25 juin 2015 ~ 0 Commentaire

INTERVIEW DE Frédéric Lenoir

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Aucun débat médiatique sur les religions n’a lieu sans lui. Philosophe, sociologue et historien, Frédéric Lenoir est aussi l’un des auteurs d’essais et de romans historico-philosophiques les plus lus, et sa première pièce de théâtre caracole en tête des spectacles parisiens. Derrière ce succès, un homme de foi, profondément marqué par Socrate, Jésus-Christ et Bouddha, qui poursuit son cheminement spirituel loin des dogmes. 

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LA PROMESSE DE L’ANGE

 

Ma première rencontre a eu lieu avec Socrate, lorsque j’ai lu Le Banquet de Platon (Flammarion, GF, 2007). Je devais avoir 13 ou 14 ans. Cela m’a donné envie de lire d’autres œuvres de Platon, et c’est ainsi que je suis tombé sur le récit de la mort de Socrate. Qu’un homme puisse dire, au sujet de ceux qui le condamnent à mort : « Ils peuvent me tuer, mais pas me nuire », j’ai trouvé cela bouleversant.

Cela m’a fait réfléchir sur la grandeur de l’âme humaine et m’a incité à m’interroger sur ce qu’il y a de plus essentiel dans l’existence : est-ce l’argent, le plaisir des sens, la réussite sociale, la vie familiale, l’amitié, la liberté intérieure ? Dans un deuxième temps, j’ai été amené à découvrir le bouddhisme à travers diverses lectures. J’ai aussitôt été frappé par les enseignements très concrets du Bouddha, qui rejoignent ces mêmes questions fondamentales. Enfin, j’ai découvert Jésus vers 20 ans.

 

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Vous avez pourtant été élevé dans la religion catholique…

Oui, mes parents étaient croyants et pratiquants. Mais pour eux, la foi était surtout l’ouverture aux autres ; ils aidaient plein de gens, certains ont même habité un temps chez nous… Cela m’a donné une bonne image du christianisme, mais, en même temps, il y avait le catéchisme et ses définitions toutes faites qui me paraissaient absurdes. À l’âge de 10-12 ans, j’ai cessé d’aller à l’église. La philosophie et le bouddhisme ont pris le relais dans mes interrogations existentielles.

Jusqu’au jour où, ayant décidé d’aller méditer quelques jours dans une ancienne abbaye cistercienne en Bretagne, je suis tombé sur l’Évangile selon saint Jean. Comme celles de Socrate et de Bouddha, les paroles de Jésus m’ont percuté. Mais plus encore : Jésus m’a touché au cœur. Ce fut une émotion foudroyante. J’ai pleuré pendant des heures sans savoir pourquoi. C’est pour cela que je peux dire : « Je suis chrétien. »

Chrétien, mais dans un syncrétisme…

Pas au sens d’un mélange incohérent. Je parlerais plutôt de synthèse, c’est-à-dire que j’établis une hiérarchie entre ces différents messages. Le bouddhisme m’apporte une certaine philosophie de l’existence, il m’enseigne le détachement. Socrate est plutôt un éveilleur. Il m’apprend à rester humble. Quant à Jésus, c’est une présence qui m’habite.

Comment cette « synthèse » se pratique-t-elle ?

J’essaye de commencer ma journée par un quart d’heure de méditation. Cela procure un calme mental et une liaison du corps et de l’esprit qui m’aident, ensuite, à prier. Je fréquente peu les églises. Je suis esthète, et le manque de beauté dans la liturgie me heurte. Puis, souvent, je ne ressens pas assez d’authenticité chez les prêtres et les fidèles ; j’ai l’impression que tout cela est très mécanique. Il n’y a guère que dans les monastères que je me sente bien. Il m’arrive d’y passer quelques jours, et c’est à chaque fois un vrai ressourcement. J’aime aussi les messes orthodoxes, plus vivantes. Les chants et la décoration me touchent : l’encens, les icônes…

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