25 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

SOURIRES DE LOUP

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  • Editeur :    Gallimard
  • Date de parution :  2000
  • Genre :  Historique
  • 533  pages

 

 

MOT de l’EDITEUR 

  » Un matin de bonne heure, tard dans le siècle, à Cricklewood Broadway. À six heures et vingt-sept minutes, en ce 1er janvier 1975, Alfred Archibald Jones, tout de velours côtelé vêtu, était assis dans un break Cavalier Musketeer, rempli de vapeurs d’essence, le visage sur le volant, à espérer que la sentence divine ne serait pas trop sévère. Prostré, les mâchoires relâchées, les bras en croix comme quelque ange déchu, le poing refermé d’un côté (gauche) sur ses médailles militaires, de l’autre (droit) sur son certificat de mariage, pour la bonne raison qu’il avait décidé d’emporter ses erreurs avec lui. Il avait joué à pile ou face et s’était tenu sans défaillir au verdict du hasard. Il s’agissait là d’un suicide mûrement réfléchi. Mieux, d’une résolution de nouvel an.  » Maniant le loufoque, la satire et l’humour avec un art consommé, Zadie Smith produit ici un premier roman détonant, qui frappe par son ambition et son extraordinaire énergie. Ajoutons l’actualité des sujets abordés et la vitalité d’une prose qui se colore de tous les accents de la terre. 

Un mot sur l’auteur :     Zadie SMITH

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsNationalité : Royaume-Uni
Né(e) le : 27/10/1975

Biographie :
Zadie Smith est une écrivaine anglaise de mère jamaïcaine.

A 21 ans, elle écrivait son premier roman, Sourires du loup (White Teeth, en anglais, traduit par Claude Demanuelli), il remporte, entre autres distinctions, les prestigieux prix Whitbread et Guardian du premier roman.

« De la beauté » a été récompensé par le prix Orange du roman.  

RESUME du livre  :  

 Feu d’artifice. Feu littéraire, feu de joie ou de tristesse, feu de plume bien trempée. Feu le « faux roman » et vive Zadie Smith ! Cette jeune auteur anglaise qui fait paraître en France Sourires de Loup, son premier roman, a tout d’un auteur de génie et son livre d’un roman épatant. À l’image d’un plat épicé et coloré renfermant dans un même bouillon des légumes et des condiments de toutes origines, Zadie Smith déploie au fil des 533 pages de son livre une histoire riche en personnages bien campés et en rebondissements inattendus.

Loin d’une littérature nombriliste et ennuyeuse, elle s’attache dès sa première bataille à décrire les destins croisés de familles anglaises, jouant avec délices, par la langue et un certain don d’observation, des conflits de cultures ou de générations. La Seconde Guerre mondiale, en contraignant Alfred Archibal Jones et Samad Miah Iqubal à une cohabitation forcée entre les quatre cloisons métalliques d’un char d’assaut de l’armée anglaise, en a fait les meilleurs amis du monde. Le premier, affublé d’une patte folle et d’envies suicidaires, trouve une femme en la personne d’une exubérante Jamaïcaine au corps de rêve et à la bouche sans dents, de vingt ans sa cadette. Le second, Indien et musulman, descendant du guerrier Mangal Pande, une main bousillée, est serveur dans un restaurant indien de seconde classe et supporte une épouse tonique jouant aussi bien des mots que des poings. Les deux femmes trouvent bientôt un terrain d’entente motivé par une grossesse simultanée qui entraîne les deux familles vers un futur fait de cris, de rugissements et d’aventures rocambolesques.

Zadie Smith ne reconnaît ni le héros mythologique – tous ses personnages agissent et vivent en tirant derrière eux leurs névroses et leurs défauts – ni le héros de roman – chaque personnage aura dans ce livre son heure de gloire ou de déchéance. Elle avance d’un pas aérien, à la fois drôle et acide, et fait preuve d’un talent qui prend sa source au cœur même d’un métissage porté comme un étendard, dont on ne peut que louer la grande force créatrice. 

EXTRAIT DU LIVRE – SOURIRES DE LOUP – page 142 

Les jumeaux avaient toujours eu des idées bien arrêtées en matière vestimentaire, mais tandis que Millat obligeait plus ou moins Alsana à lui acheter des Nike à bandes rouges et d’étranges pull-overs ornés de motifs à l’intérieur comme  à l’extérieur, Magid lui, était par tous les temps en pull gris, chemise grise et cravate noire, chaussures noires impeccablement cirées aux pieds, lunettes remboursées par la sécu perchées au bout du nez, ce qui lui donnait l’allure d’un bibliothécaire nain…..

Prix de vente :     15,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

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