14 février 2015 ~ 0 Commentaire

Mourir n’est pas mourir

EXTRAIT DU LIVRE : 

RetourSourceL’individu ne devrait pas rechercher des raisons externes pour expliquer le verrouillage de sa mémoire. De même qu’il doit donner sa permission pour qu’on le piège, il doit la donner pour qu’on l’aide à se rappeler. Il est plus ou moins convaincu que s’il se rappelait au-delà de ce qu’on appelle la mort, cela lui vaudrait de revivre la douleur qui, pense-t-il, a déjà été trop forte pour lui. Aussi est-il très réticent à l’idée d’affronter de nouveau ce phénomène, et regarder la mort en face le mène presque toujours à une certaine dose d’amnésie.

>Maintenant, c’est bien beau d’adopter une attitude scientifique à l’égard de la mort, mais tout, elle comporte quand même une certaine dose de perturbation et de choc. Tant que vous n’êtes pas mort quelques fois, vous ne pouvez pas comprendre à quel point c’est perturbant !

En fait, nous devons une partie considérable de ce que nous savons dans ce domaine au fait étrange que je suis mort officiellement deux fois dans cette vie. Je suis mort lors d’une opération dans les années trente ; je suis sorti et j’ai flotté au-dessus de la rue, je me suis apitoyé sur mon sort et j’ai décidé qu’on ne pouvait pas me jouer un tour pareil. Le cœur avait cessé de battre. Je m’en suis saisi et j’ai brusquement remis le corps en vie. La seule raison pour laquelle j’en fais mention, c’est que cela arrive à quantité de gens qui n’en parlent jamais. Ils meurent et reviennent en vie. Et puis quelqu’un invalide leur perception de ce qui s’est passé et ils n’en parlent plus jamais.

D’ordinaire, lorsque quelqu’un meurt, il se retire de son corps en pensant à ses responsabilités, en sachant qui il est, où il a été et ce qu’il faisait. A moins que la personne ne soit vraiment dans une condition lamentable, c’est ce qui se passe. Elle se retire au moment de la mort en se rappelant de tout.

Quelque chose tue le corps – une automobile, un procès de trop, une overdose d’un de ces somnifères dont on fait la publicité un peu partout. Aussitôt que la personne se rend compte que rein ne fonctionne plus, elle se retire. En général, il ne se produit pas de perte de mémoire totale à ce stade.

Il n’est pas vrai qu’un être ne se soucie plus de son corps et l’oublie après s’en être éloigné. À l’appui de cela, certains incidents ont été rapportés dans lesquels un être s’est retiré de sa tête absolument fou furieux et a donné une bonne raclée au type qui l’avait tué. Ceci a rendu très impopulaire toute la théorie selon laquelle les esprits existent. Les gens ont essayé de l’oublier : ainsi, dans le cas où ils auraient tué un de leurs semblables, cela leur éviterait d’en subir un retour de manivelle immédiat. Certains ont voulu l’oublier, pensant qu’ils pourraient commettre des crimes sans avoir à en subir les conséquences.

L’Homme a grandement tiré parti des phénomènes qui entourent la mort. Regardez dans n’importe quel quartier – vous verrez que s’il y a un bâtiment particulièrement bien entretenu, il s’agira en général d’une entreprise de pompes funèbres. Pourquoi est-il si facile de profiter de la mort ?

Parce que lorsque les gens pensent « mort », ils pensent « perte » et se raccrochent à quelque chose. Cela explique le comportement des familles après qu’un des leurs décède.

 flèche à droiteJe vends ce livre ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/10/06/mourir-nest-pas-mourir-memoires-de-vies-anterieures/

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