30 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

MARS de Fritz Zorn

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  • Editeur : Club Express   
  • Date de parution :    1977
  • Genre :  Livre testament
  • 260  pages

 

MOT de l’EDITEUR 

Avant de lire ce résumé, il faut bien prendre en compte le fait que Zorn écrit sa biographie à la fin de sa vie et en fait une critique acerbe. La brièveté des phrases et les répétitions des anomalies de sa personnalité imprime au récit un style lancinant, pesant. Le constat est amer, l’auteur ne raconte pas seulement la noirceur de sa maladie, mais il la communique au lecteur.

Fils de parents appartenant à la vieille bourgeoisie zurichoise, celle des gens fortunés préférant ne pas montrer ostensiblement leurs signes de richesse, il apprend très vite les strictes règles de la bienséance régissant l’intégralité de sa vie familiale. Tout est fait pour que les choses soient harmonieuses, pour qu’il n’y ait pas de désaccord. Ainsi, lorsqu’une personne affirme une chose, les autres ne font rien qui pourrait le contredire ; au contraire, il faut toujours aller dans le même sens, ce qui donne lieu à une surenchère d’accords superficiels. Quand le père de famille se prononce contre le droit de vote des femmes en Suisse, la mère approuve aussitôt cette opinion. À l’inverse, lorsqu’une chose est qualifiée de « mauvaise », elle devient ensuite « abominable » ou « atroce ». Les pratiques sociales des parents sont singulières. Lorsqu’ils parlent à des personnes moins fortunées et a priori moins instruites, ils gardent une certaine distance en employant des tournures tellement polies et surfaites que cela en devient ridicule et résonne avec un mépris évident pour ces personnes qui ne sont pas « bien », c’est-à-dire riches, mais « braves ». Les choses les plus discutables, comme la politique, la sexualité ou la religion sont systématiquement qualifiées de « compliquées ». Puisqu’elles sont compliquées, il vaut mieux ne pas en parler. Tuer dans l’œuf une discussion centrée sur un thème éminemment discutable est nécessaire au maintien de cette harmonie. 

Un mot sur l’auteur :     Fritz Zorn

fritz-zornFritz Zorn est le nom de plume de Fritz Angst, né le 10 avril 1944 à Meilen dans le canton de Zurich et mort le 2 novembre 1976 à Zurich, un écrivain suisse de langue allemande.

Fils d’une famille patricienne très austère, il a passé son enfance et jeunesse sur la « Rive dorée » de Zurich. Après le lycée, il a étudié la philologie allemande et les langues romanes. À l’université, il obtient le titre de docteur. Pendant une brève période, il a été professeur dans un lycée, jusqu’à ce que son cancer1 le force à abandonner cette profession. Il entame une psychothérapie et commence à écrire ses mémoires.

Il a terminé d’écrire Mars en 1976 (paru en allemand en 1977 et en français en 1979), histoire de son cancer, de sa vie névrotique, de son impossibilité à aimer et à communiquer. Il y décrit également tout l’ennui de la Suisse, lui qui était issu de la grande bourgeoisie zurichoise.

Son vrai nom de famille, Angst, signifie en français « peur », « angoisse », et son pseudonyme « colère ». 

RESUME du livre  :  

 Dans le livre, écrit après que l’auteur a appris qu’il avait développé un cancer, il explique et critique son éducation dans une des régions les plus riches de la Suisse, la Rive dorée de Zurich (strictement parlant Meilen).

Il y affirme que son cancer est d’origine psychosomatique, son éducation étant cancérigène, et affirme avoir été « éduqué à mort ». Zorn revendique la vie qu’il n’a pas vécue : bien que sa jeunesse ait été harmonieuse aux yeux de la bourgeoisie, il s’est complètement tenu hors de la vie. Devenu enseignant après avoir été à l’université, il était dépressif et n’a eu ni amis ni relations amoureuses. Fritz Zorn est mort à trente-deux ans, le jour où un éditeur lui donnait son accord pour publier son manuscrit. 

EXTRAIT DU LIVRE – Mars  –  premières lignes de Mars 

 Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d’une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu’on appelle aussi la Rive Dorée. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c’est pourquoi j’ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire. « 

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

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