27 février 2015 ~ 0 Commentaire

LE PRINCIPE DE LUCIFER

 

EXTRAIT DU LIVRE : 1

800px-Caravaggio44jeromeBorghese« Le Principe de Lucifer » est un livre qui vous marque le cerveau au fer rouge. Et de ces livres, il en existe, quoi que l’on pense, très peu. J’ai lu le « Principe de Lucifer » tout à fait par hasard, en 1998 aux Etats-Unis, et je me revois encore, fasciné et enthousiasmé, expliquer à mon entourage avec la plus grande solennité que c’était le livre le plus important que j’aie lu depuis vingt ans. En effet, malgré une consommation de livres intense, je n’avais pas le souvenir qu’un auteur, hormis Freud, réussisse non seulement à captiver à ce point, mais en plus, à nous donner, comme Freud, une grille qui permet de comprendre, de voir, enfin, le monde social autour de nous tel qu’il est vraiment. Une vision sans les lunettes roses de Jean-Jacques Rousseau, ou, plus récemment, de la Déclaration de Séville pour qui « la violence n’est ni notre héritage évolutionniste, ni présente dans nos gènes ». Comme c’est rassurant ! Mais voilà, c’était sans compter sur Howard Bloom qui a remis les pendules à l’heure de telle manière, après douze années de recherche et d’écriture, qu’il lui a fallu, malgré son carnet d’adresses fourni, présenter son manuscrit à 32 éditeurs new-yorkais pour qu’il y en ait un qui, finalement, ose le publier. A ce jour, les deux livres sont à plus de cent mille exemplaires. Car il s’agit bien d’une révolution, au même titre que le furent les livres de Darwin et de Freud. Après des débuts timides, le « Principe de Lucifer » est devenu un livre culte au point qu’un journaliste anglais, à sa lecture, écrivit « J’ai rencontré Dieu, il habite à Brooklyn », que des groupes de rock « samplent » des passages de son livre lus à haute voix afin de les intégrer dans leurs rythmes et que des professeurs émérites de Cambridge, de Stanford et de UCLA, entre autres, endossent officiellement son travail (voir la revue de presse). Aucun écrivain contemporain n’a bénéficié, avant lui, d’un tel hommage ! Cioran a dit « Un livre qui laisse le lecteur pareil à ce qu’il était avant de le lire est un livre raté »

 . Dieu qu’il avait raison Cioran. On peut dire qu’il y a deux états pour les lecteurs du « Principe de Lucifer », le « avant », et le « après », et très peu d’entre eux ont regretté de l’avoir lu. De plus, comme avec un véritable livre diabolique, une fois qu’on l’a lu, on n’ose plus y retoucher, mais on jette des coups d’oeil furtifs à la bibliothèque pour vérifier tout de même s’il n’a pas quitté sa place. Normal pour un livre aussi puissant. Il pourrait disparaître. Surtout avec un titre aussi extraordinaire. Copernic a déclaré que la Terre tournait autour du Soleil. Darwin a mis en pièces la Bible. Freud a révélé la sexualité omniprésente. Mais que dit Bloom de si révolutionnaire ? Il dit tout simplement que la violence est « en réalité un outil fondamental de la Nature pour nous améliorer ». Dans un monde judéo-chrétien qui nous dit que « l’homme est gentil, c’est la société qui le rend mauvais », cela fait effectivement désordre. Bloom dé- montre donc méticuleusement le contraire et avec un talent tel qu’il nous rappelle furieusement le « Mal Français » d’Alain Peyrefiite, mais un mal d’un tout autre genre. Bloom a repris le flambeau là où s’est arrêté le professeur Laborit : « Le Principe de Lucifer » est une version puissance mille, et mise à jour, du merveilleux film d’Alain Resnais « Mon Oncle d’Amérique ». Et si on devait comparer ce livre à une oeuvre d’art, le « Principe de Lucifer » de Howard Bloom serait le « Jardin des Délices » de Hyreonimus Bosch, par opposition au « Jugement Dernier » de Michel-Ange

Bloom est l’anti-Rousseau, un auteur qui, grâce aux fulgurants progrès scientifiques de ces dernières années, a décidé de ne pas tricher et de ne pas nous tendre un miroir pré-déformé à ses propres idéaux. C’est pour cela que son livre est fascinant, d’autant que nous avons tous vécu, ou vu, les idées qu’ils nous expose, mais sans jamais avoir eu les clés pour les comprendre réellement. Alors la lecture du « Principe de Lucifer » se transforme progressivement en une grille acérée de compréhension du comportement social, exactement comme la lecture de Freud permet de comprendre l’origine des innombrables pulsions sexuelles.

flèche à droiteJe vends ce livre ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/09/14/le-principe-de-lucifer-1/

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