29 mai 2015 ~ 0 Commentaire

INTERVIEW DE CATHERINE CLEMENT

 

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Elle est agrégée de philosophie (1961), elle a enseigné la philosophie à la Sorbonne où elle a été notamment l’assistante de Vladimir Jankélévitch. Parallèlement elle a collaboré au quotidien Le Matin de Paris, en tant que chef des pages Culture. En 1980, elle a été nommée à la tête de l’AFAA (Association française d’action artistique) afin de favoriser la diffusion de la culture française à l’étranger, poste qu’elle occupera jusqu’en 1999. Depuis 2003, elle est chargée des programmes de l’université populaire du Quai-Branly et, depuis 2009, elle produit l’émission de France CultureCultures de soi, culture des autres. Traduite en 28 langues, elle a publié une quarantaine de livres, romains et essais.

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http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/09/03/le-voyage-de-theo-de-c-clement/

Née dans une famille mi-catholique, mi-juive, Catherine Clément passe une grande partie de son enfance sur les bords de la Loire avec sa grand-mère chrétienne, ce qu’elle raconte dans Maison mère (éditions Nil, 2006). La guerre l’a privée de ses grands-parents juifs, dénoncés, déportés et morts à Auschwitz en mai 1944.

Elle intègre l’École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF) en 1959, école dite de Sèvres, mais installée boulevard Jourdan à Paris. Agrégée de philosophie à l’âge de 22 ans, la sévrienne devient ensuite l’assistante de Vladimir Jankélévitch à la Sorbonne à 24 ans : au grade d’assistante, qui n’existe plus, les jeunes enseignants dirigeaient les travaux pratiques.

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Sa rencontre avec Claude Lévi-Strauss, qui l’invite à décrypter un mythe africain devant son séminaire en 1962, l’influence de manière décisive. A partir de 1959, elle suit le séminaire de Jacques Lacan, d’abord à l’hôpital Sainte-Anne, puis à l’École Normale Supérieure et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et ce jusqu’à la fin. Membre de l’École freudienne à titre « profane », elle n’a jamais été psychanalyste.

Détachée au CNRS, elle prépare une thèse sur Le Paradis perdu, qu’elle termine, mais que l’état de santé de Vladimir Jankélévitch, à la fin de sa vie, ne lui permet pas de soutenir. Parallèlement, elle participe entre autres à des documentaires de télévision à l’ORTF, aux côtés de Josée Dayan et Charles Brabant. En 1976, après 12 ans d’enseignement supérieur, elle demande un congé, horrifiée des conditions de travail dans les amphithéâtres. Fin 1976, elle entre au quotidien Le Matin de Paris comme chef de rubrique culture.

En 1982, elle est nommée au ministère des Relations extérieures, à la tête de l’AFAA, chargée de la diffusion et de l’accueil de la culture française à l’étranger. Elle séjourne cinq années en Inde aux côtés de l’ambassadeur André Lewin, puis cinq ans en Autriche, et enfin trois ans au puis cinq ans en Autriche, et enfin trois ans au Sénégal (1996-1999).

A l’époque, quand elle part en Inde, elle a déjà publié cinq romans et huit essais. L’Inde lui inspire ses plus grands succès, Pour l’amour de l’Inde (Flammarion, 1993) et Le Voyage de Théo (Seuil, 1998), et ce pays ne cesse d’inspirer son travail. Elle est aujourd’hui par ailleurs membre du Forum franco-indien, organisme bilatéral officiel. Depuis 2002, elle prépare et dirige l’Université populaire du quai Branly, qui se déroule dans le théâtre Claude Lévi-Strauss.

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