de bévues ou d’abus. La Caisse des dépôts nous est aussi précieuse dans la mesure où nous utilisons les documents qu’elle publie et en particulier ses études.

— Plus globalement, comment apprécier l’évolution et le poids des investisseurs institutionnels dans le système financier français ? Les gendarmes de la Bourse constituent-ils une entrave à la modernisation de la place ?

— Je voudrais d’abord relativiser le poids de ces investisseurs institutionnels par rapport aux institutions d’autres pays dont on apprécie généralement mal l’importance en France. Je pense en particulier à la Poste en Grande-Bretagne ou aux fonds de pension aux Etats-Unis qui gèrent des montants bien plus considérables que n’importe quel investisseur français. Cela dit, le rôle et la puissance de la Caisse des dépôts sur le marché financier est lié à la fois aux fonds d’épargne qui lui sont confiés et à sa richesse propre. Ces deux ressources devant, évidemment être traitées et gérées différemment. J’ajouterai que cette puissance ne lui confère pas une fonction d’arbitre, comme pourrait le laisser supposer le mot de gendarme. EUe contribue à donner au marché à la fois de la souplesse et une meilleure régulation. C’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec le mot de gendarme. Et pour répondre à votre seconde question, je ne vois donc pas d’incompatibilité entre le poids des investisseurs institutionnels et la poursuite de la modernisation de la place.

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 LA VIE DANS TOUS LES SENS

 

Un financier pour le cinéma: le président de la Commission des opérations de Bourse, Jean Saint-Geours, a été élu président de la Cinémathèque française, en remplacement du cinéaste Jean Rouch. Haut-fonctionnaire, Jean Saint-Geours fut notamment directeur général du Crédit Lyonnais, PDG du Crédit National et président de la Compagnie financière de crédit industriel et commercial avant de prendre la présidence de la COB. Mais il a aussi présidé, de 1983 à 1987, l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC).

Il préside toujours la fondation Beaumarchais, qui attribue des aides à la création artistique, et a écrit non seulement de nombreux ouvrages de politique économique et d’économie, mais aussi plusieurs romans, soit sous son nom (« La Ville au coeur », « Le Taureau masqué »), soit sous le pseudonyme de Jean Saint-Vernon (« Les Traîtres », « Les Masques de Famille »).

 

Lire la suite de l’entretien sur : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ecofi_0987-3368_1991_hos_1_1_2743

 

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