14 février 2015 ~ 0 Commentaire

LA GUERRE DU PETROLE

EXTRAIT DU LIVRE : 

Исламский мир между прошлым и будущимUne gigantesque partie d’échecs est en cours, à l’échelle de la planète : Hommes, races, nations, sentiments, idéaux ne sont que des pions poussés par des adversaires qui pensent en termes de puissance, non de philanthropie. Des pions inconscients, dans la plupart des cas.

On utilise les rivalités, les haines locales, on les envenime, et les pions s’entre-tuent, persuadés de la justesse de leurs revendications. Jusqu’au moment où, dans un sursaut de désespoir, ils se révoltent. Cela arrive aussi. La lecture des journaux, aussi bien informés soient-ils, ne nous livre que la croûte des choses : le point de vue partiel et passionnel des belligérants. Lorsque le débat s’élève, on nous parle par exemple d’un combat idéologique entre communisme et capitalisme, sans nous en expliquer les véritables raisons. Sans nous révéler pourquoi ce combat a éclaté ici plutôt que là.

Bref, il existe bel et bien un complot du silence autour de certains faits. Prenons l’exemple du conflit israélien, et tâchons d’oublier un instant les motifs subjectifs pour lesquels nos sympathies vont à un camp, ou à l’autre. Le point de départ de la guerre est clair : les Sionistes sont venus occuper un territoire précédemment habité par des hommes d’une autre religion, les Palestiniens musulmans. On comprend ce qui a poussé là les Sionistes : le retour à la Terre Promise après 2 000 ans d’errance et de persécutions.

On comprend que les Arabes se soient senti spoliés. On comprend fort bien que Juifs et Arabes en soient venus aux mains : lorsque deux paysans ne sont pas d’accord à propos d’un champ, il peut arriver qu’ils sortent le couteau. Mais si des richissimes amis leur prêtent des canons de 75, nous soupçonnons que des intérêts plus graves sont en jeu. En réalité, le Sinaï est un désert où l’on meurt de soif. La Palestine en était à peu près un, avant l’arrivée des Israéliens. Essayons d’être objectifs : rien ne ressemble davantage à une dune de sable qu’une autre dune. Avec un peu de bonne volonté, on aurait pu reloger le million de réfugiés palestiniens un peu plus loin, au lieu de les parquer sous des tentes misérables, de les maintenir depuis vingt ans dans un état qui n’est pas tout à fait la mort, grâce aux trois cents calories par jour que leur distribue l’O.N.U. Il y a théoriquement de la place pour tout le monde dans cette partie du globe.

Or, ce ne sont pas des canons de 75, mais des milliards de matériel de guerre qui ont été distribués de part et d’autre. De quoi planter suffisamment de blé, de riz et d’oliviers, creuser suffisamment de canaux d’irrigation dans le désert, pour rendre riches et heureux, non seulement les Palestiniens clochardisés, mais d’autres Millions de sous-alimentés en d’autres lieux.

Il faut bien en conclure que les réfugiés ne sont qu’un prétexte. Ces bouts de sable valaient, la peine, pour certains, d’y investir des milliards, non pas pour les rendre fertiles, mais pour les posséder. De quoi s’agit-il ? D’une querelle . raciste, religieuse, idéologique ? S’il s’agit d’apprendre aux gens les bienfaits de la libre entreprise capitaliste, ou au contraire ceux du socialisme marxiste, est-ce une méthode logique que d’envoyer des bombes avant des tracteurs ?

Est-il raisonnable de dépenser tant d’argent pour catéchiser une poignée d’illettrés ? Est-ce au nom de la philanthropie qu’on les barde d’armements ? Est-ce par souci humanitaire qu’on risque de déclencher une troisième guerre mondiale ?

flèche à droiteJe vends ce livre ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/10/27/la-guerre-du-petrole/

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