08 mai 2015 ~ 0 Commentaire

L’ECUME DES JOURS

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  • Editeur :    Bibliothèque du temps présent
  • Date de parution :   1975
  • Genre :  Grands auteurs
  •  249  pages

 

MOT de l’EDITEUR

Dans un univers mêlant quotidien et onirisme, ce roman conte les aventures de Colin, de Chick, d’Alise et de la belle Chloé. Deux histoires d’amour s’entremêlent : Colin est un jeune homme élégant, rentier, qui met fin à son célibat en épousant Chloé, rencontrée à une fête, tandis que son ami Chick, fanatique transi du philosophe vedette Jean-Sol Partre, entretient une relation avec Alise. Tout irait pour le mieux sans les forces conjuguées de la maladie (Chloé est victime d’un « nénuphar » qui lui dévore le poumon) et du consumérisme (Chick consume ses ressources dans sa passion pour Jean-Paul Sartre) qui s’acharnent sur les quatre amis. La plume alerte de Boris Vian, qui multiplie les néologismes poétiques et les jeux de mots (le pianocktail, le biglemoi, les doublezons…) semble le faire par politesse, car sous ses dehors de roman d’amour pour éternels adolescents, l’Écume des Jours est un piège qui étouffe petit à petit le lecteur et les personnages. A l’image de la maladie de Chloé qui s’étend, la légèreté et l’innocence qui ouvrent le roman sont progressivement contaminées par le drame.

Un classique moderne, salué à sa sortie par Raymond Queneau comme « le plus poignant des romans d’amour contemporains. »

 

Un mot sur l’auteur :     Boris VIAN

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Né(e) à : Ville d’Avray , le 10/03/1920
Mort(e) à : Paris , le 23/06/1959

Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste). Ingénieur de l’École centrale (promotion 42B), il est aussi scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur et peintre.

Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, il a publié de nombreux romans dans le style américain parmi lesquels J’irai cracher sur vos tombes qui a fait scandale et a été interdit. Il a souvent utilisé d’autres pseudonymes, parfois sous la forme d’une anagramme, pour signer une multitude d’écrits.

Boris Vian a abordé à peu près tous les genres littéraires : poésie, document, chroniques, nouvelles. Il a aussi produit des pièces de théâtre et des scénarios pour le cinéma. Son œuvre est une mine dans laquelle on continue encore de découvrir de nouveaux manuscrits au XXIème siècle. Toutefois, sa bibliographie reste très difficile à dater avec précision, lui-même ne datant pas toujours ses manuscrits. Ainsi, Noël Arnaud dans les Vies parallèles de Boris Vian, et Claude J. Rameil qui ont fait des recherches très poussées, ne donnent pas les mêmes dates que les proches de l’auteur sur l’année de publication de certaines œuvres, notamment les Cent sonnets.

Il est également l’auteur de peintures, de dessins et de croquis, exposés pour la première fois à l’annexe de la NRF en 1946.

Pendant quinze ans, il a aussi milité en faveur du jazz, qu’il a commencé à pratiquer dès 1937 au Hot Club de France. Ses chroniques, parues dans des journaux comme Combat, Jazz-hot, Arts, ont été rassemblées en 1982 : « Écrits sur le jazz ». Il a aussi créé quarante-huit émissions radiophoniques Jazz in Paris, dont les textes, en anglais et en français étaient destinés à une radio new-yorkaise et dont les manuscrits ont été rassemblés en édition bilingue en 1996.

Son œuvre littéraire, peu appréciée de son vivant, a été saluée par la jeunesse dès les années 1960-1970. « L’Écume des jours » en particulier, avec ses jeux de mots et ses personnages à clef, a fait de lui un véritable mythe. Il est désormais un classique qu’on étudie dans les collèges et les lycées.

Boris Vian, réputé pessimiste, adorait l’absurde, la fête et le jeu. Il est l’inventeur de mots et de systèmes parmi lesquels figurent des machines imaginaires et des mots devenus courants de nos jours. Mais il a également élaboré des projets d’inventions véritables lorsqu’il était élève ingénieur à l’École Centrale.

RESUME du livre  :  

Que dirait Boris Vian en apprenant que « L’écume des jours » figure désormais parmi les classiques de la littérature française que l’on étudie en classe ? Quelle ironie du sort pour celui qui tenait tant à s’en démarquer !
Replaçons-nous dans le contexte de l’époque. En 1947, « L’écume des jours » tombe comme un ORNI* dans le paysage littéraire : une histoire farfelue mettant en scène des duos amoureux étonnamment modernes pour l’après-guerre, des néologismes à foison et une caricature outrée des structures sociales et des courants de pensée de l’époque. Les personnages évoluent dans une ambiance tour à tour lumineuse ou glauque, mais toujours étrange, selon une chorégraphie aussi imprévisible qu’un solo de jazz.  

 

EXTRAIT DU LIVRE –   L’écume des Jours

  » -Tiens!… dit Colin, Alise et Chick sont déjà là?
-Oui, dit Isis. Venez, je vous présente…
La moyenne des filles était présentable. L’une d’elles portait une robe de lainage vert amande, avec de gros boutons en céramique dorée, et, dans le dos, un empiècement de forme particulière.
-Présentez-moi surtout à celle-là, dit Colin.
Isis le secoua pour le faire tenir tranquille.
-Voulez-vous être sage, à la fin?
Il en guettait déjà une autre et tirait sur la main de sa conductrice.
-C’est Colin, dit Isis. Colin, je vous présente Chloé.
Colin avala sa salive. Sa bouche lui faisait comme du gratouillis de beignets brulés.
-Bonjour! dit Chloé…
-Bonj… Êtes-vous arrangée par Duke Ellington? demanda Colin…
Et puis il s’enfuit, parce qu’il avait la conviction d’avoir dit une stupidité.
Chick le rattrapa par un pan de sa veste.
-Où vas-tu comme ça? Tu ne vas pas t’en aller déjà? Regarde!…
Il tira de sa poche un petit livre relié en maroquin rouge.
-C’est l’original du Paradoxe sur le dégueulis de beignets brulés.
-Bonjour! dit Chloé…
-Bonj… Êtes-vous arrangée par Duke Ellington? demanda Colin…
Et puis il s’enfuit, parce qu’il avait la conviction d’avoir dit une stupidité.
Chick le rattrapa par un pan de sa veste.
-Où vas-tu comme ça? Tu ne vas pas t’en aller déjà? Regarde!…
Il tira de sa poche un petit livre relié en maroquin rouge.
-C’est l’original du Paradoxe sur le dégueulis, de Partre…
-Tu l’as trouvé quand même? dit Colin.
Puis il se rappela qu’il s’enfuyait et s’enfuit.

Prix de vente :     12,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

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