08 mai 2015 ~ 0 Commentaire

DON QUICHOTTE Tome 1

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  • Editeur :    Club de classiques
  • Date de parution : 1972
  • Genre :   Grands auteurs
  • 605   pages

 

MOT de l’EDITEUR

« Sancho, ce que je te recommande en premier lieu, c’est d’être propre, de te rogner les ongles et de ne les laisser point croître, ainsi que font quelques-uns, qui sont si ignorants et si bêtes qu’ils croient que de grands ongles leur embellissent les mains. Ne mange point d’ail ni d’oignon, afin que l’odeur ne découvre ta rusticité. Fais attention, Sancho, à ne pas mâcher des deux côtés à la fois et à n’éructer devant personne. – Je n’entends pas, dit Sancho, ce mot d’éructer. » Et don Quichotte lui dit : « Éructer, Sancho, veut dire roter, et c’est un des plus vilains mots qu’ait la langue castillane, encore qu’il soit fort significatif. – En vérité, monsieur, dit Sancho, parmi les conseils et les avis que vous me donnez, et que je pense garder en ma mémoire, je ne mettrai point en oubli de ne pas roter, parce que j’ai accoutumé de le faire fort souvent. – Éructer, Sancho, reprit don Quichotte, et non roter. »

 

Un mot sur l’auteur :     Miguel de Cervantes

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Né(e) à : Alcala de Henares , le 29/09/1547
Mort(e) à : Madrid , le 23/04/1616

Miguel de Cervantes est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne.

Le style, la structure du récit, le réalisme et l’humour de Miguel de Cervantes lui ont permis de se distinguer des récits chevaleresques de l’époque.

« Don Quichotte », classique éternel, raconte la folie d’un pauvre hidalgo convaincu qu’il est en réalité un illustre chevalier errant. Ce roman opère une rupture forte dans l’histoire des lettres.

Cervantès a eu une vie tumultueuse et errante. Il a combattu au nom du catholicisme et a servi en tant que commissionnaire. Il fréquenta l’université, accompagna à Rome le cardinal Acquaviva, légat du pape. Puis il devint soldat. Il participa à la bataille de Lépante (1571) au cours de laquelle la flotte de la Sainte-Ligue (Espagne, Venise, Saint-Siège) battit les Turcs. Il y perdit un bras. Il devint captif et passa cinq ans au bagne d’Alger. De retour en Espagne, il se maria et trouva un emploi de fonctionnaire. Il se lança ensuite dans différents trafics qui le conduisirent en prison.

Représentant important de l’Age d’Or espagnol, l’écrivain participe largement au rayonnement du royaume à travers le monde. On désignera dès lors l’espagnol comme « langue de Cervantès ».

 

RESUME du livre  :   

Don Quichotte, c’est quelqu’un qui est en décalage avec le monde dans lequel il vit. Un membre d’une époque qui rêverait d’en habiter une autre, plus ancienne, plus noble, plus féérique à ses yeux. Cette époque rêvée il ne la connaît pas, il l’a seulement fantasmée à partir de livres désuets et fabulateurs qui, même en leur temps, étaient des légendes, des symboles, des paraboles tout sauf la réalité d’un moment.
Don Quichotte refuse de voir les évolutions en marche, il reste campé, braqué, les quatre sabots fichés dans le sol comme une vieille bourrique qui refuse d’avancer.
Ouvrir les yeux, voir la réalité en face c’est renoncer à son rêve, c’est renoncer à sa définition du bonheur, c’est perdre le sens de sa vie. Voilà pourquoi son cerveau, qu’un œil extérieur pourrait juger défaillant, s’ingénie à déformer les réalités, les patentes erreurs qu’il commet, les lourds revers qu’il essuie pour les faire cadrer avec son monde fantasmé, bâti de toute pièce, son monde chéri, ce qui lui donne l’impression de vivre. C’est la définition même du bovarisme poussé à l’extrême.

 

EXTRAIT DU LIVRE –  Don QUICHOTTE l’ingénieux Idalgo      

 Enfin, notre hidalgo s’acharna tellement à sa lecture, que ses nuits se passaient en lisant du soir au matin, et ses jours, du matin au soir. Si bien qu’à force de dormir peu et de lire beaucoup, il se dessécha le cerveau, de manière qu’il vint à perdre l’esprit. Son imagination se remplit de tout ce qu’il avait lu dans les livres, enchantements, querelles, défis, batailles, blessures, galanteries, amours, tempêtes et extravagances impossibles ; et il se fourra si bien dans la tête que tout ce magasin d’inventions rêvées était la vérité pure, qu’il n’y eut pour lui nulle autre histoire plus certaine dans le monde. Il disait que le Cid Ruy Diaz avait sans doute été bon chevalier, mais qu’il n’approchait pas du chevalier de l’Ardente-Épée, lequel, d’un seul revers, avait coupé par la moitié deux farouches et démesurés géants. Il faisait plus de cas de Bernard del Carpio, parce que, dans la gorge de Roncevaux, il avait mis à mort Roland l’enchanté, s’aidant de l’adresse d’Hercule quand il étouffa Antée, le fils de la Terre, entre ses bras. Il disait grand bien du géant Morgant, qui, bien qu’issu de cette race géante, où tous sont arrogants et discourtois, était lui seul affable et bien élevé. Mais celui qu’il préférait à tous les autres, c’était Renaud de Montauban, surtout quand il le voyait sortir de son château, et détrousser autant de gens qu’il en rencontrait, ou voler, par delà le détroit, cette idole de Mahomet, qui était toute d’or, à ce que dit son histoire16. Quant au traître Ganelon, pour lui administrer une volée de coups de pied dans les côtes, il aurait volontiers donné sa gouvernante et même sa nièce pardessus le marché.

Prix de vente :     12,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

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