31 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

Extrait N°3 de la Biographie de MAURICE ZUNDEL

Eric-javiol

 pages 288-289

La nuit, dans la solitude retrouvée, Zundel est à sa table de travail. Il met la dernière main à un livre que lui a commandé le directeur des éditions du Cerf, son grand ami le père Carré. Comme à l’habitude, le livre se compose d’un ensemble de conférences données les mois précédents et il n’est pas facile de lui trouver un titre. Zundel avait choisi Le Sens du Dialogue, mais « le père Moos a appris de Guitton, à l’enterrement du cher Mounier, qu’il venait  d’écrire un livre sous ce titre ». Alors pourquoi pas Du Moi-Zéro au Moi-Valeur qui lui semble bien couvrir ces essais ou encore De la glaise au chef-d’œuvre, voire : Dialogue de l’amour dans le silence de soi ? L’éditeur retiendra finalement Dialogue avec la Vérité. La suite de leur conversation est intéressante.

Zundel écrit : « Je crains qu’une introduction théologique ne noie le poisson dans la sauce, je comprends, surtout après l’encyclique, la nécessité d’apaiser les professeurs de théologie, accrochés à l’objectivité matérielle de la vérité-brique. Mais s’il faut en passer par là, je m’en remets à vous pour cette délicate opération. Je ne puis vous cacher pourtant ma conviction que toute connaissance efficace gravite en la Présence ineffable qui devint jour en nous, à la mesure de notre identification avec elle, et que notre libération est, tout ensemble, le fruit et le critère de l’authenticité d’une telle rencontre ». Tout est dit, mais il lui faudra le répéter encore et encore…

Cette même année 1950, il célèbre le mariage d’Alfred Roulier, l’ami de toujours, à Rumine, une paroisse Lausanne. Leur correspondance est restée régulière et c’est à lui que Zundel confiera son chagrin quelques mois plus tard, à l’occasion de la mort de son père, le 21 janvier 1951, à l’âge de quatre-vingt-trois ans. « Depuis le mois de juin, il n’a cessé de décliner et l’artériosclérose a compliqué son état. Dès le début de décembre, il fallait prévoir une issue plus ou moins proche qui nous a surpris finalement par sa soudaineté, le cœur et le pouls tenant vigoureusement jusqu’au bout. C’est une belle vie, bien remplie et très harmonieuse qui s’achève en Dieu et c’est aussi la fin de la Maison ». Une fin que Maurice ressent d’autant plus durement que Wilhelm a toujours respecté et soutenu ses choix.

Nous l’avons vu intervenir auprès de Mgr Besson pour que celui-ci s’explique sur l’ostracisme subi par son fils. Pus récemment, à l’insu de son fils, il attirait l’attention de Mgr Charrière, sur la pauvreté de Maurice qui, depuis son retour d’Egypte et malgré un labeur considérable, vit de la charité de ses confrères et de personnes dévouées. L’évêque, très étonné de cette situation qu’il découvrait, garantit alors l’indemnisation des tâches assurées dans le ministère suisse. Dans cette même lettre, il tenait à dire combien « nous nous sentons mon seulement heureux mais profondément édifiés du ministère accompli par monsieur l’abbé. Nous avons en lui un des prêtres les plus fervents de notre diocèse et nous comptons beaucoup sur ses prières et sur son dévouement ».

Pour autant, Zundel n’aura jamais de paroisse dans son pays et toutes les conférences causeries, déplacements et séjours en France ou en Orient, resteront à la charge de ses accueillants ou à la sienne, le soumettant dans tous les cas à la générosité de ses amis : « Je suis à fond de cal point de vue finances. Je n’ai pas 20 cts pour prendre même le métro jusqu’à la gare et j’ai emprunté 200 F pour dépanner quelqu’un… »

Fleches-7

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