24 mai 2015 ~ 0 Commentaire

LA BRUTE

1 LES GUY DES CARS

  • Editeur :    Ernest Flammarion
  • Date de parution :    1951
  • Genre :   Grands auteurs
  • 301   pages

 

MOT de l’EDITEUR

 

Comment un malheureux, enfermé dans l’horreur d’être sourd-muet et aveugle de naissance, peut-il se défendre contre une accusation de meurtre? Ce n’est que l’un des thèmes traités par Guy des Cars dans ce passionnant ouvrage. Son analyse de la machine judiciaire nous présente des types d’une densité et d’une vitalité prodigieuse, et le portrait qu’il trace de Maître Deliot est d’une extraordinaire puissance. L’humanité avec laquelle le romancier s’est penché sur le cas de « la brute » restera longtemps dans la mémoire du lecteur. 

 

Un mot sur l’auteur :     Guy Des Cars

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Né(e) à : Paris , le 06/05/1911
Mort(e) à : Paris , le 21/12/1993

Guy Augustin Marie Jean de Pérusse des Cars, dit Guy des Cars, est un écrivain.

Issu de l’aristocratie française, il est le fils de François de Pérusse, duc des Cars (1875-1941) et de Maria Teresa Edwards (1879-1941), son épouse.

Guy des Cars a fait ses études chez les Jésuites, où il entre à l’âge de 7 ans ; il n’en ressort qu’à 16. À 19 ans, il part pour le Chili pour mettre fin à une aventure galante et, lors de son retour en France, il écrit une comédie de boulevard, la Croisière pour dames seules. Il embrasse alors la carrière de journaliste. A 28 ans, il est rédacteur en chef du Jour.

Lieutenant d’infanterie, il reçoit la croix de guerre pour sa conduite au front. Après la défaite de 1940, il se retire dans le Midi, où il écrit son premier roman L’Officier sans nom, un livre de guerre. Il a écrit de nombreux romans qui ont eu un grand succès, dont L’Impure, La Brute, La Dame du cirque, Le Château du clown, Les Filles de joie, Le Faussaire, L’Envoûteuse, La Justicière, L’Entremetteuse, La Maudite.

En 1962, il fut élu directeur de l’Académie du Maine. En 1974, il publia un récit en forme de confession autobiographique, à diffusion nettement plus confidentielle sans doute, mais non dénué d’intérêt documentaire, sous le titre : J’ose.

Guy des Cars fut également un grand amoureux des arts du cirque.

RESUME du livre  :  

Un sourd muet aveugle de naissance, Jaques Vauthier, est arrêté, a bord d’un navire, dans la cabine d’un jeune américain, dont le cadavre est suspendu a la poignée de la porte. L’infirme avoue son crime, puis il s’enferme, ne voulant plus parler ni voir personne. Un vieil avocat qui a presque raté sa carrière tente de le défendre, sans son consentement.
La première chose qui nous frappe lorsque que l’on commence à lire « La brute », c’est l’habilité de l’auteur a nous accrocher a l’intrigue. Ceux qui aiment les procès bourrés de témoin aimeront, ceux qui aime les intrigues policières aimeront, mais par dessus tout, ceux qui aiment l’étude psychologique de personnages originaux adoreront. En lisant ce livre, vous n’entrerez pas dans la tête d’un sourd-muet aveugle, vous ne connaitrez pas explicitement ses réflexions internes, mais vous connaitrez son histoire, a partir de l’enfance, vous connaitrez les techniques utilisée par les frères et les médecins de l’époque pour sortir un enfant sourd-muet aveugle de sa nuit permanente, chose que je croyais pratiquement impossible, et vous ressentirez presque les même sentiment que les personnages. A force d’entendre les dépositions des témoins, qui sont presque tous des proches de l’infirme, vous commencerez à comprendre comment on peut se sentir lorsque l’on est privé des 3 sens les plus pratiques. Guy des Cars, sans décortiquer pendant des pages et des pages les moindres sentiments, a habilement réussi a nous les faire comprendre, a l’aide de nombreuses versions de faits divers et de puissant dialogue dans lesquels un lecteur averti peu déchiffrer d’intenses émotions humaines. 

EXTRAIT DU LIVRE –       LA BRUTE             – page 161  

 Chaque semaine, Solange écrivait à Jacques ; ces lettres, que je lisais attentivement et auxquelles je répondais pour mon élève encore incapable de le faire, s’accumulèrent dans un tiroir de mon bureau. Un jour enfin je pus les donner à Jacques qui les lut avidement après que je les eux transcrites en Braille. Mais mon élève n’était pas le seul à avoir progressé. Solange, devenue une grand jeune fille, écrivait maintenant d’une façon tout à fait charmante. Les leçons que je lui  faisais donner à Paris, avec l’accord de sa mère, par une Sœur de la Sagesse, portaient leurs fruits. Lorsqu’elle atteindrait sa majorité Solange Duval posséderait la solide instruction qui lui serait indispensable pour aider utilement Jacques. Car j’étais certain maintenant que mon élève ne pourrait jamais vivre seul et qu’il fallait constamment près de lui une compagne attentive. Je m’étais donc préoccupé de faire préparer cette compagne par Sœur Marie de la Miséricorde qui correspondait régulièrement avec moi pour me faire part des progrès accomplis à Paris par sa jeune élève.

Prix de vente :     14,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

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