19 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

UNE AMITIE ABSOLUE

9782020633437

  • Editeur :    DU SEUIL
  • Date de parution : 2003
  • Genre :   Roman
  • 373   pages

 

MOT de l’EDITEUR

Au lendemain de la guerre en Irak, l’Anglais Edward  » Ted  » Mundy, fils d’un major de l’armée des Indes, écrivain raté reconverti en guide touristique en Bavière, voit resurgir son passé en la personne de Sasha, l’Allemand de l’Est militant qu’il a rencontré à la fin des années 60 dans un Berlin en proie à l’agitation révolutionnaire et revu durant la Guerre froide pour le montage d’une longue opération d’agent double. Mais aujourd’hui les temps ont changé, et leur amitié renouée au nom d’un idéalisme obsolète se heurtera aux manœuvres cyniques d’une Amérique plus impérialiste que jamais.

Avec ce roman engagé d’une actualité brûlante, Le Carré sonne le glas de l’espionnage à l’ancienne et des valeurs surannées qui structuraient l’univers des agents secrets : depuis le 11 septembre, le monde ignore tout code de l’honneur et les  » justes causes  » n’y ont plus cours quand l’Amérique de Bush tente d’infliger à tous son hégémonie triomphaliste.

Portant un regard désabusé sur les agissements machiavéliques d’une Amérique drapée dans sa bonne conscience, Le Carré dénonce aussi la veulerie aveugle de ses contemporains. Son message désespéré hantera le lecteur longtemps après la dernière ligne.  

Un mot sur l’auteur :     John le Carré

Nationalité : Royaume-Uni
Né à : Poole, Royaume-Uni , le 19 octobre 1931

AVT_John-Le-Carre_6552John le Carré, de son vrai nom David John Moore Cornwell, est un romancier britannique,. 

Durant les années 1950 et 1960, Cornwell a travaillé pour le MI5 et le MI6 et a commencé à écrire des romans sous le pseudonyme de « John Le Carré ». Son troisième roman L’espion qui venait du froid (1963) est devenu un best-seller international et demeure l’une de ses œuvres les plus connues.

Le Carré a étudié à l’université de Berne en Suisse de 1948 à 1949 et à l’université d’Oxford au Royaume-Uni, puis enseigna quelque temps au collège d’Eton avant de rejoindre le Foreign Office pendant cinq ans. Il a été recruté par le MI6 alors qu’il était en poste à Hambourg, il écrivit son premier roman (L’Appel du mort) en 1961, étant toujours en service actif. Sa carrière au sein du service de renseignement britannique prit fin après que sa couverture fut compromise par un agent double, Kim Philby, œuvrant pour le KGB.

Depuis La Maison Russie (1989), ses ouvrages sont traduits en français « à quatre mains » par l’ancienne chanteuse de jazz Mimi Perrin, qui fonda le groupe vocal les Double-Six, décédée en 2010, et sa fille, Isabelle.

En 2008, il reçoit le titre de Docteur honoris causa de l’université de Berne2.

John le Carré est l’auteur de nombreux romans d’espionnage se déroulant dans le contexte de la Guerre froide, en particulier ceux mettant en scène George Smiley dans la « Trilogie de Karla » (La Taupe, Comme un collégien, Les Gens de Smiley) et dans d’autres romans. Son œuvre est à l’opposé de la mythologie de l’espion à la James Bond : ses héros sont bien plus complexes et beaucoup plus discrets. La structure de ses romans est très élaborée et l’action n’y tient qu’une place réduite. Le Carré a trouvé, après la fin de la Guerre froide, à élargir son inspiration vers des sujets plus contemporains.

Il vit actuellement en Cornouailles.

RESUME du livre  :   

Peu après la guerre en Irak, deux anciens espions du MI6, le Britannique Ted Mundy et l’Est-Allemand Sasha (ancien de la Stasi, puis agent double), se retrouvent. Ils s’étaient liés d’amitié au début de la Guerre froide, puis avaient collaboré contre le bloc communiste. Aujourd’hui rangés, ils décident de retravailler ensemble pour combattre l’impérialisme américain. Las, ils sont piégés et tués par les États-Unis, qui les présentent aux yeux du monde comme des terroristes pour convaincre les Européens de la nécessité de la guerre contre l’« Axe du Mal ». Amory, collègue de Ted, tente de faire savoir la vérité, mais le gouvernement anglais parvient à le discréditer complètement. Dans ce roman touchant et passionnant, sur fond de guerre d’Irak, le Carré nous dresse un portrait peu encourageant de la géopolitique mondiale et surtout très critique pour l’Amérique évangéliste et impérialiste. 

EXTRAIT DU LIVRE –   Une amitié absolue                 page 109  

… Il se fait les pauvres excuses d’usage. Bon sang, ça fait trois ans, quand même ! Sans doute quatre. Faïçal aura fermé son Café Istanbul, il économisait pour s’acheter un taxi. De toute façon, quel que soit le geste fou qu’envisageait Sasha, il l’aura déjà accompli. Et puis, j’ai ce paquet compositions d’allemand des élèves de seconde qui m’attend.

Mundy se débat toujours avec ces faux-fuyants quand l’épouse du professeur de sciences, prise d’un imprévisible accès de remords, confesse ses écarts de conduite à son mari. Tout trois sont convoqués dans le bureau du principal, où ‘affaire est rondement résolue….

Prix de vente :     15,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

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