30 avril 2015 ~ 0 Commentaire

POT BOUILLE

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  • Editeur :     France Loisirs
  • Date de parution :  1983
  • Genre :   Grands Auteurs
  •  401  pages

 

MOT de l’EDITEUR 

Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère comme le plaisir saute aux yeux. Chez les seconds tout est caché. Ils clament :  » Nous sommes l’honneur, la morale, la famille « . Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant Au Bonheur des Dames, arrive de province et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille.Ce dixième volume des Rougon-Macquart, retraçant la vie sous le Second Empire, c’est ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies. 

Un mot sur l’auteur :     Emile Zola

Description de cette image, également commentée ci-après

Émile Zola naît à Paris d’une mère beauceronne et d’un père vénitien, ancien officier d’artillerie devenu ingénieur, installé en France pour échapper à la domination autrichienne. Il grandit à Aix-en-Provence, où son père doit diriger les travaux d’un barrage de retenue et d’un canal destiné à alimenter en eau la ville d’Aix. Après la mort de son père, des complications d’une pneumonie qui l’a saisi sur le chantier du canal, sa veuve est spoliée par d’habiles hommes d’affaires et se débat sans succès, pendant plus de dix ans, dans le règlement des affaires de la Société du canal Zola. La famille sera désormais dans la gêne matérielle.

Orphelin de père à 7 ans, Zola connaît une jeunesse à la fois pauvre et libre, marquée par son amitié avec Paul Cézanne. Après avoir échoué à son baccalauréat, il rejoint Paris avec sa mère. Sans diplômes ni emploi stable, il ne connaît de cette vie littéraire pour laquelle il se sent fait que les mécomptes de la bohème.

Sa vie et son œuvre ont fait l’objet de nombreuses études historiques. Sur le plan littéraire, il est principalement connu pour Les Rougon-Macquart, fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d’une époque et d’une génération particulière fait l’objet d’un roman.

Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l’affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L’Aurore, de l’article intitulé « J’accuse » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres dans la même année.

RESUME du livre  :   

Pot-Bouille appartient aux Rougon-Macquart, grande fresque romanesque et sociale d’Émile Zola. Octave Mouret, le jeune héros, arrive à Paris, où il compte faire fortune. Il emménage rue de Choiseul, dans un bel immeuble bourgeois. Il trouve du travail dans une boutique de mode. Témoin des multiples intrigues que la maison cache, Octave entend bien, lui aussi, profiter de la beauté de ces parisiennes et réussir grâce à ses liaisons. Il essaie, successivement, avec plus ou moins de succès, de séduire différentes femmes de la maison, en même temps que la patronne de la boutique. À travers ses yeux, se découvre l’hypocrisie de la bourgeoisie. L’immeuble est comme « la marmite où mijotent les pourritures de la famille et les relâchements de la morale ». Une dot promise et non payée, un détournement d’héritage, des adultères, rien n’est épargné au regard naïf puis désabusé d’Octave, qui y perdra ses illusions.

Peinture au vitriol, Pot-Bouille est remarquable par la force de sa critique, servie par la plume acerbe et talentueuse d’Émile Zola qui transporte le lecteur.

EXTRAIT DU LIVRE –  POT BOUILLE

 On en sait très peu sur la famille habitant au 2e étage. Ils sont détestés de tous car ils ne « font jamais comme tout le monde ». La seule indication est le métier du mari, écrivain. Il publie un livre révélant les déboires des hommes influents de Paris dont M. Duveyrier (le second propriétaire) ce qui ajoute encore à la haine que les locataires portent à cette famille. M. Gourd, le concierge, dit à son sujet : « Des horreurs ! continua-t-il, d’une voix écœurée. C’est plein de cochonneries sur les gens comme il faut. [...] Et, vous voyez, ça roule carrosse, ça vend leurs ordures au poids de l’or ! ». C’est le reflet de ce que Zola a subinotes 2, mais il les dévalorise en mettant ces paroles dans une bouche hypocrite et antipathique.

L’une des familles que Zola décrit le plus longuement et avec le plus d’humour est celle des Josserand, où la mère (Éléonore Josserand, mère de Berthe Vabre) règne en tyran, terrorisant mari, filles et domestiques. Son unique ambition : marier ses filles, en trouvant pour elles de bons partis. Pour cela, elle les entraîne à « la chasse aux maris », leur expliquant que l’amour est secondaire, les hommes étant par nature foncièrement méprisables.

Prix de vente :     13,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

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