27 mars 2015 ~ 0 Commentaire

QUI EST : Colleen McCULLOUGH

Colleen-McCullough

L’écrivaine australienne Colleen McCullough est morte à 77 ans sur l’île de Norfolk, à mi-chemin entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie, annonce son éditeur, Harper Collins, jeudi 29 janvier 2015.

Je vends ici quelques-uns de ses livres :

CESAR ET CLEOPATRE de McCullough

LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR

 A NOUS DEUX MANHATTAN

On doit la parution en 1978 des Oiseaux se cachent pour mourir à Pierre Belfond. Éditeur célèbre, il vient de commettre un impair et a bien du mal à se le pardonner: il a refusé de publier Racines, une saga sur l’esclavage qui, croyait-il, n’intéresserait pas les Français. Erreur! Il s’en vend 450 000 exemplaires. L’éditeur n’en dort plus de la nuit. Il a loupé son best-seller.

Quelque temps plus tard, on lui parle, sans grande conviction, d’un roman australien, écrit par une inconnue, Colleen McCullough. The Thorn Birds connaît un succès monstre aux États-Unis. La maison Avon Books débourse même jusqu’à 1 900 000 dollars pour obtenir les droits en édition de poche du roman. Pourtant, le sujet est osé: un prêtre, au physique de jeune premier, tombe amoureux d’une femme, qu’il a pratiquement élevée, et lui fait un enfant… qui deviendra prêtre! Les catholiques pourraient s’offusquer. Étonnamment, les plus puritains des Américains n’ont, eux, jamais protesté… L’éditeur décide de se lancer et fait une offre de 20 000 dollars pour acheter les droits. Il n’est pas le seul. Le petit monde de l’édition est en émoi et s’intéresse aussi à The Thorn Birds. Les enchères montent… Et Pierre Belfond doit proposer 42 000 dollars pour parvenir à ses fins.

Il faut maintenant trouver un titre: The Thorn Birds, littéralement Les Oiseaux d’épines, ce n’est pas très vendeur. Belfond trouve une idée géniale: pourquoi pas Les oiseaux se cachent pour mourir? Il sera bien déçu d’apprendre par Claude Bonnefoy que cette phrase n’est autre que le dernier vers d’un poème de François Coppée et non pas, comme il le pensait alors, un titre sorti tout droit de son imagination! Qu’importe, le roman caracole, dès sa sortie, en tête des meilleures ventes. Sûrement pas grâce aux journalistes qui ne daignent pas se pencher sur cette saga australienne. Seules les critiques littéraires Françoise Xenakis et Janick Jossin repèrent Les oiseaux… et l’encensent. Le bouche-à-oreille fait le reste. Le succès du roman dépasse peu à peu celui de Racines, avec, cette seule année, 812 632 exemplaires vendus!

En 1981, Bernard Pivot invite à Apostrophes Colleen McCullough pour parler de son dernier roman, Un Autre Nom pour l’amour. Toute de rose vêtue, l’Australienne partage la vedette avec Bernard Clavel et Michel Del Castillo. Interrogée sur l’incroyable triomphe des oiseaux…, elle partira d’un grand éclat de rire et avouera que, pour elle aussi, ce succès reste un mystère.

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